Le vagin à l’ère connectée

Enquêtes

Le vagin à l’ère connectée

Dans la plupart des cultures ou sociétés où la sexualité a été élevée au rang d’art il existe un enseignement de celui-ci. Enseigné à des femmes, il n’a pas laissé de traces d’un clivage entre leurs orgasmes, aucune séparation n’est faite entre ceux dits (...)


L’homme qui aimait les femmes

Avant & ailleurs

L’homme qui aimait les femmes

Depuis Freud, qui pourtant finit par avouer que pour en apprendre davantage sur la sexualité feminine il fallait « interroger votre propre expérience, adressez-vous aux poètes ou attendez que la science soit en état de vous donner des renseignements (...)


Arthur H : la mélodie de l’Éros

Entretiens

Arthur H : la mélodie de l’Éros

Le chanteur Arthur H sort ces jours-ci un album inhabituel, "L’or d’Éros", où il lit un ensemble de textes érotiques de nos plus grands auteurs, dans la lignée de ce que défend SecondSexe.com depuis sa création ... L’occasion pour nous de s’entretenir avec avec lui des effets de la mélodie des mots sur le désir sexuel.


Masturbations passion

Enquêtes

Masturbations passion

Au Canada, les femmes ont un rapport très libéré à leur corps et la masturbation semble être chez elles peut-être plus courante qu’en France. Comme les Américaines, elles ont une approche "naturaliste" qui leur permet de raconter sans retenue leurs (...)

Mais encore...

Soumission au féminin

Martine, l’épouse de Sganarelle dans Le médecin malgré lui , est une femme comme les autres. Entendez par là qu’elle est fatiguée de consacrer tant d’énergie à ses enfants, et qu’elle aimerait bien que son mari l’aide davantage à la maison. Mais quand Sganarelle, excédé de ses reproches, se décide à la battre, quand un tiers entreprend de les séparer, la volte-face de Martine est totale :

« — Et je veux qu’il me batte, moi.
— Ah ! j’y consens de tout mon cœur. (…)
— Est-ce là votre affaire ?
— Vous avez raison.
— Voyez un peu cet impertinent, qui veut empêcher les maris de battre leurs femmes.
— Je me rétracte.
— Il me plaît d’être battue. »
Et oui ! Elle est comme ça, Martine. Il lui plaît d’être battue. Allons allons, me direz-vous, la scène a été écrite au XVIIème siècle… Depuis lors, les choses ont bien changé ! En sommes-nous si sûres ? De nombreuses femmes témoignent au contraire de leur attachement, dans le quotidien de leur vie de couple, à une certaine forme de soumission domestique. Mais bien entendu, la soumission n’est pas qu’affaire de psychologie. On la retrouve dans l’intimité de nos alcôves, sur un mode qui reste ludique la plupart du temps, mais peut également prendre la forme d’un asservissement total… Enquête sur un sujet frémissant : la soumission au féminin.

Libération textuelle

Si l’érotisme est historiquement masculinisé, des femmes scandaleuses ou amoureuses, ont osé écrire avec leur chair, dévoiler leurs fantasmes, leurs désirs, affirmer la violence de leurs corps, l’explosion sensuelle et dévorante qui les faisaient vibrer. Sappho, Marguerite de Navarre ou Pauline Réage ont préparé la venue de Catherine Millet, Virginie Despentes, Grisélidis Réal, ou encore Alina Reyes. La femme mystique, le cliché de l’attitude passive figée dans l’acte de recevoir est démenti par le geste d’écriture emprunt de fantasmes et de réalisme. Il s’agit de révélation, de lever le voile sur une féminité cloîtrée, contenue par les clichés véhiculés par une société patriarcale, enclavée de règles de bienséance, ceinturée d’obligations et de morale : ce qu’il faut taire, ce qui ne doit même pas être pensé. Ces femmes ont brisé les tabous, pris des risques, elles font figure d’exemple.

La sodomie, l’autre facette du plaisir

Insulte, inversion, interdit… le fantasme de la sodomie reste l’un des plus tabous de notre sexualité. Peut-elle être gaie et tendre ? D’aucuns n’y croient pas tant elle évoque la saleté, la honte et la violence. Longtemps condamnée comme déviance insupportable, trop proche de l’homosexualité ou de la masturbation (comme perte de semence) - les deux grandes guerres sexuelles menées par la société et la religion - la sodomie pâtit donc d’une réputation usurpée : celle d’être le premier pas vers l’enfer de la dépravation. Et c’est bien sûr, cette même renommée qui lui donne autant d’attrait.