La démographie baisse puisque les gens n’ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le nôtre, les transgressions se compliquent ou s’effacent et je m’emmerde. Le vocabulaire covidien qu’on nous a (...)
Je suis maladroite. Je m’emmêle toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-là… Gestes précis, rapides. Je suis prête en un clin d’oeil. Je devance ton désir. Je te surprends. Tu ne t’y attendais pas et je suis déjà à te claquer (...)
J’habite un immeuble ancien joliment restauré dans le cinquième. Ce n’est pas haussmannien. C’est élégant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue à ma cousine qui fait des études d’architecture et qui, pour compléter sa formation, est partie au Canada (...)
Mathilde finit tranquillement son petit déjeuner, parcours les grands titres de la presse et reste un moment rêveuse devant la danse des flocons de neige qui finissent par fondre sur la fenêtre. Elle se lève et se tourne vers Aspen. Suis-moi dans (...)
Samedi dernier, j’ai testé un salon de l’avenue Georges V, clairement l’un de ceux où l’on peut être sûre que rien n’arrivera et effectivement je suis ressortie bredouille, comme toujours. Je m’étais garée dans le parking adjacent. Comme la foule qui (...)
Je t’ai téléphoné en milieu d’après-midi et nous avons parlé longtemps. Je ne te CONNAIS PAS. Toi non plus. Depuis une semaine tu es une main qui m’envoie des messages sur un écran. Depuis tout à l’heure tu es aussi une voix. rien de plus. Mais c’est (...)
Toi assis sur ton canapé, nu, je l’imagine posée sur toi, le dos contre ton torse, entourée de tes bras. Elle serait détendue, en confiance, enveloppée par ta chaleur, tes gestes à fois tendres et virils. Tu lui embrasserais le cou pendant que ma (...)