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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
	<link>http://secondse.cluster006.ovh.net/magazine/</link>
	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Beducation ou les joies du bon sexe</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Beducation-ou-les-joies-du-bon.html</link>
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		<dc:date>2024-12-05T04:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
		<dc:subject>Penis</dc:subject>
		<dc:subject>Seins</dc:subject>
		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Ejaculation</dc:subject>
		<dc:subject>Point G</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique sexuelle</dc:subject>

		<description>Le premier mot qui me vient &#224; l'esprit, c'est &quot;Bravooooo&quot;, avec beaucoup de O, parce que c'est vraiment bien. Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arriv&#233; de nous dire qu'un nouveau site pouvait apporter quelque chose de novateur &#224; la sexualit&#233; des gens. Il nous est encore plus rarement arriv&#233; de penser que nous allions nous-m&#234;mes b&#233;n&#233;ficier d'un enseignement. C'est pourtant ce qui s'est pass&#233; avec le site Beducated.com, qui propose toutes sortes de cours en ligne (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Enquetes-.html" rel="directory"&gt;1. Enqu&#234;tes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Clitoris,12-+.html" rel="tag"&gt;Clitoris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Penis,13-+.html" rel="tag"&gt;Penis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Seins-+.html" rel="tag"&gt;Seins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Orgasme,15-+.html" rel="tag"&gt;Orgasme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Ejaculation-+.html" rel="tag"&gt;Ejaculation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Point-G,17-+.html" rel="tag"&gt;Point G&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Libido,18-+.html" rel="tag"&gt;Libido&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Pratique-sexuelle-+.html" rel="tag"&gt;Pratique sexuelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L125xH150/arton3395-4bab0.jpg&quot; width='125' height='150' style='height:150px;width:125px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le premier mot qui me vient &#224; l'esprit, c'est &quot;&lt;strong&gt;Bravooooo&lt;/strong&gt;&quot;, avec beaucoup de O, parce que c'est vraiment bien.&lt;br/&gt;
Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arriv&#233; de nous dire qu'un nouveau site pouvait apporter quelque chose de novateur &#224; la sexualit&#233; des gens. Il nous est encore plus rarement arriv&#233; de penser que nous allions nous-m&#234;mes b&#233;n&#233;ficier d'un enseignement. C'est pourtant ce qui s'est pass&#233; avec le site &lt;a href=&quot;https://app.beducated.com/login/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Beducated.com&lt;/a&gt;, qui propose toutes sortes de cours en ligne pour &lt;strong&gt;am&#233;liorer la vie sexuelle, quel que soit le type de sexualit&#233;, l'&#226;ge, le genre et les go&#251;ts&lt;/strong&gt;. Le champ d'exploration est si vaste qu'il inclut les libidos mal assorties, les danses &#233;rotiques, les massages tantriques, le BDSM, comment avoir d'autres relations qu'en couple... Bref, &quot;you name it, they have it&quot;, autrement dit, il y a bien plus que tout ce &#224; quoi on pourrait r&#234;ver.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Fond&#233; en 2017 par Mariah Freya et Phil Steinwebern, un jeune couple de munichois qui craignait de voir leurs amours s'&#233;tioler, le site serait le Netflix de l'&#233;ducation sexuelle, mais nous, on trouve &#231;a bien mieux fait : au lieu de tomber toujours sur le m&#234;me type de contenus, ici on est &#233;bloui.e.s par la navigation qui permet de d&#233;couvrir une tr&#232;s large vari&#233;t&#233; de conseils, sous forme de vid&#233;os, images anim&#233;es, Power Point ou encore PDF t&#233;l&#233;chargeables. Le couple propose &quot;des formations en ligne pour toutes sortes de techniques et de pratiques li&#233;es &#224; la vie amoureuse. Des massages sensuels aux entra&#238;nements du plancher pelvien, en passant par des choses plus complexes&quot; dans le but d'aider &quot;couples et individus &#224; am&#233;liorer leur bonheur sexuel.&quot;&lt;br/&gt;
Pour monter le site, Mariah a d'abord suivi une formation pour devenir Sex Coach, Phil s'est concentr&#233; sur la tech, et ensemble ils ont mont&#233; une plateforme qui r&#233;unit plusieurs dizaines de sp&#233;cialistes &#224; travers le monde proposant des milliers de contenus, lesquel.le.s ont tou.te.s pour principale qualit&#233; de prouver que tout ce qui touche &#224; la sexualit&#233; est parfaitement NATUREL (en capitales, car c'est vraiment le mot qui d&#233;finit le mieux les prouesses du site). Il n'y a ni donneurs de le&#231;ons, ni l&#233;g&#232;re mise &#224; distance du professeur qui sait, face &#224; l'&#233;l&#232;ve qui ignore, ni personne g&#234;n&#233;e par ses actes ou ses propos, ni personne qui jouait dans un film porno 5 minutes avant. Il n'y a que des gens comme vous et moi, sauf qu'ils et elles en savent bien plus que nous.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Parmi les exemples notables, les enseignements de Libby Sheppard, &quot;coach en intimit&#233;&quot;. Cette sp&#233;cialiste du toucher intime, aborde ses &lt;i&gt;sujets&lt;/i&gt; &#224; travers une approche qui m&#233;lange la sexologie et tantra, et qu'elle fasse d&#233;monstration du massage du p&#233;nis (une heure) ou de la vulve (une heure &#233;galement, mais tous ses cours ne sont pas forc&#233;ment aussi longs), son positionnement &#224; la fois neutre et tendre met imm&#233;diatement &#224; l'aise. Ensuite, elle r&#233;v&#232;le une &lt;strong&gt;pl&#233;thore de mouvements &#233;trangers au commun des mortels&lt;/strong&gt;, qui donnent envie d'avoir imm&#233;diatement sous la main un cobaye pour tester les effets de ces gestes inexplor&#233;s.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
La navigation exemplaire fonctionne bien s&#251;r par sujets, mais aussi par minutes disponibles : 4h40 pour faire des exercices de Kegel (tron&#231;onnables, quand m&#234;me), un massage tantrique du p&#233;nis de 2h30, 100 minutes pour devenir femme fontaine, huit minutes pour am&#233;liorer sa technique de pipe, ou six minutes pour comprendre comment avoir plusieurs orgasmes d'affil&#233;e, &lt;strong&gt;on peut choisir en fonction du temps dont on dispose&lt;/strong&gt;. Le site est pour l'essentiel en anglais, parfois en allemand ou en fran&#231;ais, mais il y a une IA multi-langues, bas&#233;e sur ChatGPT, qui peut tout &#224; la fois traduire toutes sortes de contenus (textes ou vid&#233;os), et aider &#224; trouver rapidement un contenu pr&#233;cis, accompagner, aider, conseiller....&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Selon l'&#233;tat d'esprit ou le partage d'int&#233;r&#234;t avec les partenaires, le site s'examine seul.e ou &#224; deux, permettant de &lt;strong&gt;consulter tous les meilleurs sp&#233;cialistes &#224; travers le monde depuis chez soi&lt;/strong&gt;. Un besoin confirm&#233; par une r&#233;cente &#233;tude de la start-up faite cette ann&#233;e aupr&#232;s de 1 885 personnes : 60% des personnes interrog&#233;es sont insatisfaites de leur vie sexuelle (dont 52% de femmes), 57 % parce qu'ils ou elles souhaitent des rapports sexuels plus fr&#233;quents, 40 % parce qu'ils aimeraient avoir plus d'assurance sexuellement. Enfin, une personne sur cinq se plaint de ne pas avoir la m&#234;me libido que son partenaire, un probl&#232;me qui &#224; long terme peut faire exploser le couple pour de mauvaises raisons, mais Beducation a des solutions a proposer dans ces cas-l&#224; aussi.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
La plateforme se lance sur le march&#233; fran&#231;ais et il &#233;tait temps. Pour rappel, L'Inserm (Institut national de la sant&#233; et de la recherche m&#233;dicale), l'ANRS (Association nationale de r&#233;adaptation sociale) et Sant&#233; publique France ont r&#233;cemment publi&#233; une enqu&#234;te sur les pratiques sexuelles des Fran&#231;ais et des indicateurs d'activit&#233; sexuelle ont diminu&#233;. &lt;strong&gt;La fr&#233;quence des rapports sexuels sur un mois diminue d'ann&#233;e en ann&#233;e&lt;/strong&gt;, passant de 8,6 en 2006 &#224; 6,0 en 2023 pour les femmes, et de 8,7 &#224; 6,7 sur la m&#234;me p&#233;riode pour les hommes. &lt;strong&gt;Ce n'est jamais bon signe&lt;/strong&gt; : le sexe est bon pour le coeur, il renforce le syst&#232;me immunitaire, r&#233;duit les risques de cancer de la prostate chez les hommes, am&#233;liore le sommeil, diminue le stress gr&#226;ce &#224; la lib&#233;ration d'ocytocine, endorphines, dopamines et autres hormones bienveillantes, et mille autres choses encore, mais ce &#224; quoi nous sommes particuli&#232;rement attach&#233;es &#224; SecondSexe, c'est &#224; quel point l&lt;strong&gt;e &lt;i&gt;bon&lt;/i&gt; sexe met de bonne humeur&lt;/strong&gt;.&lt;br/&gt;
Voil&#224; pourquoi on s'excite tant aujourd'hui sur l'arriv&#233;e de Beducation.&lt;br/&gt;
Le site propose plusieurs types d'abonnements, mensuels ou annuels, les m&#234;mes contenus &#233;tant accessibles dans les deux cas. Pour mettre en app&#233;tit, de courts extraits sont disponibles sur leur &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/@Beducated&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;chaine Youtube&lt;/a&gt;, dont deux exemples ci-dessous :&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/cjph5o97op4?si=HPXguP4XqTOW5VK-&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/ZhIitylq3x0?si=y7dJXMAhVSw9wD5R&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &quot;La Femme Damne&#769;e&quot;, Nicolas Francois Octave Tassaert,1859&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qu'est-ce que l'un et l'autre ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Qu-est-ce-que-l-un-et-l-autre.html</link>
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		<dc:date>2018-02-23T15:08:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Sexe &amp; pouvoir</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique sexuelle</dc:subject>
		<dc:subject>Sexe &amp; politique</dc:subject>

		<description>Parce qu'on assiste (h&#233;berlu&#233;es, en ce qui nous concerne) &#224; une volont&#233; de scission sans cesse grandissante entre les femmes et les hommes (qui a d&#233;marr&#233; au XVIIIe si&#232;cle), il parait bon de revenir un instant sur les diff&#233;rences entre hommes et femmes. Qu'est-ce que l'un ? Qu'est-ce que l'autre ? Le sexe g&#233;n&#233;tique Viennent d'abord les diff&#233;rences g&#233;n&#233;tiques. Ce sont les chromosomes qui d&#233;finissent le genre ; sur les 23 paires qui nous constituent, une paire dite sexuelle, permet de diff&#233;rencier le genre, XX (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Enquetes-.html" rel="directory"&gt;1. Enqu&#234;tes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Libido,18-+.html" rel="tag"&gt;Libido&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Sexe-pouvoir-+.html" rel="tag"&gt;Sexe &amp; pouvoir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Pratique-sexuelle-+.html" rel="tag"&gt;Pratique sexuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Sexe-politique-+.html" rel="tag"&gt;Sexe &amp; politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH95/arton3242-7513f.png&quot; width='150' height='95' style='height:95px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parce qu'on assiste (h&#233;berlu&#233;es, en ce qui nous concerne) &#224; une volont&#233; de scission sans cesse grandissante entre les femmes et les hommes (qui a d&#233;marr&#233; au XVIIIe si&#232;cle), il parait bon de revenir un instant sur les diff&#233;rences entre hommes et femmes. Qu'est-ce que l'un ? Qu'est-ce que l'autre ? &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sexe g&#233;n&#233;tique&lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Viennent d'abord les diff&#233;rences g&#233;n&#233;tiques. Ce sont les chromosomes qui d&#233;finissent le genre ; sur les 23 paires qui nous constituent, une paire dite sexuelle, permet de diff&#233;rencier le genre, XX pour les femmes et XY pour les hommes et tout particuli&#232;rement le g&#232;ne SRY sur le chromosome Y. Ce sexe chromosomique se d&#233;clare &#224; la 7e semaine de la vie embryonnaire. Le chromosome X porte des centaines de g&#232;nes utiles &#224; la formation de nombreuses parties du corps (et pas seulement l'appareil g&#233;nital), ce qui n'est pas le cas du Y, moins riche, ayant perdu de nombreux g&#232;nes depuis ses origines. Si l'alt&#233;ration s'est stabilis&#233;e il y a environ 25 millions d'ann&#233;es avec une fonction r&#233;duite &#224; la d&#233;termination du sexe masculin et la fabrication des spermatozo&#239;des, des scientifiques pr&#233;disent sa disparition (&#231;a n'est pas pour tout de suite, pas de panique), tout en insistant sur le fait que les hommes pourraient se passer de ce chromosome, qui est - dans l'&#233;tat des connaissances scientifiques actuelles - ce qui constitue g&#233;n&#233;tiquement un homme et certains m&#226;les ailleurs dans le monde animal (certains insectes m&#226;les comme les cafards et les criquets n'ont plus de chromosome Y et se contentent tr&#232;s bien de chromosomes X).&lt;br/&gt;
Une &#233;quipe de l'universit&#233; d'Hawa&#239; qui a travaill&#233; sur ce qui d&#233;clenche la diff&#233;renciation de l'embryon (2 g&#232;nes, a priori) s'interroge sur ce qu'est la la masculinit&#233; et la n&#233;cessit&#233; ou non du chromosome Y, comme ils le disent dans un num&#233;ro du magazine am&#233;ricain Science paru en 2013 : &#171; on peut s'interroger sur l'importance du chromosome Y dans la reproduction masculine. &#187; Il est possible qu'un jour les chercheurs trouvent d'autres g&#232;nes qui interagissent avec Y et que sa disparition soit au final sans incidence sur la vie reproductive. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les hormones sont un autre point essentiel des diff&#233;rences g&#233;n&#233;tiques hommes / femmes. Elles induisent l'apparition de caract&#232;res sexuels secondaires &#224; l'adolescence (seins, poils, voix, muscles, collag&#232;ne &#8230;) et elles d&#233;terminent l'apparence des organes g&#233;nitaux&#8201;. Chez les hommes, les hormones, dites androg&#232;nes&#8201;, regroupent la testost&#233;rone (20 fois plus &#233;lev&#233;e chez l'homme que chez la femme), la delta-4-androst&#233;nedione et la DHEA. Ces hormones agissent sur certaines parties du corps (pilosit&#233;, voix &#8230;), la fabrication des spermatozo&#239;des, la libido et certaines &#233;motions. Chez les femmes, les ovaires s&#233;cr&#232;tent les &#339;strog&#232;nes, la progest&#233;rone, et &#233;galement des androg&#232;nes sous forme de testost&#233;rone et de 4-androst&#233;nediones (avec l'aide des glandes surr&#233;nales) , dont le r&#244;le porte en particulier sur la pilosit&#233; au niveau du pubis et des aisselles. Donc hommes et femmes partagent des m&#234;mes hormones, dont les taux ne cessent de varier au long d'une vie : le taux moyen de testost&#233;rone dans le sang d'un homme de 20 ans est de 3 &#224; 8 microgrammes par litre alors qu'il est en moyenne de 0,1 &#224; 0,9 pour une femme. L'exc&#232;s de production d'androg&#232;nes chez cette derni&#232;re entra&#238;ne une virilisation qui se manifeste par une hypertrophie clitoridienne et une alt&#233;ration de la voix qui devient plus grave. Mais avant l'&lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/L-explosion-hormonale-des-ados.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;adolescence&lt;/a&gt; et apr&#232;s m&#233;nopause et andropause, les &#233;carts sont bien moindres. Pour rappel : avec une dur&#233;e de vie qui s'allonge (ceux n&#233;s au XXIe si&#232;cle seront largement centenaires), hommes et femmes n'auront qu'une quarantaine d'ann&#233;es de vie avec des &#233;carts dans la marge haute.&lt;br/&gt; La variation de ces taux hormonaux est au coeur des d&#233;bats dans les instances sportives pour arriver &#224; d&#233;terminer si un athl&#232;te va concourir dans une cat&#233;gorie f&#233;minine ou masculine. &#171; &lt;i&gt; Cela montre la similitude entre les &#234;tres. Des parties des chromosomes X et Y semblent commander ce dosage relatif d'oestrog&#232;nes et de testost&#233;rone, cr&#233;ant ainsi un continuum entre le masculin et le f&#233;minin &lt;/i&gt; &#187; selon Martine Rothblatt, docteur en m&#233;decine, juriste et vice-pr&#233;sidente d'un comit&#233; international en bio&#233;thique. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sexe psychique&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quels que soient les taux d'hormones, il existe &#233;galement un sexe psychique, celui ou un individu, d&#232;s l'enfance, ne se sent pas en ad&#233;quation avec son corps, o&#249; il se sent &quot;enferm&#233;&quot; dans un mauvais corps. Cette transsexualit&#233; n'est pas encore expliqu&#233;e, ni par les biologistes ni par les psychologues, mais elle est peut-&#234;tre &#224; rapprocher du travail des anthropologues sur les soci&#233;t&#233;s anciennes. On sait, par exemple, que les Am&#233;rindiens comptaient 5 genres : f&#233;minin, masculin, deux-esprits f&#233;minin, deux-esprits masculin et transgenre.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sexe social&lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le sexe social qui fabrique les st&#233;r&#233;otypes de genre et impacte consid&#233;rablement notre soci&#233;t&#233; actuelle. D&#232;s l'enfance, on fa&#231;onne l'un et l'autre sexe &#224; adopter les codes de son genre, lesquels mutent au gr&#233; des soci&#233;t&#233;s et des besoins politiques. On cr&#233;e un id&#233;al de genre, faisant advenir ce qu'il dit et nomme, en le martelant sans cesse pour le faire exister. &lt;br/&gt;
C'est ce que d&#233;nonce la philosophe am&#233;ricaine Judith Butler. Elle propose, &#224; l'inverse, de valoriser de multiples genres et de multiples sexualit&#233;s. Poussant plus loin le raisonnement, pour elle, le f&#233;minisme fait d'une certaine fa&#231;on un travail contre-productif : &#171; &lt;i&gt;Vu l'insistance pr&#233;cipit&#233;e avec laquelle on table sur un sujet stable du f&#233;minisme o&#249; &#171; les femmes &#187; sont prises pour une cat&#233;gorie coh&#233;rente et homog&#232;ne, on ne s'&#233;tonnera pas que l'adh&#233;sion &#224; la cat&#233;gorie suscite de nombreuses r&#233;sistances. Ces domaines d'exclusion font appara&#238;tre les implications coercitives et r&#233;gulatrices d'une telle construction, m&#234;me lorsque la construction a &#233;t&#233; entreprise &#224; des fins &#233;mancipatrices. En effet, la fragmentation du mouvement f&#233;ministe et l'opposition paradoxale au f&#233;minisme de la part des &#171; femmes &#187; que le mouvement pr&#233;tend repr&#233;senter montre les limites inh&#233;rentes &#224; la politique identitaire. &lt;/i&gt; &#187; Paradoxalement, le f&#233;minisme renforcerait l'id&#233;e d'une diff&#233;rence de genres, en voulant s'en lib&#233;rer. &lt;br/&gt;
Martine Rothblatt d&#233;fend l'id&#233;e que le troisi&#232;me mill&#233;naire vera les orientations sexuelles &#233;voluer &#171; &lt;i&gt;vers un mod&#232;le unisexuel, parce que les cat&#233;gories hommes et femmes disparaitront (&#8230;). Avec ce continuum de possibilit&#233;s sexuelles, les mots &#171; gay &#187;, &#171; h&#233;t&#233;rosexuel &#187; ou &#171; bisexuel &#187; perdront toute signification (&#8230;). Dans le monde unisexuel, il sera clair pour tous que les pr&#233;f&#233;rences pour des positions sexuelles actives ou passives seront fonction de l'identit&#233; sexuelle unique de chaque individu et non pas de ses organes g&#233;nitaux&lt;/i&gt; &#187;. Il est probable aussi que, d'une part &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Le-futur-de-la-sexualite-feminine.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;les robots sexuels&lt;/a&gt; et d'autre part, la reproduction bient&#244;t totalement externalis&#233;e du corps de la femme, aident les uns et les autres &#224; tendre vers cette libert&#233;-l&#224;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Appartenir &#224; l'un ou l'autre genre de fa&#231;on biologique et / ou psychique dans une telle souplesse d'esprit pourraient mettre fin &#224; cette construction sociale moderne et pourtant contre-productive d'une diff&#233;rentiation hommes / femmes. Une fluidit&#233; de genres, la vision d'une compl&#233;mentarit&#233; dans un mod&#232;le unisexuel seraient au b&#233;n&#233;fice des deux genres, lib&#233;r&#233;s des injonctions &#233;touffantes et scl&#233;rosantes qu'ils et elles subissent au quotidien. &lt;br/&gt;
Nos diff&#233;rences biologiques sont trop tenues pour que cette diff&#233;rentiation fabriqu&#233;e des genres puisse avoir un avenir qui dure ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le vagin &#224; l'&#232;re connect&#233;e</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


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		<description>Dans la plupart des cultures ou soci&#233;t&#233;s o&#249; la sexualit&#233; a &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e au rang d'art il existe un enseignement de celui-ci. Enseign&#233; &#224; des femmes, il n'a pas laiss&#233; de traces d'un clivage entre leurs orgasmes, aucune s&#233;paration n'est faite entre ceux dits vaginaux et d'autres dits clitoridiens. Pourtant en France, les &#233;tudes qui classifient le plaisir r&#233;p&#232;tent sempiternellement qu'une femme sur quatre seulement serait capable d'avoir r&#233;guli&#232;rement des orgasmes uniquement gr&#226;ce &#224; la p&#233;n&#233;tration. Que peut-il y (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3205-c68c6.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la plupart des cultures ou soci&#233;t&#233;s o&#249; la sexualit&#233; a &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e au rang d'art il existe un enseignement de celui-ci. Enseign&#233; &#224; des femmes, il n'a pas laiss&#233; de traces d'un clivage entre leurs orgasmes, aucune s&#233;paration n'est faite entre ceux dits vaginaux et d'autres dits clitoridiens. Pourtant en France, les &#233;tudes qui classifient le plaisir r&#233;p&#232;tent sempiternellement qu'une femme sur quatre seulement serait capable d'avoir r&#233;guli&#232;rement des orgasmes uniquement gr&#226;ce &#224; la p&#233;n&#233;tration. Que peut-il y avoir de si diff&#233;rent entre un orgasme fran&#231;ais et un autre, asiatique, par exemple ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la Chine Ancienne, on apprenait &#224; certaines femmes &#224; muscler leur muscle pubbo-coccyxgien et l'ensemble de la zone p&#233;rin&#233;ale pour pouvoir serrer et rel&#226;cher &#224; volont&#233; leur plancher pelvien autour du p&#233;nis de leur partenaire, comme si elles tentaient de traire une verge. Le but &#233;tait double, elles pouvaient ainsi aller chercher leur plaisir en enserrant le phallus, et augmenter celui de leur partenaire aussi stimul&#233; que par une main. Cette technique Tao&#239;ste pour d&#233;velopper une amplification sexuelle a d'abord &#233;t&#233; reprise par les musulmans d'Inde, elle s'est ensuite r&#233;pandue dans de nombreux pays. Elle permet d'allonger et d'intensifier le rapport sexuel. &lt;br/&gt;
Les Geishas en avaient la maitrise au Japon. En Inde du Sud, on l'enseignait aux jeunes filles d&#232;s l'adolescence. Les Anglais ont donn&#233; &#224; cette technique le nom explicite de &#171; &lt;i&gt;Pompoir&lt;/i&gt; &#187;. Les Arabes avaient ramen&#233; la technique des Indes (comme ils en avaient rapport&#233; les math&#233;matiques) et nommaient celles qui en avaient la pratique les &#171; &lt;i&gt;Kabbazah&lt;/i&gt; &#187; ( litt&#233;ralement &#171; celles qui serrent, celles qui tiennent les hommes par le vagin &#187;), d&#233;crites pour la premi&#232;re fois au XIXe si&#232;cle par l'explorateur Anglais Sir Richard Francis Burton. Aux Moyen-Orient, enserrer le p&#233;nis dans un double huit de contractions vaginales montantes et descendantes se dit &#233;galement &#171; &lt;i&gt;jouer la fl&#251;te&lt;/i&gt; &#187;. Ailleurs, on parle de &#171; &lt;i&gt; la prise de Singapour&lt;/i&gt; &#187; ou du &#171; &lt;i&gt;Shangha&#239; Squeeze&lt;/i&gt; &#187; (le serrement de Shangha&#239;). Le r&#233;alisateur et auteur Alexandro Jodorowsky avait d&#233;crit dans un livre l'exp&#233;rience qu'il avait eu avec une &#171; &lt;i&gt;Kabbazah&lt;/i&gt; &#187;. Voulant avoir un rapport classique, caract&#233;ris&#233; par une s&#233;rie de va-et-vient, sa partenaire lui avait ordonn&#233; de s'arr&#234;ter, pour que ce soit elle qui agisse. Assise sur lui, face &#224; lui, elle enserra sa taille de ses cuisses, croisa ses pieds dans son dos et posa son front sur le sien. Une minute se passa qui ressemblait &#224; une &#233;ternit&#233;, puis, il sentit &#171; un clignotement de la paroi aqueuse qui acquit peu &#224; peu de la vitesse. Son vagin tout entier, pressant de fa&#231;on vertigineuse, devint un gant tr&#233;pidant. Au milieu de cette temp&#234;te musculaire je n'eus plus besoin de bouger. En quelques secondes ma semence l'inonda &#187;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que les femmes occidentales ont un regard diff&#233;rent sur leur sexualit&#233; (on leur apprend que c'est la verge qui est active, tandis que le vagin serait passif), le philosophe russe Gurdjieff avait mis en place une m&#233;thode pour &#233;chapper &#224; l'acquis et ne plus avoir ce qu'il appelait un &#171; &lt;i&gt;athanor&lt;/i&gt; &#187; mort (de l'h&#233;breu, &lt;i&gt;fourneau&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;source d'eau chaude&lt;/i&gt;). La technique permettait, par exemple, de contracter la vulve pour aspirer et rejeter l'air, mais aussi et surtout d'augmenter &#224; volont&#233; la lubrification. Il s'agit dans tous les cas de tonifier le muscle pubbo-coccyxgien pour que le vagin, envelopp&#233; du clitoris (dont les racines, longues de 10 centim&#232;tres, longent la paroi du vagin), puisse se contracter &#224; volont&#233;. La technique varie selon les pays, et inclus des variations comme en Asie du Sud, o&#249; les femmes utilisent &#233;galement leurs muscles abdominaux. &lt;strong&gt;Mais, dans tous les cas de figure, l'homme doit &#234;tre passif et la femme active.&lt;/strong&gt; Et c'est peut-&#234;tre la principale raison pour laquelle ces techniques ne sont pas enseign&#233;es en Occident : cela ne correspond pas aux r&#244;les culturels auquel le genre f&#233;minin a &#233;t&#233; assign&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a bien s&#251;r des exceptions qui finissent par entra&#238;ner des changements de moeurs. En Angleterre, la rumeur voulait par exemple que Wallis Simpson, &#233;pouse du Duc de Windsor (qui avait renonc&#233; au tr&#244;ne pour elle), maitrisa la technique, connue &#233;galement sous le nom de &#171; &lt;i&gt;Baltimore Grip&lt;/i&gt; &#187; (la prise de Baltimore), ville o&#249; elle avait grandi. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la technique semble complexe ou r&#233;barbative, il existe aujourd'hui une ribambelle d'appareils et d'exercices pour tonifier le plancher pelvien et &#233;veiller les muscles qui entourent le premier tiers du vagin et lui assurent son dynamisme et sa vivacit&#233;. &lt;br/&gt;
Pour arriver &#224; une ma&#238;trise sup&#233;rieure, proche des Kabbazah, les femmes doivent s'entrainer pendant plusieurs ann&#233;es et la technique est difficile. Mais il existe aussi d'autres solutions moins contraignantes et n&#233;anmoins efficaces. Les exercices de Kegel, que de nombreuses femmes pratiquent apr&#232;s un accouchement, est l'une des m&#233;thodes possibles.&lt;br/&gt;
Des exercises respiratoires pour le muscle releveur de l'anus, qui maintient la fermet&#233; du vagin, sont une autre option. Il faut, en expirant, contracter ce releveur (c'est &#224; dire avoir la sensation que l'anus se r&#233;tracte), ce faisant, un doigt dans le vagin permet de sentir si la contraction est forte ou faible, et lorsque le p&#233;rin&#233;e est suffisamment tonique, le vagin peut litt&#233;ralement enserrer le doigt. &lt;br/&gt;
Aujourd'hui, le vagin rentre, lui aussi, dans l'&#232;re connect&#233;e. Une start-up, &lt;a href=&quot;http://www.perifit.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Perifit&lt;/a&gt;, propose depuis peu une sonde connect&#233;e : d'un c&#244;t&#233; un objet qui ressemble furieusement &#224; des boules de Geisha avec une antenne qui d&#233;passe (l'ensemble contient un un capteur de contraction p&#233;rin&#233;ale), de l'autre une application mobile qui propose un jeu : chaque contraction du p&#233;rin&#233;e fait monter dans le ciel un papillon. Plus il attrape de fleurs, meilleurs sont les scores et plus muscl&#233; devient le p&#233;rin&#233;e. Quatre programmes sont propos&#233;s, dont un sexo. Un coach virtuel, &#224; travers l'appli, permet d'avoir des conseils et de suivre ses progr&#232;s. L'ensemble a &#233;t&#233; con&#231;u par un ensemble de kin&#233;s, d'ing&#233;nieurs et de d&#233;veloppeurs. &lt;br/&gt;
Alors que la r&#233;alit&#233; augment&#233;e pousse les foules &#224; chasser des Pok&#233;mon dans les rues, on va peut-&#234;tre maintenant voir les femmes s'&#233;clipser pour chasser des papillons dans l'intimit&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1339 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L500xH498/Capture_d_e_cran_2016-08-23_a_11-43-32-2c25a.png' width='500' height='498' alt=&quot;&quot; style='height:498px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelque soit la m&#233;thode, muscler la zone p&#233;rin&#233;ale entra&#238;ne de nouveaux plaisirs. La femme est attentive &#224; son sexe. L'&#233;veil, les mouvements, lorsque les progr&#232;s sont l&#224;, permettent d'avoir des sensations qui conduisent presque jusqu'&#224; l'orgasme, sans p&#233;nis, sans doigts, sans objet, sans fantasmes. Ensuite, pendant les rapports sexuels, il est pr&#233;f&#233;rable de tout oublier pour l&#226;cher-prise. Mais la couche spongieuse du vagin tonifi&#233; se gorge de sang et s'&#233;paissit avec l'excitation (comme une &#233;rection masculine), ce qui entra&#238;ne un r&#233;tr&#233;cissement du vagin. Il permet &#224; la femme de mieux sentir le p&#233;nis du partenaire (ou de mieux sentir son vibromasseur) m&#234;me en &#233;tant rel&#226;ch&#233;e et d&#233;tendue.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle que soit l'option choisie, tonifier le bas du ventre entra&#238;ne une s&#233;rie de cons&#233;quences toutes aussi heureuses les unes que les autres. L'ensemble des organes g&#233;nitaux est bien tenu, le plaisir augmente, le vagin cesse d'&#234;tre per&#231;u comme un &#171; r&#233;ceptacle &#187; et la femme se sent active. On sort enfin la femme du r&#244;le culturel auquel son genre a &#233;t&#233; assign&#233;. Ce qui est essentiel. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sophie Bramly&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Masturbations passion</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Masturbations-passion.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
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		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Masturbation</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique sexuelle</dc:subject>
		<dc:subject>Vibromasseur</dc:subject>

		<description>Au Canada, les femmes ont un rapport tr&#232;s lib&#233;r&#233; &#224; leur corps et la masturbation semble &#234;tre chez elles peut-&#234;tre plus courante qu'en France. Comme les Am&#233;ricaines, elles ont une approche &quot;naturaliste&quot; qui leur permet de raconter sans retenue leurs premi&#232;res exp&#233;riences, les plaisirs obtenus, leurs habitudes. 29 femmes livrent ici leur plaisir et, fait curieux, elles ont choisi d'&#234;tre interview&#233;es par un homme ... Sonia, 19 ans J'avais 17 ans. Je me s&#233;chais les cheveux et la douce chaleur de l'appareil (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Vibromasseur,96-+.html" rel="tag"&gt;Vibromasseur&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH109/arton3131-55d32.jpg&quot; width='150' height='109' style='height:109px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Au Canada, les femmes ont un rapport tr&#232;s lib&#233;r&#233; &#224; leur corps et la masturbation semble &#234;tre chez elles peut-&#234;tre plus courante qu'en France.
Comme les Am&#233;ricaines, elles ont une approche &quot;naturaliste&quot; qui leur permet de raconter sans retenue leurs premi&#232;res exp&#233;riences, les plaisirs obtenus, leurs habitudes. 29 femmes livrent ici leur plaisir et, fait curieux, elles ont choisi d'&#234;tre interview&#233;es par un homme ...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sonia, 19 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'avais 17 ans. Je me s&#233;chais les cheveux et la douce chaleur de l'appareil que j'avais approch&#233; sur mon bas-ventre a commenc&#233; &#224; cr&#233;er une tendre sensation d'engorgement, d'attente et d'humidit&#233; sur mon sexe. J'ai d'abord commenc&#233; &#224; serrer les jambes tr&#232;s fortement et j'ai senti quelque chose de terriblement agr&#233;able. Ensuite, j'ai eu un violent besoin de porter un doigt &#224; mon sexe. J'ai rapidement trouv&#233; mon clitoris et c'est l&#224; que le plaisir a commenc&#233; &#224; se d&#233;cha&#238;ner. Si fort, si intense, que je devais mordre un doigt de mon autre main pour le supporter. J'ai atteint l'extase et cela m'a tellement plu que je continue encore souvent aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edith, 27 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La premi&#232;re fois je devais avoir 14 ans. Des copines en ont parl&#233; entre elles avec une certaine fiert&#233;, celle de conna&#238;tre l'orgasme. Je me suis trouv&#233;e un peu &#171; attard&#233;e &#187; et j'ai d&#233;cid&#233; d'essayer vraiment. Du coup le soir chez moi j'ai commenc&#233; dans mon lit &#224; me toucher et &#224; me caresser longtemps. Je savais d&#233;j&#224; que me toucher &#224; cet endroit du corps &#233;tait agr&#233;able mais je n'avais jamais os&#233; insister. Ce soir l&#224; j'ai &#233;t&#233; beaucoup plus franche dans mes caresses et j'ai constat&#233; que m'attarder sur mon clitoris me faisait un superbe effet. Depuis je joue &#233;norm&#233;ment sur mon clito avec mes doigts et en m&#234;me temps avec un petit vibro en moi. C'est vraiment top.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Virginie, 31 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Mon premier souvenir pr&#233;cis remonte lorsque j'avais 13 ans. J'&#233;tais dans mon lit, un matin et j'ai eu spontan&#233;ment le d&#233;sir de glisser ma main entre mes jambes. Je me rappelle avoir trouv&#233; que c'&#233;tait tr&#232;s doux, une agr&#233;able sensation au r&#233;veil pour commencer la journ&#233;e. Je n'ai pas &#233;prouv&#233; l'envie d'en parler, pas m&#234;me &#224; mes deux s&#339;urs plus &#226;g&#233;es que j'avais d&#233;j&#224; vues furtivement se caresser. J'ai int&#233;gr&#233; cette pratique nouvelle comme une partie de mon jardin personnel, jardin intime que je conserve toujours pr&#233;cieusement pour mon plaisir secret.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El&#233;na, 23 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
La premi&#232;re fois que je me suis vraiment caress&#233;e, j'&#233;tais adolescente, 13 ou 14 ans peut-&#234;tre. Je me trouvais dans mon lit et avais un peu de mal &#224; m'endormir. Par r&#233;flexe j'ai port&#233; mes mains sur mon sexe. Ce n'&#233;tait pas vraiment une pouss&#233;e d'excitation sexuelle mais plut&#244;t la curiosit&#233; de mieux explorer cet endroit particulier de mon corps. J'ai trouv&#233; &#231;a tr&#232;s agr&#233;able ce qui m'a amen&#233;e &#224; poursuivre cette exp&#233;rience. Et c'est progressivement que j'ai commenc&#233; &#224; &#233;prouver un r&#233;el plaisir tout en restant parfois un peu perplexe. Que faire de cette merveilleuse d&#233;couverte ? Un jour une tr&#232;s forte explosion a &#233;clat&#233; au fond de mon ventre. Un enchantement ! Je ne savais pas que c'&#233;tait un orgasme et d&#8216;ailleurs j'en ignorais le mot. Depuis, je n'ai jamais cess&#233; de me caresser le plus souvent le matin mais aussi de plus en plus dans la journ&#233;e, &#233;galement en soir&#233;e avant de m'endormir. Le mot masturbation m'&#233;tait alors inconnu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marjana, 33 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Heu... Il doit y avoir 3 ans, j'ai un peu de mal avec les dates. H&#233; oui, je fais partie des &quot;retardataires de la masturbation&quot;, non pas que &#231;a ne m'int&#233;ressais pas, mais je ne ressentais rien ! En m&#234;me temps, j'ai d&#233;couvert l'orgasme v&#233;ritable il y a environ 2 ans. C'est gr&#226;ce &#224; un copain qui m'a offert mon premier jouet sp&#233;cial clito que j'ai d&#233;couvert que je pouvais y arriver seule. Et depuis je ne peux pas me passer, c'est magique, mais j'esp&#232;re bient&#244;t y parvenir sans accessoire. Je pense que je suis sur la bonne voie, je maitrise de mieux en mieux ma fa&#231;on de me donner du plaisir en solitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Linda, 35 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'ai commenc&#233; &#224;15 ans, j'en ai 35. Je crois que c'est venu naturellement. Aujourd'hui, je me touche g&#233;n&#233;ralement assisse sur ma chaise de bureau, les jambes &#233;cart&#233;es, appuy&#233;es sur les accoudoirs. J'utilise ma main gauche pour me toucher, l'autre pour faire d&#233;filer ce que je lis &#224; l'&#233;cran. Soit je me d&#233;shabille compl&#232;tement, soit je garde une culotte, si j'en porte une. Comme je mouille beaucoup et tr&#232;s vite, je commence par lire des choses qui m'excitent jusqu'&#224; ce que je sente &#224; travers ma culotte que je suis tremp&#233;e. Ensuite de ma main gauche, je soul&#232;ve le tissu et glisse ma main en dessous. J'&#233;carte mes l&#232;vres avec deux doigts et avec mon majeur je me caresse doucement le clito, en arr&#234;tant souvent pour faire durer le plaisir. Il m'arrive d'arr&#234;ter compl&#232;tement jusqu'&#224; ce que je craque, et je recommence. Je fantasme souvent qu'un homme ou une femme que je connais m'observe en train de me caresser ou encore me donne des ordres que je dois ex&#233;cuter. Je suis principalement clitoridienne, donc je ne me p&#233;n&#232;tre que pour lubrifier mes doigts. Je me caresse lentement jusqu'&#224; ne plus pouvoir me retenir et ensuite je me caresse rapidement et fortement avec plusieurs doigts jusqu'&#224; exploser. Je le fais plusieurs fois de suite jusqu'&#224; n'en plus pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chlo&#233; et Farida 22 et 23 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Depuis toutes jeunes, nous d&#233;couvrons ensemble et faisons toutes deux l'exp&#233;rience de tout ce qui peut nous apporter la plus grande des jouissances sexuelles. Notre premier orgasme, nous l'avons connu d&#232;s l'&#226;ge de 13 ans en nous caressant et en nous l&#233;chant mutuellement. C'&#233;tait une d&#233;couverte superbe que de sentir notre bas-ventre exploser. Depuis nous n'avons eu de cesse que de rechercher de nouvelles jouissances. Nous nous entra&#238;nions &#224; nous masturber l'une devant l'autre, l'une l'autre, &#224; introduire nos doigts dans nos chattes toujours plus profond&#233;ment, &#224; inviter d'autres copines pour varier nos plaisirs et aussi pour les initier. Nous avons pris go&#251;t &#224; accueillir la langue des filles sur nos sexes depuis que nous avons 15 ans. A les l&#233;cher aussi, &#224; malaxer leurs seins naissant, pincer leurs petits t&#233;tons, &#224; utiliser des godes, des vibromasseurs de diff&#233;rentes vari&#233;t&#233;s, de grosseur et de puissance, &#224; introduire nos mains dans leurs vagins &#233;troits autant que l'on pouvait. Elles criaient, pleuraient, riaient, aimaient beaucoup et nous aussi. On y passait des journ&#233;es et des nuits et nos orgasmes s'encha&#238;naient, on ne pouvait plus s'en passer. Je me souviens que lorsque je n'&#233;tais pas chez moi, je m'arrangeais toujours pour me masturber dans la rue, au coll&#232;ge, &#224; la cantine, dans les bus, au cin&#233;ma. Pour cela, je mettais une culotte tr&#232;s fine pour faciliter mes propres caresses et une jupe ou bien une robe assez large pour acc&#233;der &#224; ma chatte le plus souvent possible. Ou alors je mettais un jean dont j'avais renforc&#233; la couture de l'entrejambe et ainsi toute la journ&#233;e le tissu frottait contre mon clitoris. C'&#233;tait d&#233;licieux. Je ne me prive jamais de ce plaisir, m&#234;me plusieurs fois pas jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sylvie, 33 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
A 11/12 ans. C''est venu naturellement, je m'endormais la main entre les cuises comme souvent. J'ai d&#251; appuyer et contracter plus fort que d'habitude et pour la premi&#232;re fois j'ai joui ! puis me suis endormie. Par la suite j'ai continu&#233; tous les soirs. Je ne peux plus m'en passer m&#234;me si par ailleurs j'ai des rapports qui me conviennent avec des hommes (surtout mon ch&#233;ri) et aussi avec des femmes parfois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aur&#233;lie, 33 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je crois que je ne me suis jamais masturb&#233;e. Comme toutes les fillettes, je me touchais mais rien de plus. Vers 16 ans je me croyais anormale de ne pas jouir sous mes mains et mes copines se moquaient de moi. Je me suis confi&#233;e &#224; une amie de ma m&#232;re de qui je me sentais tr&#232;s proche. C'est elle qui m'a initi&#233;e. J'avais 18 ans. Elle m'a tout appris en me montrant concr&#232;tement comment il fallait s'y prendre. Je lui en suis tr&#232;s reconnaissante. J'ai continu&#233; seule et peu &#224; peu le plaisir est devenu tr&#232;s fort jusqu'&#224; ne plus m'en passer, m&#234;me plusieurs fois par jour. Aujourd'hui je me suis bien calm&#233;e. Mon mari fait l'affaire, mais quand il est absent je recommence de plus belle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fabienne, 41 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je ne me souviens plus quand j'ai commenc&#233; &#224; me masturber. J'ai l'impression que c'est depuis toujours. Mais puisque vous me le demandez je peux vous dire comment je fais aujourd'hui. Je vais d'abord chercher ma mouille &#224; l'entr&#233;e de mon vagin. J'&#233;carte bien mes cuisses et je caresse mes grandes l&#232;vres. Je passe ensuite, selon mes r&#233;actions, mon doigt entre les nymphes, chacune des petites l&#232;vres, je les d&#233;plie avec douceur pour bien les &#233;carter. Je reprends un peu de ma mouille et je d&#233;calotte mon clito. Je le tapote avec mon index. Enfin c'est deux doigts sur le capuchon de mon clitoris que j'utilise pour le faire bien rouler et m'exciter un maximum. J'alterne avec deux doigts dans mon vagin jusqu'&#224; que vienne mon orgasme. Je crois que ma technique est vraiment au point et il m'arrive m&#234;me de l'expliquer &#224; des jeunes filles qui me le demandent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Myl&#232;ne, 23 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'ai 23 ans, j'ai commenc&#233; &#224; 14 ans. Je me masturbe tous les jours.
Bien que je vive en couple, je trouve que cette pratique alimente ma libido pour bien faire l'amour avec mon copain. Ma position pr&#233;f&#233;r&#233;e est assise ou allong&#233;e sur le dos. Je commence d'abord &#224; fantasmer devant un bon film &#233;rotique ou bien en m'imaginant qu'on me prend brusquement alors que je ne m'y attends pas. Je me souviens que la premi&#232;re fois j'&#233;tais en train de faire mes devoirs assise &#224; mon petit bureau de jeune fille et je me suis alors surprise avec la main dans mon string. C'&#233;tait une sensation toute nouvelle et vraiment d&#233;licieuse. Aujourd'hui, j'aime me mettre un gode en m&#234;me temps que je me caresse ou aussi me voir nue. Mes s&#233;ances solitaires peuvent durer de quelques minutes &#224; une bonne demi-heure. Le dimanche, par exemple je peux y consacrer la journ&#233;e sans me lasser. Tout le monde le sait que je me branle, ce n'est pas quelque chose que je cache si on me pose la question. J'en parle tr&#232;s facilement mais je fais le tri parmi mes interlocuteurs, tout le monde n'a pas a connaitre les d&#233;tails de ma fa&#231;on de me faire jouir seule. Je ne me fais jamais surprendre en train de me branler mais j'aimerais que cela m'arrive un jour. J'aimerais aussi me masturber avec une copine. Je pr&#233;cise que je me suis presque compl&#232;tement ras&#233;e. Je trouve que &#231;a augmente &#233;norm&#233;ment la sensibilit&#233; du toucher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sophie, 20 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je crois qu'en r&#233;alit&#233; je ne me suis jamais masturb&#233;e. Tr&#232;s t&#244;t je me suis int&#233;ress&#233;e aux hommes, &#224; leur corps. J'&#233;tais fascin&#233;e par leur sexe. A 15 ans, j'ai vraiment voulu y go&#251;ter. La premi&#232;re fois c'&#233;tait avec mon professeur de musique. Il &#233;tait venu chez moi pour me donner des cours de piano. Je le trouvais tr&#232;s attirant et en plus on s'aimait bien. On &#233;tait tous les deux, assis c&#244;te &#224; c&#244;te et j'ai mis ma main sur son sexe. Je sentais qu'il bandait. C'&#233;tait la premi&#232;re fois que je touchais le sexe d'un homme et que je d&#233;couvrais ce qu'&#233;tait une &#233;rection. Cela m'a beaucoup troubl&#233;e. Toute rouge, je lui ai demand&#233; qu'il me fasse l'amour. Il a refus&#233; avec douceur en me promettant de me d&#233;puceler d&#232;s mes 18 ans. Et il a tenu parole. Mais ce soir l&#224; j'ai beaucoup pleur&#233;. Apr&#232;s cet &#233;v&#233;nement je ne me suis jamais touch&#233;e, je voulais attendre l'ann&#233;e promise. Aujourd'hui je suis tr&#232;s reconnaissante &#224; mon professeur de m'avoir initi&#233;e aux joies de l'amour physique. Depuis, j'ai diversifi&#233; mes pratiques, y compris bien s&#251;r la masturbation dans mes relations physiques avec des partenaires hommes et aussi parfois femmes. Je me sens bien dans mon corps et dans ma t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doriana, 39 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'&#233;carte mes l&#232;vres et je caresse doucement mon clitoris qui peu &#224; peu &#233;merge, puis au fil de mes caresses je le sens gonfler ... j'adore ! Mais le sommet de mon plaisir c'est quand je le maltraite un peu, je le pince entre mes doigts, je le fais rouler et l&#224; je me tortille comme un ver, je serre les cuisses, me force &#224; les &#233;carter. Parfois je gicle et jouis &#8230; Alors l&#224; c'est vraiment du bonheur, et d'autres fois je jouis seulement, c'est &#233;galement tr&#232;s bon ... Mais j'adore vraiment quand j'arrive &#224; me faire gicler. Je ne sais plus &#224; quel &#226;ge j'ai commenc&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marina, 44 ans &lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; Je devais avoir une douzaine d'ann&#233;es. J'&#233;tais en vacances avec mes parents au bord de la mer et, je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis caress&#233;e. C'&#233;tait en plein mois d'ao&#251;t, il faisait tr&#232;s chaud, je portais seulement une petite culotte tr&#232;s fine et j'avais ma poitrine d&#233;nud&#233;e. J'ai eu une soudaine envie de me masser le ventre, ce que je continue &#224; faire maintenant avant de m'endormir, mais cette nuit-l&#224; j'ai commenc&#233; &#224; le malaxer doucement avec mes deux mains, puis ma main gauche est descendue le long int&#233;rieur de ma cuisse droite pendant que mon autre main c&#226;linait toujours le ventre &#8230; Je commen&#231;ais &#224; vraiment avoir chaud. Mes seins &#233;taient remplis de d&#233;sir m&#234;me si &#224; douze ans, ils n'&#233;taient pas encore pleinement d&#233;velopp&#233;s. J'ai repris mon jeu, cette fois, la main gauche caressant mes seins et la main droite caressant mon ventre. Je faisais attention &#224; ne pas trop faire de bruit, ce qui m'excitait &#233;norm&#233;ment. J'eu une tr&#232;s envie de d&#233;couvrir cet endroit inconnu et j'ai descendu ma main droite doucement en direction de ma culotte, en caressant le tissu tout en faisant des va-et-vient avec la paume sur mon petit bouton que je sentais durcir. Ma main gauche avait abandonn&#233; mes seins pour s'occuper de mon ventre, mes doigts titillaient l'entr&#233;e de mon sexe &#224; travers le tissu, je devinais que ma culotte devenait humide. Cette sensation de plaisir &#233;tait toute nouvelle. Je portais la main jusqu'&#224; mon nez pour sentir l'odeur. J'ai eu un temps d'h&#233;sitation avant de replonger de nouveau la main. Je me suis install&#233;e sur le ventre, avec un gros coussin entre mes jambes. Le tissu tr&#232;s doux qui frottait contre mon sexe m'excitait terriblement. Je me suis mise &#224; faire des contorsions avec le tissu, c'&#233;tait d&#233;licieux, je me suis empal&#233;e de plus belle tellement j'ai aim&#233; &#231;a. Soudain, j'ai senti un spasme monter en moi, quelque chose d'inexplicable &#233;tait en train de se produire gr&#226;ce &#224; mon bouton totalement &#233;rig&#233;. J'ai vite mis la paume de ma main droite, tout en pressant bien l'entr&#233;e de mon bouton, c'&#233;tat tellement bon ! C'&#233;tait mon premier orgasme. Par la suite j'ai continu&#233; tous les soirs, et je continue encore aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jessy, 29 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je crois que je me suis depuis toujours caress&#233; le sexe et un jour, j'avais peut-&#234;tre 13 ans, une tr&#232;s forte explosion a &#233;clat&#233; au fond de mon ventre. Un enchantement ! Je ne savais pas que c'&#233;tait un orgasme. Depuis, je n'ai jamais cess&#233; de me caresser le plus souvent le matin mais aussi, de plus en plus, le soir avant de m'endormir. Je ne connaissais pas le mot de masturbation. C'est &#224; 14 ans avec des copines que j'ai commenc&#233; &#224; comprendre. Nous &#233;tions un groupe de sept filles, avions grandi ensemble, &#233;tions tr&#232;s proches et nous avons d&#233;couvert beaucoup de choses ensemble. On avait l'habitude d'organiser des soir&#233;es entre copines o&#249; nous imaginions divers jeux souvent &#224; connotation coquine, dont les caresses collectives. Les concours de masturbation tenaient une grande place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Myriam, 45 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; J'ai commenc&#233; tr&#232;s jeune. J'ai d&#233;couvert la masturbation seule. En touchant cet endroit pr&#233;cis du corps, je me suis rendue compte que cela me procurait une sensation agr&#233;able. J'ai donc continu&#233;. Aujourd'hui j'ai 45 ans. Et je me fais du bien &#224; haute dose peut-&#234;tre deux &#224; trois fois par jour. Bien que je sois en couple ma fr&#233;quence reste tr&#232;s &#233;lev&#233;e. Je consid&#232;re m&#234;me que la masturbation est un compl&#233;ment du plaisir &#224; deux, pas un substitut. Je pratique au lit, allong&#233;e sur le ventre ou sous la douche, dans ma baignoire aussi et m&#234;me discr&#232;tement pendant mes heures de travail. Finalement je trouve cette pratique totalement naturelle, tr&#232;s &#233;panouissante, au moins pour une femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile, 31 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je vis en couple depuis pr&#232;s de 2 ans. La tendance &#224; me caresser diminue puisque j'ai mon ch&#233;ri &#224; ma disposition. En g&#233;n&#233;ral je reste habill&#233;e. Le plus souvent, assise, inclin&#233;e en arri&#232;re, en stimulation clitoridienne uniquement. Toujours seule, sans technique particuli&#232;re. La connaissance de mon corps c'est mon secret. Dans l'ordre : au lit, devant mon ordinateur, sur le canap&#233;... tout d&#233;pend de l'endroit o&#249; je me trouve quand l'envie me prend. En g&#233;n&#233;ral, c'est tr&#232;s rapide ! Moins de 5 minutes. Je ne sais pas trop combien de fois, peut-&#234;tre 6 ou 7 fois de suite dans les cas de surexcitation sexuelle. Sans &#234;tre un sujet tabou, ce n'est pas un th&#232;me que j'aborde avec ma famille ou mes amis. Maintenant, s'ils me posaient la question, je pense que je r&#233;pondrais sans g&#234;ne. Je me concentre simplement sur mon plaisir. Depuis un mois et parce que je suis un peu paresseuse, je m'&#233;pile peu mais, en g&#233;n&#233;ral, je prends un grand soin de mon pubis, le plus lisse possible, car je trouve que &#231;a favorise la masturbation. C'est plus excitant, le toucher est plus agr&#233;able et je me sens plus r&#233;active.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marl&#232;ne, 39 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'ai commenc&#233; &#224; me masturber &#224; l'adolescence. Comme toutes les filles j'ai d&#233;couvert peu &#224; peu le plaisir de me caresser. Rien que de tr&#232;s banal. Par contre aujourd'hui je me suis invent&#233;e une pratique divertissante qui consiste &#224; me caresser, &#224; tout moment, en tous lieux et en toutes circonstances. Rien de compliqu&#233; : il me suffit d'appuyer mon minou sur ma chaise en trouvant la position qui convient, de croiser et d&#233;croiser les jambes en les serrant bien fort et surtout de faire jouer pleinement mes muscles profonds. Il ne saurait &#234;tre question d'acc&#233;der &#224; la jouissance, aucune ext&#233;riorisation mais un &#233;tat d'excitation diffus et bien agr&#233;able, comme une lente mont&#233;e d'un orgasme qui n'en finit pas. Tout l'art consiste &#224; me conduire &#224; un niveau de tension sexuelle agr&#233;able mais contr&#244;lable et de m'y maintenir toute la journ&#233;e. Parfois je parviens &#224; enfoncer mon pouce dans l'aur&#233;ole de mon bout qui fr&#233;mit sous la pression, et je fais manoeuvrer le doigt pour un furtif massage. Je me cambre l&#233;g&#232;rement afin que mon sein s'offre ais&#233;ment &#224; mon doigt. La sensation se fait plus aigu&#235;. Un l&#233;ger courant se met &#224; envahir ma poitrine qui envoie ses messages vers mon ventre qui s'en nourrit pour accro&#238;tre encore mon d&#233;sir. Lorsque je mets une culotte fendue devant, je peux m&#234;me de temps en temps acc&#233;der &#224; mon vagin et y faire p&#233;n&#233;trer un ou deux doigts pour peu que ma robe ou ma jupe se boutonne par devant. Bien s&#251;r, il peut m'arriver aussi de ne pas mettre de culotte du tout. C'est rare. Je suis audacieuse mais prudente. Au t&#233;l&#233;phone je me pose d'une fesse &#224; l'autre, en &#233;crasant dans un va-et-vient mon clitoris &#233;rig&#233;. S'ils savaient ces s&#233;rieux interlocuteurs, hommes et femmes, le plaisir qui m'envahit. Mon corps ondule avec lenteur, je flotte dans une plaisante euphorie. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fabiola, 18 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
C'est vraiment tr&#232;s simple : j'aime le massage sur le clitoris et je le pratique avec un tissu tr&#232;s doux, ma culotte ou bien un foulard de pr&#233;f&#233;rence en soie. C''est un plaisir tr&#232;s intense et je mouille beaucoup. J'ai d&#233;couvert la caresse clitoridienne jeune ado avec une peluche. Je n'ai jamais eu besoin d'objet en plastique, god ou vibro. Au naturel j'y arrive tr&#232;s bien. Je pr&#233;f&#232;re &#234;tre seule pour me masturber. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en parler sauf un fois avec mon p&#232;re il y a quelques ann&#233;es qui s'est montr&#233; tr&#232;s compr&#233;hensif, ce qui m'a &#233;norm&#233;ment aid&#233; &#224; m'assumer sexuellement jusqu'&#224; aujourd'hui et j'en suis fi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Houria, 33 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Tr&#232;s t&#244;t j'ai connu une tr&#232;s forte pouss&#233;e de libido. Mails il se trouve que je suis bi, sociable et libre. J'ai beaucoup d'amis et d'amies de c&#339;ur et de corps. Je peux dire sans pr&#233;tention que je fais l'amour tous les soirs et parfois si l'occasion m'en est donn&#233;e dans la journ&#233;e. Ma libido est toujours aussi active mais je n'&#233;prouve pas le besoin de me masturber. Donc vraiment ce n'est plus une question pour moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jennifer, 27 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je vais finir par croire que je suis &quot;anormale&quot; ou que je m'y prends particuli&#232;rement mal, car je n'arrive vraiment pas &#224; &#233;prouver une jouissance me permettant d'atteindre un semblant d'orgasme. Quant &#224; en parler, il y a un sacr&#233; tabou sur le sujet. Pour ma part, il n'y a qu'une amie avec laquelle j'aborde les sujets intimes, c'est d'ailleurs pour cela que je peux la consid&#233;r&#233;e comme telle. Pouvoir parler non seulement de nos exp&#233;riences mais aussi de nos d&#233;boires avec un/une proche qui saura &#233;couter, aider sans juger, c'est pr&#233;cieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&#233;l&#232;ne, 37 ans &lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; La masturbation est ma grande passion. Il m'arrive r&#233;guli&#232;rement d'avoir envie de consacrer une journ&#233;e enti&#232;re au plaisir solitaire. Alors je me mets en sc&#232;ne. Je choisi mon plus beau soutien-gorge et surtout une jupe large pour la remonter lorsque les circonstances s'offrent &#224; moi. Le simple fait penser que je ne porte rien dessous me fait mouiller comme une folle. Lorsque je conduis ma voiture, je ne r&#233;siste pas au fait de soulever ma jupe, &#233;carter mes cuisses et toucher mes l&#232;vres. J'imagine que les gens peuvent me voir et cela m'excite &#233;norm&#233;ment. Je parcours de mes doigts mes grandes et petites l&#232;vres sans rel&#226;che, mon clito, mon vagin, un doigt, deux doigts, trois... et l&#224; une chaleur d&#233;licieuse commence &#224; m'envahir. A moi de choisir, poursuivre et jouir ou bien faire une pause pour continuer de mouiller et conserver suspendue mon excitation. Si parfois je me lance &#224; titiller mes t&#233;tons, alors je ne peux r&#233;sister &#224; la jouissance extr&#234;me. Je g&#233;mis, j'aime me regarder jouir si je le peux et je me trouve belle avec ma la chatte inond&#233;e. Pour ce qui se passe dans ma t&#234;te ? cela d&#233;pend. Le plus souvent je fantasme d'avoir un rapport avec une autre femme, parfois avec des hommes que je connais ou m&#234;me que j'ai simplement crois&#233;s. Mais ma pens&#233;e pr&#233;f&#233;r&#233;e reste celle de faire mouiller une partenaire, lui servir de guide &#224; travers ses voyages &#233;rotiques gr&#226;ce &#224; mes conseils pour une masturbation sublime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathalie, 39 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Mon premier souvenir de masturbation, je devais avoir 16 ans. Je n'&#233;tais pas excit&#233;e sexuellement mais avais envie de savoir qu'est-ce que cela ferait si je me touchais. Alors je l'ai fait. Au d&#233;but cela me faisait un peu mal, je n'&#233;tais pas tr&#232;s s&#251;re si cela me plaisait, puis au bout d'un temps j'ai commenc&#233; &#224; &#233;prouver un plaisir tellement intense que je ne savais pas vraiment quoi faire avec cette pratique nouvelle. J'ai tout simplement continu&#233; &#224; me toucher et j'ai eu un orgasme comme aucun autre par la suite. C'&#233;tait comme un allumage fulgurant. Apr&#232;s cette fois, je n'ai jamais eu un orgasme pareil. Oui, des plaisirs indescriptibles mais jamais comme la premi&#232;re fois. Je ne sais pas pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine, 41 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Au d&#233;but c'&#233;tait pour me d&#233;barrasser de toute cette sexualit&#233; qui bouillonnait en moi. Je suis bien plus sexuelle que la plus part des gens que je connais. Je pourrais baiser toute la journ&#233;e. C'est ce &#224; quoi je pense la plus part du temps et souvent mes blagues ont une connotation coquine. Bref. C'est peut-&#234;tre une forme d'addiction, mais je n'en souffre pas du tout. J'ai d&#233;couvert une fa&#231;on de vivre qui me permet de me d&#233;velopper en tant que personne mais aussi au niveau du plaisir que j'&#233;prouve lors des rapports avec d'autres. Depuis peu de temps, j'ai presque totalement abandonn&#233; la masturbation. Peut-&#234;tre que mes pr&#233;occupations sont plus spirituelles. Simplement marcher au grand air, admirer un beau paysage me donnent autant sinon plus de plaisir que de me masturber. Avant j'utilisais aussi des vibromasseurs pour m'accompagner mais maintenant je ne veux m&#234;me pas en avoir. Disons que ma sexualit&#233; en g&#233;n&#233;ral est devenue plus douce et certainement aussi bien plus profonde. C'est difficile &#224; expliquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Svetla, 39 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Pour moi, la masturbation me permet de d'apaiser mon corps et de me d&#233;barrasser de tensions qui ne s'&#233;vacuent pas toujours par le m&#233;ditation ou par le yoga. De plus elle me permet d'avoir un regard sur comment se comporte mon corps et dans quelle sant&#233; physique je suis. Depuis quelques mois je travaille beaucoup sur mes hanches et mon p&#233;rin&#233;e ce qui favorise une masturbation plus &#233;largie, plus pleine. C'est, sur le plan personnel, un moment pour moi. Un moment pour r&#233;fl&#233;chir sur moi-m&#234;me, me masturber me permet de comprendre au niveau physique si mon corps est toujours actif mais aussi si mon esprit arrive encore &#224; imaginer, je dirais m&#234;me &#224; fantasmer sur un plan &#233;rotique. Je n'ai pas de probl&#232;mes pour en parler mais souvent je me retrouve confront&#233;e &#224; la question : va-t-on me comprendre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aude, 26 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'ai d'abord commenc&#233; &#224; me masturber en pr&#233;sence de mon ami lors de rapports. Il me montrait comment me donner du plaisir en me faisant d&#233;couvrir mes points sensibles. Et puis au fur et &#224; mesure j'ai commenc&#233; &#224; le faire seule. D'abord avec des vibromasseurs, l'excitation venant plus vite je n'avais pas besoin de me demander si j'arriverai &#224; m'exciter. A partir de l&#224;, je suis pass&#233;e de z&#233;ro masturbation &#224; la masturbation quasi quotidienne en prenant du plaisir et surtout sans culpabilit&#233;.&lt;br/&gt;
Avec le temps j'utilise de moins en moins d'objets. Je commence par stimuler mon clitoris de bas en haut, j'appuie fortement dessus et je tourne. Une fois que je sens que mon sexe est bien mouill&#233;, j'y plonge avec un doigt. Je fais des mouvements de bas en haut puis circulaires, j'essaie d'aller le plus profond&#233;ment possible mais mes doigts ne sont pas tr&#232;s longs. J'aime &#234;tre sur le dos avec les jambes &#233;cart&#233;es lorsque je me masturbe, je me doigte g&#233;n&#233;ralement avec la main droite, la gauche touche soit mon clitoris soit ma poitrine. Il m'arrive aussi de me masturber sur le canap&#233; devant la t&#233;l&#233; mais dans ce cas ce sont plus des caresses clitoridiennes. Je n'ai pas sp&#233;cialement de fantasme, d'images particuli&#232;res qui me viennent quand je me masturbe. Je pense que c'est encore trop t&#244;t, que cette exp&#233;rience est encore trop r&#233;cente. Je me concentre plus sur ce que je ressens, ce qui me fait du bien, ce que j'aime. G&#233;n&#233;ralement je pense &#224; mon homme cela m'aide &#224; m'exciter. Mon rapport &#224; la masturbation a chang&#233; en tr&#232;s peu de temps, de tabou s'est transform&#233; en une pratique naturelle qui en devient presque un besoin. Cela me soulage m'aide &#224; m'assumer, &#224; avoir plus confiance en moi. Je me sens mieux avec moi-m&#234;me, avec les autres, plus ouverte. Pour moi c'est une nouvelle vie qui commence, j'ai l'impression de me d&#233;couvrir tous les jours un peu plus. Je suis moins r&#226;leuse, moins insatisfaite. J'aime me masturber le matin au r&#233;veil, &#231;a me met en forme pour la journ&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;line, 55 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'ai commenc&#233; jeune. En revanche, maintenant je suis plus dans la recherche de variations des plaisirs, des jeux &#233;rotiques de toutes sortes, que dans la recherche de l'excitation solitaire. Je pense que c'est li&#233; &#224; la maturit&#233;, la confiance en soi, qui s'accentue avec l'&#226;ge. Sur le plan physique je ressens toujours beaucoup de plaisir et une relaxation de mon corps incomparable. Je me sens d&#233;tendue apr&#232;s avoir joui, en harmonie avec moi-m&#234;me. Mon corps me demande cette caresse et je l'&#233;coute. Du coup, je suis heureuse de sentir ce plaisir et mon esprit se sent aussi excit&#233; que mon corps. La masturbation me conduit toujours &#224; l'orgasme. Quand je commence &#224; me caresser c'est pour obtenir cette jouissance, cette d&#233;tente. Cela d&#233;pend vraiment de la situation. Quand c'est un acte spontan&#233;, le matin au r&#233;veil par exemple pour me faire du bien, cela peut durer plusieurs minutes. Parfois, l'envie me vient suite &#224; une stimulation ext&#233;rieure, une situation excitante, une pens&#233;e, une vision et dans ce cas, si l'excitation en moi est d&#233;j&#224; mont&#233;e, je mets &#224; peine une minute pour acc&#233;der &#224; l' orgasme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeanne, 33 ans&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
J'aime &#233;norm&#233;ment me masturber seule et je ne peux pas m'en passer, mais je le fais aussi avec mon partenaire. Dans ce cas, il se peut que parfois je me caresse devant lui, pour mon plaisir et le sien, sans qu'il participe, sinon, je me caresse syst&#233;matiquement pendant nos relations sexuelles quand ce n'est pas lui qui le fait. J'ai toujours besoin que cette zone &#233;rog&#232;ne soit sollicit&#233;e. D'ailleurs, quand je me masturbe seule je pense souvent &#224; des positions que j'aime particuli&#232;rement dans l'amour ou des caresses comme celle o&#249; mon partenaire m'excite avec sa langue. Le plus souvent j'utilise mes doigts parfois un vibromasseur. Mes jambes sont toujours &#233;cart&#233;es au maximum, genoux pli&#233;s si je suis allong&#233;e, presque accroupie o&#249; tr&#232;s cambr&#233;e si je suis debout. Si je suis habill&#233;e, je glisse ma main dans ma culotte simplement. En ce qui concerne le vibromasseur, c'est surtout lorsque j'ai envie de m'y consacrer plus longuement que d'habitude que je l'utilise. Dans ce cas, j'ai tendance &#224; prendre mon temps pour commencer par de l&#233;gers contacts puis je l'appuie plus fortement et je le prom&#232;ne de haut en bas. Lorsque je sens mon point sensible r&#233;agir de plus en plus je me calme un peu pour recommencer et faire monter encore plus le plaisir jusqu'&#224; ce que je ne tienne plus. Mes orgasmes sont souvent plus intenses avec le vibromasseur, car j'y consacre tout le temps qu'il faut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Notre enqu&#234;te a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e au moyen d'entretiens ouverts au sein d'une revue f&#233;minine canadienne, FEMMES +. A la question : &#171; &#224; quel &#226;ge avez-vous d&#233;but&#233; votre masturbation, comment et dans quelle circonstance ? et aujourd'hui quelle en est votre pratique, &#187; , les r&#233;ponses ont &#233;t&#233; laiss&#233;es tr&#232;s libres c'est-&#224;-dire non directives. Sur l'ensemble des femmes et jeunes filles sollicit&#233;es, 62% ont souhait&#233; rester seule au cours de l'entretien, 12% ont pr&#233;f&#233;r&#233;e &#234;tre &#224; deux pour r&#233;pondre, 6% ont r&#233;clam&#233; un questionnaire leur permettant de r&#233;pondre par &#233;crit et donc 20 % ont refus&#233; l'entretien. Au total 63 personnes ont &#233;t&#233; contact&#233;es. Plusieurs parmi les jeunes filles ont sollicit&#233; &#234;tre &#224; deux pour se sentir plus &#224; l'aise et s'encourager mutuellement face &#224; l'enqu&#234;teur. A la question pr&#233;alable de savoir avec qui elles seraient plus &#224; l'aise au cours de l'entretien 93% &#187;ont r&#233;pondu un homme. La r&#233;daction s'est pench&#233;e sur cette r&#233;ponse &#233;tonnante. Il s'agirait d'un fantasme d'exhibition v&#233;cu symboliquement dans le cadre des entretiens. Les temps d'entretien ont &#233;t&#233; tr&#232;s variables : de 15 minutes &#224; plus d'une heure. Les personnes interrog&#233;es sont des lectrices du magazine ce qui rend l'&#233;chantillon intellectuellement et socialement homog&#232;ne. La majorit&#233; &#233;tant dipl&#244;m&#233;es d'&#233;tudes sup&#233;rieures en lettres, &#233;conomie, droit, sciences sociales, disciplines culturelles et artistiques, toutes bilingues et engag&#233;es professionnellement dans des activit&#233;s &#224; connotation f&#233;minine forte.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Adrien&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : Le Titien, la Venus d'Urbino. 1538.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;chec et moite</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>On gomme tout : les odeurs, les imperfections, les erreurs de style. Les injonctions permanentes faites aux femmes laissent &#224; penser que ce sont des &#234;tres &#224; part, qui, m&#234;me au lit, ne connaissent ni l'accident ni l'impr&#233;vu : elles sentent la rose en tous temps et jouissent sur ordonnance. M&#234;me lorsque l'on pense &#233;chapper aux diktats et que l'on se sent aussi libre dans son corps que dans sa t&#234;te, il arrive pourtant que des situations g&#233;n&#232;rent honte ou embarras, et que d'autres emp&#234;chent de vivre (...)

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On gomme tout : les odeurs, les imperfections, les erreurs de style. Les injonctions permanentes faites aux femmes laissent &#224; penser que ce sont des &#234;tres &#224; part, qui, m&#234;me au lit, ne connaissent ni l'accident ni l'impr&#233;vu : elles sentent la rose en tous temps et jouissent sur ordonnance. M&#234;me lorsque l'on pense &#233;chapper aux diktats et que l'on se sent aussi libre dans son corps que dans sa t&#234;te, il arrive pourtant que des situations g&#233;n&#232;rent honte ou embarras, et que d'autres emp&#234;chent de vivre pleinement sa sexualit&#233; par une anticipation d'&#233;ventuelles g&#234;nes. &lt;br/&gt;
Explications. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lissage perp&#233;tuel des femmes, muses, inspiratrices, beaut&#233;s parfaites semblables &#224; des statues de porcelaine, a inspir&#233; quelques chefs-d'oeuvre de la litt&#233;rature du XXe si&#232;cle. Pour certains auteurs, il fallait pleinement adh&#233;rer &#224; l'id&#233;e qu'une femme n'est &#233;rotisante qu'immobile sur son pi&#233;destal. Pour eux, l'amour ne s'envisage qu'avec une h&#233;ro&#239;ne qui n'a ni besoin de faire pipi, ni besoin de se moucher et encore moins de d&#233;f&#233;quer. Elle n'a ni r&#232;gles, ni pertes vaginales, ne p&#232;te ou ne rote et ne conna&#238;t jamais d'incident particulier lorsqu'elle fait l'amour. C'est l'approche de J.D. Salinger dans &#171; L'attrape-c&#339;urs &#187;, o&#249; un adolescent r&#234;ve &#224; avoir des relations avec une de ces femmes parfaites, qui jamais ne tirent la chasse. Sachant que ce livre s'est vendu &#224; plus de soixante millions d'exemplaires et que le lectorat f&#233;minin est pr&#233;pond&#233;rant, on imagine l'empreinte que ses id&#233;es et ses go&#251;ts ont laiss&#233; sur certaines. &lt;br/&gt;
Beaucoup de femmes, au moins dans les premiers temps d'une relation, se lavent et se r&#233;curent avant de rejoindre leur bien-aim&#233;. Elles se couvrent de parfums et d'onguents, s'abstiennent d'aller aux toilettes, fuiraient la sc&#232;ne &#224; l'id&#233;e d'un pet vaginal malencontreux, s'abstiennent de rendez-vous pendant leurs r&#232;gles, et redoutent la sodomie avant tout parce que l'&#233;ventualit&#233; de mati&#232;res f&#233;cales qui colleraient au phallus du partenaire leur est proprement insupportable. Souvent, elles se privent de jouir tant elles se concentrent &#224; cacher les parties de leur corps qu'elles n'assument pas (ventre, fesses et seins font un trio de t&#234;te). C'est le cas de Simone, qui pendant des ann&#233;es &#233;tait complex&#233;e par son ventre &#171; Je le trouvais trop gros, du coup, je ne voulais jamais &#234;tre dessus, ou dans une position o&#249; mon ch&#233;ri aurait pu voir mon ventre. J'ai mis des ann&#233;es &#224; me faire &#224; l'id&#233;e qu'il ne serait jamais plat, et maintenant que je m'en fiche je me rends bien compte de la diff&#233;rence au lit &#187;. &lt;br/&gt;
Pour beaucoup d'hommes, c'est lorsque la femme sait se montrer sous ses traits parfaitement humains qu'elle devient si fabuleusement excitante que le cortex s'emballe et le sang circule jusqu'&#224; 40 fois plus vite dans son p&#233;nis. Pour rester dans les exemples que livrent la litt&#233;rature, Solal, le h&#233;ros de &#171; Belle du Seigneur &#187;, d'Albert Cohen, est obs&#233;d&#233; par l'id&#233;e de saisir tout ce qu'Ariane essaie de soustraire aux moments partag&#233;s. Elle se trouve digne d'&#234;tre aim&#233;e justement parce qu'elle parvient &#224; masquer les bruits de chasse d'eau, ne se mouche pas et &#233;touffe tout gargouillements lorsque son estomac crie famine. Au grand dam de Solal, mais aussi de sa domestique, qui regrette tant que sa patronne perde sa joie de vivre, sa fa&#231;on d'&#234;tre si p&#233;tillante, pour &#234;tre dans la retenue et, croit-elle, mieux plaire &#224; son amant. &#171; La regardant boire, il ne pu s'emp&#234;cher de penser que dans une heure ou deux elle le prierait, avec le m&#234;me sourire distingu&#233;, de la laisser seule un moment. Il d&#233;f&#233;rerait aussit&#244;t &#224; ce d&#233;sir et il y aurait, quelques instants plus tard, venu de la salle de bains de cette malheureuse, le bruit mal&#233;fique de la chasse d'eau. Bref, une vie de passion.&lt;br/&gt;
Dans sa chambre, par &#233;gard pour elle, il se boucherait alors les oreilles, mais en vain, car l'installation sanitaire du Royal &#233;tait d'une &#233;nergie remarquable. Enfin, il serait musicalement re-convoqu&#233; par le truchement de quelque disque de Mozart ou de cette barbe de Bach, et il faudrait faire l'amour. Bref, une vie de passion &#187;.&lt;br/&gt;
On devrait parler plus souvent aux femmes de ces hommes qui, au contraire, aiment tant l'urine des femmes qu'ils peuvent jouir d'&#234;tre arros&#233;s de leurs jets. L'urophilie, dont on pensait autrefois qu'elle &#233;tait avant tout bonne pour la sant&#233;, a des adeptes partout. A preuve cette annonce post&#233;e par W., sur le forum d'un site pour femmes tr&#232;s populaire : &#171; Je cherche toutes femmes aimant (&#8230;), ou acceptant sans contrainte de bien vouloir me recevoir pour m'uriner dessus sur Paris ou RP proche. &#187; &lt;br/&gt;
L'urine, un sujet si m&#233;connu que nombre de femmes pensent avoir envie d'uriner pendant leurs rapports sexuels et se retiennent. Or, dans la plupart des cas, elles se privent plut&#244;t du plaisir d'&#234;tre fontaine, faute de ne pas savoir qu'il est fr&#233;quent d'expulser un liquide au moment de l'orgasme. Se retenir, c'est aussi priver les deux partenaires de beaucoup de plaisir.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut mesurer par la litt&#233;rature la force des tabous : certains sont si forts qu'ils sont ignor&#233;s m&#234;me des artistes. Pas une ligne, il semblerait, sur les pets vaginaux, pourtant in&#233;vitables, sans odeurs, sans cons&#233;quences, r&#233;sultats naturels d'une p&#233;n&#233;tration qui laisse passer l'air, comme dans la position de la levrette par exemple, ou celle de la brouette. Les m&#233;decins ne sont gu&#232;re plus bavards sur le sujet, certains se posant la question de savoir si la tonicit&#233; du vagin peut entrer en jeu. Emma, 42 ans, a r&#233;cemment eu une aventure avec un homme dont la r&#233;putation de grand s&#233;ducteur n'est plus &#224; faire. Elle raconte : &#171; J'avais une histoire avec cet homme depuis quelques temps. Un jour o&#249; j'&#233;tais en levrette, j'ai eu un pet vaginal quand il s'est retir&#233; parce que nous voulions changer de position. Il a eu l'air tr&#232;s surpris et a perdu ses moyens. J'ai beau lui avoir expliqu&#233; que ce n'&#233;tait pas un gaz, visiblement il &#233;tait mal &#224; l'aise. Comme c'&#233;tait un pi&#232;tre amant, il ne m'a pas manqu&#233; par la suite &#187;. Il est vraisemblable que cet homme, peu au fait du corps de la femme comme des principes de base de la physique, ait &#233;t&#233; moins poltron la fois suivante. Mais ce qui est essentiel, c'est de communiquer, seule l'ignorance est m&#232;re de tous les maux &#8230;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les menstruations ne remportent gu&#232;re plus de succ&#232;s litt&#233;raires, mais le sujet est effleur&#233; au cin&#233;ma. Souvent dans des films d'horreur (comme &#171; Carrie &#187;, de Brian de Palma, o&#249; Sissy Spacek re&#231;oit un seau de sang sur la t&#234;te et reste paralys&#233;e, &#224; le voir couler tout le long de son corps), mais aussi dans des films d'auteurs comme Catherine Breillat ou Ingmar Bergman, par exemple, qui l'ont mis en sc&#232;ne en exploitant la violence symbolique du sang (dans &#171; cris et chuchotements &#187;, l'h&#233;ro&#239;ne, Karin, se tranche le sexe avec un bout de verre pour voir couler le sang). Parce qu'il est le signe d'une f&#233;condation non aboutie, on a longtemps tenu les femmes r&#233;gl&#233;es &#224; l'&#233;cart, pour qu'elles ne polluent pas les autres cycles de la nature : on disait de ce sang-l&#224; qu'il emp&#234;chait les moissons de germer, qu'il fanait les fleurs, ternissait les miroirs et faisait rouiller le fer &#8230; Or rien n'est plus difficile que de se d&#233;barrasser des id&#233;es re&#231;ues : si on parle, par exemple, de serviettes &#171; hygi&#233;niques &#187;, on implique sans le dire que la serviette met de l'hygi&#232;ne l&#224; o&#249; il n'y en avait pas. Pourtant, de nombreuses femmes sont plus excit&#233;es pendant leurs menstrues, sous l'effet d'un changement hormonal et d'une vasodilatation, or une femme plus excit&#233;e est aussi une femme qui jouit mieux ou plus. Si les hommes souffrent, comme les femmes, du poids de mythologies qui n'ont plus court, ils redoutent aussi la vue de leur p&#233;nis ensanglant&#233; par peur archa&#239;que de la castration. Cela n'emp&#234;che pas certains d'&#234;tre tr&#232;s excit&#233;s par des femmes demandeuses, et peu importe alors la vue du sang, il devient un suc de plus pour intensifier le plaisir. On s'inqui&#232;te alors lorsque des femmes postent sur SecondSexe.com des questions comme celles-ci : &#171; Je dois voir mon amant, mais je viens de m'apercevoir que j'aurai mes r&#232;gles. Dois-je le pr&#233;venir pour savoir s'il a quand m&#234;me envie que l'on se voie ou annuler sous un pr&#233;texte quelconque ? &#187;. Il faudrait avant tout que la femme sache ce qu'elle a envie de faire : s'abstenir ? Faire l'amour sans imposer de sang (il existe des tampons en &#233;ponge con&#231;us pour faire l'amour, qui se logent dans le fond du vagin) ? Faire l'amour en jouissant de cette s&#232;ve suppl&#233;mentaire ? Est-ce &#224; un tiers de d&#233;cider ou &#224; la femme de savoir si son excitation et son plaisir passent apr&#232;s les peurs et opinions des autres ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De toutes les angoisses de la femme au lit, celles abord&#233;es ici et les autres (absence de lubrification, gaz, etc.), une fait couler beaucoup d'encre. Tout ce qui a trait avec l'anus, sodomie comprise, fascine ou est r&#233;pulsif &#224; l'exc&#232;s. Ir&#232;ne se souvient de son premier amoureux : &#171; Nous &#233;tions en voiture, et il a pass&#233; sa main sur mes fesses, glissant les doigts le long de ma raie, sous ma culotte. J'avais eu des gaz un peu plus t&#244;t, il est tomb&#233; sur une petit crotte qui m'avait &#233;chapp&#233;. J'&#233;tais mortifi&#233;e. Pas lui. Le naturel avec lequel il a pris la chose a d&#233;finitivement chang&#233; mon rapport aux hommes &#187;. Pour le Marquis de Sade, il &#233;tait pr&#233;f&#233;rable que, sodomisant, son sexe pu toucher les f&#232;ces chaudes, lesquelles augmentaient son plaisir. Mais il est vrai que jusqu'au XVIIIe si&#232;cle, les latrines &#233;taient publiques et que m&#234;me &#224; Versailles personne ne se cachait pour se livrer &#224; ses besoins. &#192; peine La Rochefoucauld s'offensait-il de ce que les Anglais gardaient leurs pots de chambre dans la salle &#224; manger. Est-ce Freud et sa d&#233;finition du stade anal qui ont r&#233;solument chang&#233; notre rapport &#224; l'anus, devenu lieu sale et r&#233;gressif ? Pourtant certains naturopathes rappellent qu'avec une bonne alimentation, les selles ont la couleur des bl&#233;s, ne sont pas naus&#233;abondes et que pendant des si&#232;cles, il n'y avait rien &#224; essuyer, car comme les animaux, notre anus restait naturellement propre. M&#234;me avec une alimentation d&#233;r&#233;gl&#233;e, ou trop industrielle, le rectum est en principe vide de toute mati&#232;re, dans les heures qui suivent une d&#233;f&#233;cation. Il n'y a donc pas de raison valable de se priver d'un plaisir &#233;rotique, autre que s'il y a absence de d&#233;sir.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours des si&#232;cles, l'influence des ph&#233;romones sur notre sexualit&#233; a l&#233;g&#232;rement r&#233;gress&#233;, mais ce sont malgr&#233; tout ces derni&#232;res qui sont le d&#233;clencheur de toutes les histoires d'amour. Comme le rappelle la biologiste Lucy Vincent, celui-ci &#171; d&#233;pendrait en premier lieu de l'influence &#171; primitive &#187; de messages chimiques renseignant sur la constitution g&#233;n&#233;tique de l'autre et qui serait en second lieu li&#233; &#224; l'influence &#171; cognitive &#187;, c'est-&#224;-dire &#224; ce que l'on peut apprendre sur la vie de l'autre et sa fa&#231;on d'&#234;tre &#187;. Et sans les ph&#233;romones, pr&#233;cise-t-elle, on peut devenir ami, mais pas amoureux. C'est pourquoi d&#233;odorants, parfums, &#233;pilations, chirurgies, tout ce qui participe &#224; ce principe de perfection, &#233;loigne les femmes du but recherch&#233; : trouver un partenaire, lequel ensuite sera capable de voir sa femme vieillir avec amour. Mauvaise nouvelle, ils affectent &#233;galement la jouissance : la chirurgie lorsqu'elle touche des zones &#233;rog&#232;nes, l'&#233;pilation et les parfums, parce qu'ils diminuent l'&#233;mission de ph&#233;romones. &#171; J'avais un amant qui me demandait de ne pas me parfumer, et de ne pas (trop) m'&#233;piler le pubis &#187; se souvient Sylvie. &#171; Il me disait qu'il aimait l'odeur du sexe, que &#231;a l'excitait ; qu'il aimait aussi garder l'odeur sur son corps et ses doigts, pour s'enivrer lorsqu'il &#233;tait loin de moi. J'ai eu du mal &#224; m'y faire au d&#233;but, je d&#233;testais sentir l'odeur de ma transpiration, ne pas me laver avant de le voir et maintenant je fais la m&#234;me chose. Combien de r&#233;unions o&#249; je respire l'odeur de mes doigts et jubile ! &#187;. Certaines grandes amoureuses savent quel est le v&#233;ritable parfum de l'amour : elles recueillent la cyprine de leur vagin et la pose derri&#232;re les oreilles. Ou comment passer du num&#233;ro 5 au num&#233;ro 1 ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus la soci&#233;t&#233; nous impose de r&#232;gles d'hygi&#232;ne, plus elle impose d'offrir une repr&#233;sentation de nous-m&#234;me la plus norm&#233;e possible, en conformit&#233; avec les modes d'une &#233;poque, plus elle aborde le rapport sexuel comme une source de bien-&#234;tre comparable &#224; un cours de gymnastique ou &#224; un massage, mettant de c&#244;t&#233; le rapport bestial qui embrase nos cinq sens, moins les plaisirs &#233;rotiques pourront &#234;tre stimul&#233;s. Si l'&#233;chec est une &#233;tape essentielle pour apprendre et pour surpasser ses propres peurs, il faut aussi garder &#224; l'esprit que plus on partage d'odeurs et de sucs dans une relation amoureuse, plus celle-ci semble se diffuser par toutes les pores de la peau, plus l'attachement se renforce. &lt;br/&gt;
En d'autres termes, quelle relation p&#233;renne une femme peut-elle construire avec un homme si elle ne donne pas tout, si elle garde la partie la plus vivante de son &#234;tre, sous cloche, &#224; distance de son bien-aim&#233; ? C'est dans les petits accidents de la vie que l'on mesure la profondeur des liens tiss&#233;s avec l'autre, et, de m&#234;me, c'est en m&#233;langeant toutes les s&#233;cr&#233;tions des corps, en partageant le plus intime de nos entrailles que le plaisir s'attrape et se prend avec la m&#234;me sensation jouissive qu'un l'enfant qui transgresse. C'est ainsi que la volupt&#233; s'installe dans une moiteur ambiante suffisamment p&#233;renne pour que la convoitise d'une tierce personne soit obsol&#232;te.&lt;br/&gt;
Apr&#232;s la temp&#234;te, le rapport sexuel devient enfin fusionnel.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[gris]Sophie Bramly[/gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mobilier des corps h&#226;tifs</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>


		<dc:subject>Bloc_1</dc:subject>

		<description>A l'occasion de la vente aux ench&#232;res de la reconstitution du mobilier interdit de la tsarine Catherine II (1), Second Sexe a voulu creuser la piste du mobilier sexuel. Consid&#233;rons que le sexe est une activit&#233; plut&#244;t domestique se pratiquant g&#233;n&#233;ralement sous un toit, avec l'appui du mobilier environnant, du lit &#224; la commode en passant par la table de cuisine. Quelle place a la libido dans l'imagination des menuisiers et autres designers ? Comment faire de notre 2 pi&#232;ces cuisine un nid sensuel sans (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L114xH150/arton2410-3604a.jpg&quot; width='114' height='150' style='height:150px;width:114px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion de la vente aux ench&#232;res de la reconstitution du mobilier interdit de la tsarine Catherine II (1), &lt;i&gt;Second Sexe&lt;/i&gt; a voulu creuser la piste du mobilier sexuel.&lt;br/&gt;
Consid&#233;rons que le sexe est une activit&#233; plut&#244;t domestique se pratiquant g&#233;n&#233;ralement sous un toit, avec l'appui du mobilier environnant, du lit &#224; la commode en passant par la table de cuisine. Quelle place a la libido dans l'imagination des menuisiers et autres designers ? Comment faire de notre 2 pi&#232;ces cuisine un nid sensuel sans le transformer en lupanar ringard ? R&#233;ponses et alternatives aux glory hole, balan&#231;oires et autres miroirs aux plafonds, qui pour &#234;tre efficaces, n'en sont pas moins difficiles &#224; assumer en famille&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&quot;clear:both&quot;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rappel des faits : Catherine II de Russie, princesse allemande devenue tsarine de 1762 &#224; 1796, &#233;tait une despote &#233;clair&#233;e, m&#233;c&#232;ne de Diderot et de Rousseau, mais aussi une insatiable libertine, collectionneuse d' &#171; objets augment&#233;s &#187;... Des r&#233;cits nous rapportent la description de ses tr&#233;sors &#233;rotiques parmi lesquels sa chambre &#224; coucher. Du sol au plafond, les repr&#233;sentations explicites sont autant d'invites &#224; la luxure. La manufacture Henryot a d&#233;cid&#233; de r&#233;pliquer des &#233;l&#233;ments de ce cabinet secret &#224; partir de rares photographies datant de la Seconde Guerre. Bois de noyer, feuille d'or et velours pr&#233;sident &#224; la reconstitution de ce mobilier orn&#233; de phallus et de vulves sculpt&#233;s, de faunes et de nymphes embo&#238;t&#233;s autour des pieds de table ou en extase sur les accoudoirs d'un fauteuil. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1184 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/catherine_II.jpg&quot; title='JPEG - 58.6 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH199/catherine_II-6ad57-29ee7.jpg' width='300' height='199' alt='JPEG - 58.6 ko' style='height:199px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Photo extraite du documentaire &quot;Le Secret perdu de Catherine la Grande&quot; (2002)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De l'inspiration &#224; la suggestion : le mobilier &#171; des corps h&#226;tifs &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aussi loin que remontent les arch&#233;ologues, les hommes ont toujours immisc&#233; le sexe dans la cr&#233;ation. C'est ce qu'a voulu montrer Sandra Le Bretton qui a ouvert fin 2010 un site web retra&#231;ant l'influence du sexe dans l'art et le design, &lt;a href=&quot;http://www.sexartanddesign.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;sexartanddesign.com&lt;/a&gt; &#171; Certes, ce mariage sent parfois le souffre, quitte &#224; &#234;tre jug&#233; vulgaire ou pour le moins sans int&#233;r&#234;t. Il refl&#232;te n&#233;anmoins l'intuition de nos sens &#224; &#234;tre guid&#233;s vers l'amour, envers et contre toute forme de restriction. &#187; Cette boutique en ligne recense ainsi tous les objets et mobiliers qui puisent leur inspiration dans l'&#233;ros, que ce soit de mani&#232;re tr&#232;s litt&#233;rale telles ces chaises moul&#233;es sur des fesses f&#233;minines ou masculines, ou cette table invitant &#224; se faire du pied.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1175 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Chaise_Her.jpg&quot; title='JPEG - 30.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH290/Chaise_Her-16da2-58892.jpg' width='300' height='290' alt='JPEG - 30.3 ko' style='height:290px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Chaise Her ou Him de Fabio Novembre pour Casamania&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_1176 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Table_Footsie_.jpg&quot; title='JPEG - 22.8 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH216/Table_Footsie_-ab7df-6fa76.jpg' width='300' height='216' alt='JPEG - 22.8 ko' style='height:216px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Table Footsie de Designer Anonymous&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_1177 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:225px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Poubelle_Fill_Bill.jpg&quot; title='JPEG - 39.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L225xH300/Poubelle_Fill_Bill-6854e-647f7.jpg' width='225' height='300' alt='JPEG - 39.2 ko' style='height:300px;width:225px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Certains cr&#233;ateurs optent aussi pour le clin d'&#339;il grivois, &#224; l'instar du Hollandais Karel Goudsblom qui a trouv&#233; l'id&#233;e de sa tr&#232;s culott&#233;e poubelle FILL BILL dans ses nombreux essais de reproduction du corps humain.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1178 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Banc_Lava.jpg&quot; title='JPEG - 69.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH250/Banc_Lava-6cb22-d3539.jpg' width='300' height='250' alt='JPEG - 69.2 ko' style='height:250px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres proposent des &#233;l&#233;ments de mobilier moins r&#233;alistes avec des cr&#233;ations plus suggestives, tel le banc LAVA de Karim Rashid pour la maison Espagnole Vondom, dont les volumes et le mat&#233;riau &#233;voquent les courbes d'un corps, le moelleux d'un &#233;dredon. Et qui n'a pas l'esprit plus tourn&#233; vers la chose lorsque ces mots sont mis en pr&#233;sence ?! Le design froid et dur n'est plus en vogue, en t&#233;moigne l'&#233;lection de Konstantin Grcic au titre de designer de l'ann&#233;e par la foire Design Miami, qui privil&#233;gie le sensible, le confort, l'&#233;motion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant, si &#233;vocateurs soient-ils, ces meubles misent davantage sur l'imaginaire et l'esth&#233;tique que sur le pratique. Sont-ils faits pour les collectionneurs ou pour les fornicateurs ?&lt;br/&gt;
&#171; Aujourd'hui il est rare de trouver des pi&#232;ces &#224; la fois belles et fonctionnelles &#187;, le confesse Sandra. Autant dire que si la chaise fessue nous donne des id&#233;es, ce n'est pas forc&#233;ment elle qui nous permettra de les mettre en action. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De l'&#233;vocation &#224; l'action : le mobilier performant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, le m&#234;me &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Le-design-sensuel.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Karim Rashid&lt;/a&gt; avait sign&#233; une banquette proposant des assises et des appuis vari&#233;s et adapt&#233;s &#224; telle ou telle position sexuelle, le Karim Sutra, et Philippe Starck cr&#233;ait la ligne Priv&#233; pour Cassina (2008), canap&#233;s et autres &#233;l&#233;ments munis de parties mobiles - accoudoirs qui pivotent, basculent - et symboliques - petites sangles aux coussins. Judicieusement d&#233;clin&#233;e en version jour et nuit, cette gamme est &#171; capable de recevoir sa belle-m&#232;re pour le th&#233; le dimanche apr&#232;s-midi et permet de commencer les galipettes, une fois qu'elle est partie &#187;. Certainement plus discret que le lit de volupt&#233; d'Edouard VII, fabriqu&#233; sp&#233;cialement pour lui &#224; l'&#233;poque o&#249; celui qui allait devenir Roi fr&#233;quentait la maison close Le Chabanais &#224; Paris.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1185 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/lit_de_volupte_Edouard_VII.jpg&quot; title='JPEG - 61.5 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L227xH300/lit_de_volupte_Edouard_VII-1dadf-7d2c9.jpg' width='227' height='300' alt='JPEG - 61.5 ko' style='height:300px;width:227px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:227px;'&gt;&lt;strong&gt;Lit de volupt&#233; d'Edouard VII, expos&#233; au mus&#233;e de l'&#233;rotisme &#224; Paris&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Mais au fond, tant de cr&#233;ativit&#233; est-elle bien justifi&#233;e ? A la question &#171; Un lit ne fait-il pas mieux l'affaire que ces productions sophistiqu&#233;es ? &#187;, Alexandra Willi, cr&#233;atrice du blog &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://bienetreetsexualite.wordpress.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Bien &#234;tre et sexualit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; r&#233;pond : &#171; Le lit est parfait pour se reposer et dormir. Mais un matelas manque de relief pour soutenir et soulager certaines parties du corps pendant les pr&#233;liminaires et dans les diff&#233;rentes positions sexuelles, avoir acc&#232;s &#224; plus de parties du corps, ne pas subir le poids de son partenaire, bref bouger, exprimer, choisir, vivre ses besoins et vivre son plaisir ! Quel couple, dans un souci de bien-&#234;tre, n'a pas attrap&#233; un coussin ou roul&#233; en boule sa couette pour &#234;tre mieux install&#233; dans un plaisir partag&#233; ? Ce seront ces couples qui ont d&#233;j&#224; cherch&#233; ce type de solution qui ach&#232;teront en premier du mobilier sexuel. &#187; Et justement, sur son blog, Alexandra traque les moyens d'am&#233;liorer notre confort sexuel.
&#171; J'ai remarqu&#233; et ressenti d&#232;s mes premi&#232;res exp&#233;riences sexuelles que les contractions ou tensions musculaires sont les pires ennemis de la d&#233;tente, de l'abandon et du plaisir. (&#8230;) Varier les lieux et les positions dans l'appartement ou dans la nature se r&#233;v&#232;le &#234;tre parfois un parcours du combattant. Personnellement, il m'est quasiment impossible de m'abandonner, de me d&#233;tendre et de prendre du plaisir sur une table par exemple. Alert&#233;e constamment par la douleur de mon coude plant&#233; dans la mati&#232;re dure, le coccyx &#233;cras&#233;, le bassin bloqu&#233; entre le poids du corps de mon partenaire et la mati&#232;re de la table, les abdos contract&#233;s etc. &#202;tre bien install&#233;e c'est aussi mettre en valeur son corps, ses formes, ses courbes. Exprimer sa f&#233;minit&#233;, sa sensualit&#233;, son d&#233;sir, son ressenti. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; donc cette jeune trentenaire partie en qu&#234;te du mobilier ad hoc, des cabinets de kin&#233; (le m&#233;tier de sa m&#232;re) aux salons de design contemporain. En 2006, elle d&#233;couvre l'existence des soci&#233;t&#233;s Liberator et Tantra Chair ; n&#233;es aux &#201;tats-Unis, pays o&#249; le confort est un cr&#233;do et le surpoids un fl&#233;au, ces marques sont leaders sur le march&#233; du mobilier sexuel. &#171; L'approche de la sexualit&#233; est beaucoup plus pragmatique chez les Am&#233;ricains. J'ai un besoin, il me faut une solution, j'ach&#232;te sur Internet. &#187; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1179 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Liberator_3.jpg&quot; title='JPEG - 42.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH178/Liberator_3-678bb-e6861.jpg' width='300' height='178' alt='JPEG - 42.4 ko' style='height:178px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Liberator&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberator.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Liberator&lt;/a&gt; propose par exemple des coussins en forme de cales de densit&#233;s diff&#233;rentes qui soutiennent les corps et permettent une meilleure mobilit&#233; dans les rapports sexuels&#8230; et qui sont vendus en pharmacie ! Rien de tr&#232;s explicite dans leur apparence, qui ne proscrit d'ailleurs pas d'autres activit&#233;s comme la lecture ou le yoga. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1180 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:300px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Tantra_Chair.jpg&quot; title='JPEG - 51.1 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH201/Tantra_Chair-962ac-85d46.jpg' width='300' height='201' alt='JPEG - 51.1 ko' style='height:201px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;Tantra Chair&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Comme son nom l'indique, Tantra Chair mise sur la sexualit&#233; tantrique &#224; travers cette m&#233;ridienne tr&#232;s entreprenante mais capable de passer inaper&#231;ue et de se fondre dans votre d&#233;cor, couleurs et mat&#233;riaux au choix. En bonus, photos et &lt;a href=&quot;http://www.tantrachair.com/en/content/5/film/42/video-1/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt; montrent l'&#233;tendue des positions possibles entre ces courbes rebondies qui permettent &#224; chacun de contr&#244;ler l'angle et la profondeur de la p&#233;n&#233;tration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans tous les cas, l'abandon est enfin possible, surtout pour les femmes, qui selon Alexandra, &#171; sont souvent d&#233;cisionnaires dans l'achat d'un coussin ou d'un mobilier sexuel. Dans 70% des positions, les femmes se situent sous leurs partenaires ou contre un autre support et peuvent &#224; peine bouger leur bassin, ne leur permettant pas de localiser ainsi les points d'excitation ni de se laisser aller &#224; leurs fantasmes. Dot&#233;es d'une capacit&#233; musculaire in&#233;gale, certaines femmes se refusent certaines positions car trop difficiles, trop douloureuses. Quel dommage ! C'est le mobilier qui est remis en cause, pas le partenaire. &#187;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jamais mieux servi que par elle ou lui-m&#234;me : le mobilier vivant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il n'est pas inutile de rappeler &#224; tous ceux qui n'envisagent pas d'investir dans un meuble dessin&#233; pour notre plaisir, qu'une autre solution existe : transformer son corps ou un autre en table, chaise ou portemanteau, comme le titre de cette &#339;uvre d'Allen Jones dans laquelle des femmes sont transform&#233;es en meubles (1969). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1181 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/Chair_Allen_Jones.jpg&quot; title='JPEG - 41.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH236/Chair_Allen_Jones-d7bb2-54f45.jpg' width='300' height='236' alt='JPEG - 41.3 ko' style='height:236px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cet artiste britannique, membre de la Royal Academy illustre ce ph&#233;nom&#232;ne entre le f&#233;tichisme et le SM, o&#249; le corps entrav&#233; devient mobilier, et support de tous les fantasmes. Mais de crainte de nous &#233;garer, nous consacrerons peut-&#234;tre plus tard un sujet entier &#224; cette pratique et &#224; cet art qui peut &#233;galement transformer de vrais hommes en meuble.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1182 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/IMG/jpg/David_Blazquez.jpg&quot; title='JPEG - 49.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L300xH213/David_Blazquez-6090f-15fe6.jpg' width='300' height='213' alt='JPEG - 49.9 ko' style='height:213px;width:300px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:300px;'&gt;&lt;strong&gt;David Blazquez&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En attendant, &#224; l'heure o&#249; le sexe est partout, hormis l&#224; o&#249; l'on est suppos&#233; le faire le plus, encourageons les grandes enseignes d&#233;di&#233;es &#224; l'habitat &#224; rendre nos int&#233;rieurs moins prudes, peut-&#234;tre un brin provocants, et surtout plus concern&#233;s par nos genoux &#233;corch&#233;s&#8230;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[gris]Aur&#233;lie Galois[/gris] &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
(1) Fin janvier 2011 &#224; l'Op&#233;ra Garnier&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Le dessin noir et blanc en illustration du dossier provient d'un roman SM des ann&#233;es 30 intitul&#233; &lt;i&gt;A genoux esclave&lt;/i&gt;. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
A lire &#233;galement notre dossier &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Le-design-sensuel.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le design sensuel&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Point d'harmonie ou de divergence ? </title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Point-d-harmonie-ou-de-divergence.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.secondsexe.com/magazine/Point-d-harmonie-ou-de-divergence.html</guid>
		<dc:date>2010-11-19T13:53:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>


		<dc:subject>Bloc_1</dc:subject>

		<description>Le point G est-il une mythologie contemporaine voire le Graal sexuel de toute femme ? Rendez-vous &#224; New York pour un cours de pratique plus ou moins pratique sur la question, et r&#233;solument r&#233;gressif. Une ville o&#249; trouver un atelier point G est presque aussi facile que de s'inscrire &#224; un cours de yoga. Peut-&#234;tre trop facile justement... Avant-propos On ne peut gu&#232;re affirmer, en ce dimanche soir glacial new yorkais que la premi&#232;re envie eut &#233;t&#233; de participer &#224; un atelier sur le point G et (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Enquetes-.html" rel="directory"&gt;1. Enqu&#234;tes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Bloc_1-+.html" rel="tag"&gt;Bloc_1&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH93/arton2361-5177b.jpg&quot; width='150' height='93' style='height:93px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le point G est-il une mythologie contemporaine voire le Graal sexuel de toute femme ? Rendez-vous &#224; New York pour un cours de pratique plus ou moins pratique sur la question, et r&#233;solument r&#233;gressif. Une ville o&#249; trouver un atelier point G est presque aussi facile que de s'inscrire &#224; un cours de yoga. Peut-&#234;tre trop facile justement...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Avant-propos&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On ne peut gu&#232;re affirmer, en ce dimanche soir glacial new yorkais que la premi&#232;re envie eut &#233;t&#233; de participer &#224; un atelier sur le point G et l'&#233;jaculation f&#233;minine. Mes amies auxquelles j'en avais parl&#233; le jour m&#234;me &#233;taient tout aussi perplexes que moi, elles l'&#233;voquaient comme le Triangle des Bermudes, un mythe tenace autour d'une zone mal identifi&#233;e, une envie d'y croire et de se m&#233;fier comme de tout dogme ou avanc&#233;e technologique. M&#234;me ma psy s'&#233;tait &#233;cri&#233; &#171; &#199;a existe encore cette histoire de point G ! &#187; quand je lui avais parl&#233; de mes plans.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
Mise en bouche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Me voici donc devant la porte &#224; Soho &#224; 19h30, un dimanche soir je le r&#233;p&#232;te, dans l'une des succursales de Babeland, boutique d&#233;di&#233;e au plaisir. C'est une jeune femme repl&#232;te moul&#233;e dans un tee shirt jaune criard, code couleur de cette cha&#238;ne (avec le rose), qui me re&#231;oit. A l'int&#233;rieur, une quinzaine de personnes sont d&#233;j&#224; install&#233;es sur des chaises pliantes, pour ce cours qui co&#251;te 35 dollars. En majorit&#233; des femmes entre 30 et 35 ans, mais aussi un couple et deux hommes seuls arborant des alliances scintillantes. Nos &#233;ducatrices sexuelles se pr&#233;sentent : il y a ici Amy et Natalie. Amy est grande et brune, et poss&#232;de une voix de cr&#233;celle un brin aga&#231;ante, Natalie est petite, blonde et bien ronde. Toutes deux ont de lourds tics de langage : elles ponctuent toutes leurs phrases de &#171; Awsome &#187; (g&#233;nial) et &#171; Fun &#187; (dr&#244;le). Des b&#233;quilles verbales cens&#233;es all&#233;ger le propos. En tant que femme fran&#231;aise de 30 ans, il faut savoir qu'il est difficile en faisant ce type de compte rendu de ne pas glisser dans la peau de Houellebecq, &#233;poque &#171; Extension du domaine de la lutte &#187; parlant de sexualit&#233; f&#233;minine. Tout ici donne l'impression que nos &#233;ducatrices sexuelles s'adressent constamment &#224; des petites filles. Plus que le contenu, c'est leurs intonations, leur gestuelle et leurs gimmicks, qui donnent &#224; ces le&#231;ons des allures de cours de p&#226;te &#224; sel. La mise en bouche est subtile, Amy et Natalie nous demandent de hurler &#224; l'unisson : &#171; Cock ! Pussy ! Ejaculate ! Nipples ! &#187; afin de nous d&#233;niaiser. En avant-propos, elles d&#233;noncent les m&#233;dias qui remettent souvent en cause l'existence du point G, cette zone ultra &#233;rog&#232;ne d&#233;couverte par le docteur Gr&#228;fenberg en 1950 et popularis&#233;e dans les ann&#233;es 80. Selon Amy et Natalie, &#171; Il existe des orgasmes internes et externes &#187;. La le&#231;on commence par un cours d' &#171; anatomie du plaisir &#187;. A l'aide d'une grande vulve en peluche rose framboise, nos deux &#233;ducatrices nous donnent quelques clefs : &#171; P&#233;nis = clitoris puis, point G = prostate &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;T&#233;l&#233; achat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A peine commenc&#233;, l'ambiance t&#233;l&#233; achat de cet atelier d&#233;marre sur les chapeaux de roues, Natalie nous sugg&#232;re d&#233;j&#224; l'acquisition du livre &#171; The Clitoral Truth &#187;. Apr&#232;s une description d&#233;taill&#233;e de cette peluche magique, o&#249; l'on nous explique ce qu'est la vulve, o&#249; se trouve le clitoris &#171; la seule partie du corps d&#233;di&#233;e au plaisir &#187;, son capuchon, et quelques conseils comme : &#171; Toujours uriner apr&#232;s un rapport sexuel &#187;, on nous d&#233;voile enfin ce myst&#232;re. Le point G serait simplement l'&#233;ponge ur&#233;trale, une membrane de la paroi vaginale ou comme certains l'attestent une extension des parois du clitoris. La meilleure mani&#232;re de le trouver &#233;tant de le chercher manu militari. On pourrait penser que l&#224; commence le moment g&#234;nant, o&#249; toutes les filles vont devoir se toucher en public&#8230; H&#233;las rien de tout cela ! D&#233;ferle simplement une musique de gym tonique et nos deux comparses de s'exclamer &#171; c'est l'heure de la gymnastique du p&#233;rin&#233;e ! &#187; En effet la ma&#238;trise des muscles du plancher p&#233;rin&#233;al permettrait d'acc&#233;der &#224; plus de plaisir. Mais afin de d&#233;couvrir le point G de mani&#232;re tangible, Amy ne jure en premier lieu que par la masturbation et nous fait une d&#233;monstration tel un cours de Air Guitar, en agitant en l'air son majeur et son index rapproch&#233;s &#171; Voici les deux doigts de &quot;Come hither&quot; ! &#187; (invitation sexuelle tendant &#224; dire &#224; quelqu'un : rapproche toi). Puis elle nous sugg&#232;re, toujours en th&#233;orie, d'ins&#233;rer ses dits doigts &#224; l'int&#233;rieur du vagin &#224; 5 centim&#232;tres de profondeur environ et l&#233;g&#232;rement recourb&#233;s vers la paume, jusqu'&#224; la sensation d'une zone plus rugueuse que le reste, &#171; telle une noix. &#187; Pour exemple elle prend un autre organe, la bouche, et nous invite &#224; sentir cette zone moins lisse qui se trouve juste derri&#232;re les dents avant le palais. Natalie rench&#233;rit &#171; Si vous sentez que vous avez envie d'uriner c'est que vous avez atteint le bon endroit. &#187; Mais bien entendu cette recherche du plaisir doit se faire dans des conditions optimales. Amy nous confesse &#171; Je suis une grande fan de l'&#233;clairage sexy ! &#187; Des bougies un peu partout, comme celles vendues chez Babeland qui lorsqu'elles se consument deviennent huile de massage&#8230; Dans cette autre s&#233;ance de pub, Natalie nous conseille &#224; son tour un film porno vendu ici en nous rappelant que 1 femme sur 3 consomme du porno aux USA, le chariot des desserts se terminant par un lubrifiant indispensable, &#224; base d'eau, &#233;galement estampill&#233; Babeland.&lt;br/&gt; Une fois qu'on est donc bien &#233;quip&#233;, et que surtout on a un minimum de temps devant soit on peut donc s'adonner &#224; une s&#233;ance royale de masturbation. Amy ne s'arr&#234;te pas aux deux doigts du &#171; Come Hither &#187; pour nous &#233;lectriser, il y a aussi d'autres &#171; positions &#187; tels les Scissors (ciseaux) , ces m&#234;mes majeurs et index qui se rapprochent et s &#8216;&#233;cartent &#224; l'int&#233;rieur du vagin. Le &#171; Wish Bone &#187; (l'os des v&#339;ux) qui consiste &#224; utiliser les deux m&#234;mes doigts magiques mais cette fois-ci &#233;cart&#233;s. Le &#171; Windshield wiper &#187; en fran&#231;ais l'essuie-glace. Le &#171; Swirl &#187; ou un mouvement rotatif &#224; l'int&#233;rieur et enfin le &#171; Jack Hammer &#187;, m&#234;me mouvement que le &#171; Come Hither &#187; mais plus &#233;nergique car partant de l'&#233;paule et non du poignet. Pour celles qui ne go&#251;tent pas le c&#244;t&#233; low tech de la masturbation manuelle, le t&#233;l&#233; achat reprend, Natalie et Amy nous conseillent diff&#233;rents types de vibromasseurs comme le Gigi et un autre plus dur en m&#233;tal. Des coussins pour le sexe nous sont m&#234;me propos&#233;s au cas o&#249; certaines d'entre nous auraient des probl&#232;mes de dos. &#171; Awsome ! &#187; C'est l'heure du break, 15 minutes nous sont accord&#233;es pour faire une pause, voire acheter en toute tranquillit&#233; et demander des conseils aux vendeuses.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le magicien d'Oz&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au retour, nous avons le droit au clou du spectacle une reprise du classique musical &#171; Over the Rainbow &#187; version point G. Nathalie et Amy se mettent &#224; chanter &#171; Somewhere over the rainbow I will find the G &#8211;Spot ! &#187; Je suis bien la seule &#224; &#234;tre g&#234;n&#233;e, autour de moi les jeunes femmes sont hilares. La sexualit&#233; aux &#201;tats Unis s'apparenterait donc bel et bien &#224; un remake du magicien d'Oz ! Pourtant l'&#233;tape suivante concerne la stimulation du point G avec son partenaire. Natalie commence &#171; J'adore la communication hors de la chambre avec mon partenaire. L'important c'est que vous restiez POSITIVES. Dans le lit par contre c'est dur de sortir du champs du plus fort, plus vite, plus lent etc.. C'est pour cela que l'on adore le parler cru. &#187; Amy ajoute &#171; Entrainez-vous, en vous regardant dans le miroir susurrez-vous des mots cochons. &#187; Prochains conseils : le sexe anal. &#171; So much fun ! &#187; nous rappelle Natalie. L'Am&#233;rique &#233;tant un des pays les plus hygi&#233;nistes du monde, les conseils sur la partie anale de l'iceberg ne concernent pratiquement que les excr&#233;ments qu'on pourrait rencontrer. Comment les &#233;viter, les g&#233;rer, ne pas s'en offusquer, et au cas o&#249; notre portefeuille serait encore plein, il est possible de s'offrir des gants en latex noir pour op&#233;rer. Il semblerait qu'on s'&#233;loigne un peu du point G mais qu'on se rapproche de plus en plus des n&#233;vroses am&#233;ricaines&#8230;Enfin on conclut ce cours magistral par une d&#233;monstration cauchemardesque dispens&#233;e par nos deux nouvelles meilleures amies. Natalie enfile &#224; travers ces cuisses charnues une ceinture godemich&#233;, Amy s'installe sur une table avec un coussin pour soutenir son dos et toutes deux nous r&#233;galent des positions sexuelles les plus courantes au cas o&#249; l'on aurait besoin d'un r&#233;capitulatif en r&#233;p&#233;tant encore et toujours la m&#234;me maxime, puisqu'ici le comique de r&#233;p&#233;tition fait fureur, &#171; Practice makes perfect &#187; (Rien ne vaut la pratique !). Sans oublier quelques d&#233;tails sur l'&#233;jaculation f&#233;minine, trop souvent ignor&#233;e, r&#233;sultat d'une bonne stimulation du point G, tout en soulignant que &#233;jaculation n'est pas forc&#233;ment synonyme d'orgasme. On n'&#233;voque h&#233;las pas ici la femme fontaine, un concept peut-&#234;tre trop europ&#233;en. Derni&#232;re phrase : dernier achat recommand&#233;. On n'&#233;chappe pas au livre de Deborah Sundahl, grande pr&#234;tresse du point G. Il est 21h30 je suis rompue. H&#233;las pas comme apr&#232;s une bonne partie de jambe en l'air.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Qu&#234;te personnelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En rentrant chez moi, pour le moins frustr&#233;e par cette exp&#233;rience, je me rendis vite compte qu'il existait aussi de vrais ateliers. Deborah Sundahl, toujours la m&#234;me proposait des ateliers pouvant durer de 1 &#224; 5 jours et co&#251;tant entre 100 et 450 dollars. Reine de l'auto promo elle les pr&#233;sente ainsi : &#171; Mes ateliers sont dispens&#233;s par des professeurs particuliers chez des gens ou lors de s&#233;minaires. Pendant ces ateliers les femmes ou les couples (si c'est un atelier pour couples uniquement) mettent en pratique ce qu'ils ont appris lors de leurs cours. J'ai fait un atelier pendant une journ&#233;e compl&#232;te &#224; Paris et les dix femmes pr&#233;sentes ont pu voir leur point G, le trouver avec leurs doigts et se faire une id&#233;e sur ce qu'&#233;tait la sensation &#233;rotique &#224; cet endroit l&#224;. Chaque femme pratique sur son propre corps. Elles ont r&#233;ussi &#224; trouver ce dont leur soci&#233;t&#233; r&#233;fute l'existence. Croyez-moi, elles &#233;taient extatiques ! &#187; Les ateliers pratiques, aussi angoissants qu'ils puissent para&#238;tre existaient donc ! Et ces simples classes ne seraient donc qu'une solution alternative, moins on&#233;reuse, permettant de s'initier au monde merveilleux du point G. Les trois quarts des sexologues new yorkais aupr&#232;s desquels je m'adressais ne semblaient pas si int&#233;ress&#233;s par la question. Heureusement le Dr. Michael DeMarco accepta de me parler, il ne pouvait confirmer ou infirmer l'existence du point G, mais &#233;vacuait par ses paroles pas mal d'angoisses. &#171; Nous avons la preuve que chez certaines femmes il y a des zones ant&#233;rieurs du vagin plus sensibles, qui font partie du canal vaginal. Mais pas chez toutes les femmes ! Le clitoris est la source du plaisir sexuel et a un grand nombre de terminaisons nerveuses. Mais ces terminaisons m&#232;nent au corps. Certains chercheurs pensent que le point G est l'arri&#232;re du clitoris. En apprenant &#224; conna&#238;tre les zones &#233;rog&#232;nes de son corps, &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur, vous contribuez &#224; votre &#233;panouissement sexuel. Mais il ne faut pas s'angoisser en se demandant si on a trouv&#233; son point G ou non&#8230; On doit arr&#234;ter de penser avec l'h&#233;ritage freudien qui veut consid&#233;rer l'orgasme vaginal comme id&#233;al et l'orgasme clitoridien comme immature. Peu importe le type de stimulation pourvu qu'elle m&#232;ne au plaisir. Et &#231;a ce n'est pas un mythe ! &#187;&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[gris]Clara Hops[/gris]
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt; : &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Sites :&lt;br/&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.babeland.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.babeland.com&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.deborahsundahl.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.deborahsundahl.com&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
Docteur Michael DeMarco : &lt;a href=&quot;http://www.mytherapist.info/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.mytherapist.info&lt;/a&gt;&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;
Livre :&lt;br/&gt; &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/le-point-g-et-l-ejaculation-feminine-1.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Tout savoir sur le point G et l'&#233;jaculation f&#233;minine&lt;/a&gt; de Deborah Sundahl, (Tabou Editions, France)&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
DVD :&lt;br/&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/le-point-g-et-l-ejaculation-feminine.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le Point G et l'Ejaculation Feminine&lt;/a&gt; de Deborah Sundahl (Tabou Editions, France)&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les femmes en corps-&#224;-corps avec le porno</title>
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		<dc:date>2010-10-15T10:47:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>


		<dc:subject>Pornographie</dc:subject>
		<dc:subject>Bloc_1</dc:subject>

		<description>C'est une v&#233;ritable lame de fond qui semble bouleverser les id&#233;es ancr&#233;es dans nos soci&#233;t&#233;s modernes : loin de les rejeter avec d&#233;go&#251;t, certaines femmes aimeraient les films pornos. Au point de les consommer r&#233;guli&#232;rement, les appr&#233;cier voire les r&#233;aliser. Alors : toutes des chiennes par m&#233;garde ? Des chiffres et des &#234;tres Chercheurs, &#233;crivains, m&#233;dia et scientifiques se penchent, &#224; travers l'Europe, sur cette &#233;pineuse &#233;quation : &#171; les femmes et le porno &#187; se concilieraient-ils bien mieux qu'on le pensait (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L100xH150/arton2263-1f46e.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est une v&#233;ritable lame de fond qui semble bouleverser les id&#233;es ancr&#233;es dans nos soci&#233;t&#233;s modernes : loin de les rejeter avec d&#233;go&#251;t, certaines femmes aimeraient les films pornos. Au point de les consommer r&#233;guli&#232;rement, les appr&#233;cier voire les r&#233;aliser. Alors : toutes des chiennes par m&#233;garde ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des chiffres et des &#234;tres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chercheurs, &#233;crivains, m&#233;dia et scientifiques se penchent, &#224; travers l'Europe, sur cette &#233;pineuse &#233;quation : &#171; les femmes et le porno &#187; se concilieraient-ils bien mieux qu'on le pensait jusqu'alors ? En France, les productions Dorcel, en collaboration avec l'IFOP, ont men&#233; l'enqu&#234;te. Et les chiffres sont tomb&#233;s avec le fracas d'un tabou qui se brise. Le sondage surprend son monde. Comme ces 50% de la population f&#233;minine hexagonale qui visionneraient volontiers des images pornographiques. Seules. Pourtant cette &#171; distraction &#187; demeure unanimement consid&#233;r&#233;e comme masculine.
Sur &#233;cran, les r&#232;gles du jeu sont claires : nous nous comportons comme des &#234;tres insatiables de sexe s'ouvrant, se contorsionnant, s'&#233;tirant comme d'acrobatiques chattes en chaleur pour r&#233;aliser les fantaisies de vrais m&#226;les qui nous font nous p&#226;mer de plaisir. Et nous aimerions &#231;a ?&lt;br/&gt;
G&#233;rard Leleu, m&#233;decin th&#233;rapeute &#233;crivain n'y croit pas : &#171; De toutes les femmes que j'ai rencontr&#233;es, aucune n'appr&#233;cie cette repr&#233;sentation de leur sexualit&#233;. Le X la rabaisse &#224; une sorte de spirale de m&#233;pris de l'autre et la femme &#224; une simple &#171; chose &#187;. Allons bon, on nous pose des questions, nous r&#233;pondons et celles qui &#171; aiment &#231;a &#187;, comme Anne, 37 ans, se retrouvent dans un tiroir ferm&#233; &#224; clef. &#171; Cela peut choquer mais je surfe r&#233;guli&#232;rement pour &#8216;mater du porno'. Quant &#224; dire qu'il engendre la n&#233;gation de la femme, qu'elle s'y trouverait soumise de corps et d'esprit, c'est s&#251;rement longuement pens&#233; mais paradoxalement&#8230; trop vite dit. Apr&#232;s tout, on ne cesse de r&#233;clamer aux hommes de r&#233;v&#233;ler leur part de f&#233;minit&#233;. Pourquoi nous refuser une part d'animalit&#233; masculine !? &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des frissons sous les jupons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'accord, ces femmes lascives, jouissant avec autant de grimaces et de cris, le ridicule parfois achev&#233; de certaines sc&#232;nes offrent &#224; voir des partenaires qui se transformeraient en simples &#171; p&#233;nis et vulves sur pattes &#187; tout en d&#233;limitant un territoire o&#249; les zones &#233;rog&#232;nes se heurteraient &#224; des fronti&#232;res &#233;triqu&#233;es. Il n'est pas faux de consid&#233;rer que, depuis une trentaine d'ann&#233;es, le porno se cantonne plus volontiers aux instincts voyeuristes masculins (&#224; qui, par cons&#233;quent, on d&#233;nie toute sensualit&#233;, mais il s'agit d'un autre d&#233;bat). Que l'apparition du Gonzo a sign&#233; la fin de toute &#233;volution possible. Cela excite les hommes, et le porno demeure un business cherchant &#224; contenter sa client&#232;le. Bien.&lt;br/&gt; Et nous pendant ce temps ? Nous, c'est bien connu, nous attendons, en haut d'une tour d'ivoire, qu'un prince Charmant vienne nous couvrir de p&#233;tales de rose. Une vision manich&#233;enne de deux sexualit&#233;s qui, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre totalement similaires, s'attirent pourtant. Dans la r&#233;alit&#233;. Mais voil&#224;, il s'agit ici de cin&#233;ma. Nous ne sommes pas dupes de sa cr&#233;dibilit&#233; digne d'un blockbuster am&#233;ricain. Malgr&#233; tout, notre excitation sexuelle face au X choque et heurte ! Et dans ce domaine, on coupe ais&#233;ment la poire en deux parties distinctes : aux hommes, le sexe explicite, aux femmes la suggestion. Autant nous assigner &#224; la lecture des vieux Barbara Cartland. On grossit le trait, sans doute, mais convenez qu'il arrange pas mal de monde. En octroyant &#224; chacun(e) une place bien nette. Trop nette.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La louve dans la bergerie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le XXIe si&#232;cle d&#233;cide donc de s'en m&#234;ler. Une fois d&#233;couvertes devant nos &#233;crans (mince &#231;a se sait maintenant) impossible d'&#233;chapper aux argumentations. &#171; Je veux plaire &#224; mon amant/mari &#187; r&#233;pondent certaines. &#171; Je suis curieuse d'enrichir ma sexualit&#233;, &#231;a m'excite de d&#233;couvrir d'autres pratiques &#187; rench&#233;rissent d'autres. &#171; Je veux assouvir un fantasme que je crains de r&#233;aliser ou que je ne pourrais jamais conna&#238;tre &#187; concluent-elles. &#171; Sexuellement je suis de ces femmes avec qui on peut presque tout oser &#187; ajoute Anne. &#171; Et oui, il m'arrive de jouer pour moi et mon partenaire un vrai porno-live. A posteriori certains m'ont peut-&#234;tre prise pour une cingl&#233;e ou une nymphomane, mais d'autres en redemandent &#187;. On vous l'avait bien dit : d&#232;s que le X entre en jeu, les femmes simulent, les hommes jouissent. &#171; Non &#187; pr&#233;cise Anne &#171; cela me d&#233;clenche souvent de tr&#232;s savoureux orgasmes. Et je n'ai aucunement l'ambition de devenir hardeuse professionnelle ! &#187;&lt;br/&gt;
Franchement, devant de telles divergences m&#234;me le serpent d'Adam et Eve s'en mordrait la queue. &#171; Si on consid&#232;re la question sous l'angle purement m&#233;dical &#187; admet G&#233;rard Leleu &#171; quand la pupille se dilate sous l'effet d'une excitation visuelle on parle de mydriase. L&#224;, l'affectif dispara&#238;t. Soi-m&#234;me et l'autre ne deviennent plus que des sexes &#224; combler. &#187; Mais le th&#233;rapeute ne d&#233;sarme pas : &#171; Le d&#233;sir et le plaisir demeurent plus grands que l'Homme. La sexualit&#233; se fonde sur le partage, tout le contraire de ce que nous montrent ces films. &#187; Et finalement notre si&#232;cle s'emm&#234;le plus dans le sujet qu'il ne s'en m&#234;le.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les grands &#233;carts de la pornographie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous voil&#224; donc confront&#233;es &#224; un probl&#232;me digne d'une &#233;quation &#224; une inconnue. L'homme, le sexe, l'image, le trio ne surprend pas. L'inconnue qui trouble les esprits, c'est nous. Celles qui disent &#171; je t'aime &#187; au porno. M&#234;me s'il ne s'agit pas de nier que le porno moderne oublie singuli&#232;rement une part importante de notre imaginaire &#233;rotique. Peut-&#234;tre nous sommes-nous laiss&#233;es embarquer dans une norme, un X format&#233; XY ? Sauf qu'un discours trop moraliste r&#233;duit tout autant les femmes, non plus &#224; des victimes du machisme dans le porno, mais &#224; de jolies p&#233;ronnelles d'une na&#239;vet&#233; d&#233;sarmante. Si le porno nous d&#233;go&#251;tait toutes, d'o&#249; sortiraient les femmes qui ont entrepris de passer derri&#232;re la cam&#233;ra, ph&#233;nom&#232;ne moins r&#233;cent qu'on ne le pense ? M&#234;me si, &#224; l'origine, leurs scenarii (hum) partaient plut&#244;t p&#234;cher le public masculin. Sans aucun doute, une histoire plus cr&#233;dible, plus sensuelle, montrant le d&#233;sir monter, ne nous d&#233;plairait pas. Pour le moment, le porno souffre un peu d'un manque d'esth&#233;tisme et de la pr&#233;sence d'incongruit&#233;s ou de faux raccords : nous ne nous caressons pas souvent la bouche avec la langue, quand nous &#244;tons notre culotte, nous ne la retrouvons pas miraculeusement sur nos fesses cinq minutes plus tard, nous avons bien enfil&#233; des bas mais de l&#224; &#224; les voir passer du rouge au noir en quelques secondes (mon dieu mais o&#249; est donc pass&#233; ce fichu script ?). De plus, nous ne raffolons pas toutes d'&#233;jaculations sur le visage ni ne croyons aux orgasmes simultan&#233;s syst&#233;matiques et les plans chirurgicaux qui n'en finissent pas ne nous semblent pas incontournables. Pourtant malgr&#233; tout &#231;a, ce cin&#233;ma &#233;moustille les femmes !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Comme une envie de pornos&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On reproche donc beaucoup de choses au porno m&#234;me si &#231;a ne provient pas que de la farouche mauvaise volont&#233; de ceux qui le font. &#171; Le manque de moyens et les conditions de tournage ne sont jamais optimales pour filmer un rapport r&#233;ellement orgasmique &#187; commente Nelson ex journaliste pour le magazine &lt;i&gt;Hot Vid&#233;o&lt;/i&gt;. &#171; Il faut compter avec les interruptions r&#233;guli&#232;res des sc&#232;nes &#224; cause d'incidents techniques, le talent d'acteur souvent tr&#232;s moyen des hardeurs qui n'ont par ailleurs pas forc&#233;ment envie d'exposer leur intimit&#233; plus que ne leur demande leur travail. &#187; Malgr&#233; les al&#233;as, les hommes doivent maintenir leur &#233;rection, les filles ne peuvent pas s'investir dans la continuit&#233; de l'acte. Du coup, 99% d'entre eux usent et abusent de la simulation. Mais cela participe aussi au fantasme du public. La vari&#233;t&#233; des poses, la longueur des rapports, les outrances, appartiennent aux codes du porno. &#171; Si les femmes veulent proposer autre chose &#187; reprend Nelson &#171; elles devront casser ces clich&#233;s qui ne d&#233;plaisent pas tant que &#231;a. Pour moi, le X amateur constitue d&#233;j&#224; une bonne alternative &#187;. Le porno amateur : pourquoi pas ? Un site comme &lt;i&gt; I feel myself&lt;/i&gt; ne filme que des amateurs se masturbant jusqu'&#224; l'orgasme. Et &#231;a marche ! On serait presque tent&#233;es d'y participer. Et surtout passer &#224; l'action. Selon Anne, &#171; Il faut beaucoup d'audace chez une fille pour r&#233;aliser officiellement un film allant au-del&#224; l'&#233;rotisme en se fichant des r&#233;probations. On peut conserver une touche de &#171; chic &#187; sans singer Andrew Blake ou Dorcel. Tout &#231;a requiert une bonne dose de talent et de finesse. Les amateurs font souvent &#231;a avec les moyens du bord, le r&#233;sultat n'est pas forc&#233;ment esth&#233;tique. Dans ce qu'on appelle le porno f&#233;minin c'est surtout l'adjectif qui me g&#234;ne : il m'&#233;voque une tentative &#224; faire cohabiter deux styles de X, d'enfermer chacun dans sa bulle. &#187; Quoi, d'an&#233;antir le porno d'hier et aujourd'hui ? Absolument pas !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ma&#238;tresses et concubines (du X)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De fait, la lente m&#233;tamorphose du film X f&#233;minin d&#233;bute en 1981 avec une v&#233;ritable activiste du sexe, Annie Sprinkle.&lt;br/&gt;
A contrario de ses cons&#339;urs f&#233;ministes moins &#171; tol&#233;rantes &#187; qui voient en l'industrie du X notre propre ali&#233;nation, l'ex porn-star r&#233;alise un film au titre assez &#233;vocateur pour ne pas avoir &#224; le traduire : &#171; Deep Inside Annie Sprinkle &#187;. Ce long-m&#233;trage reste consid&#233;r&#233; comme le premier film enti&#232;rement con&#231;u par une femme.&lt;br/&gt;
Les ann&#233;es 80 et 90 voient fleurir les reconversions en cascade de com&#233;diennes qui passent derri&#232;re la cam&#233;ra, changeant ainsi leur point de vue et le n&#244;tre. &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/catalogsearch/result/?q=Candida%20Royalle&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Candida Royalle&lt;/a&gt;, Ona Zee ou &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/le-pick-up.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;V&#233;ronica Hart&lt;/a&gt;, et plus tard &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/catalogsearch/result/?q=Maria%20Beatty&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Maria Beatty&lt;/a&gt; - qui ne se refuse aucun plaisir en tournant dans ses propres productions : la liste de celles qui partent &#224; la conqu&#234;te de ce nouvel espace ne cesse de s'allonger. H&#233;t&#233;ro, lesbiennes, queers, tous les genres sont repr&#233;sent&#233;s. Hasard ou co&#239;ncidence, des com&#233;diennes et r&#233;alisatrices sans lien avec le X s'engagent dans cette voie : Nicki Ranieri (qui tourne &#233;galement sous un pseudo masculin) &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/catalogsearch/result/?q=Toni%20English&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Toni English&lt;/a&gt; aux US et &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/catalogsearch/result/?q=Erika%20Lust&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Erika Lust&lt;/a&gt; en Espagne. En France, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Second Sexe&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; initie, en 2008, la s&#233;rie des &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/telechargements/films-x-a-telecharger/cinema-x-plicit.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;films X-Plicit&lt;/a&gt;, tourn&#233;s par des artistes telles que Zo&#233; Cassavetes, H&#233;l&#233;na Noguerra, M&#233;lanie Laurent, Blanca Li ou Tonie Marshall&#8230; Avec pour toutes, un seul objectif, tr&#232;s bien r&#233;sum&#233; sur le site &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lustcinema.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lustcinema&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; : &#171; We enjoy exciting you and exciting your mind &#187;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, nous tendons effectivement vers une autre vision de la pornographie sans tabou, juste plus proche de nos fantasmes, de nos envies, nos transgressions&#8230; Une version parmi d'autres qui, de plus, ne d&#233;plairait pas forc&#233;ment aux hommes ! Voil&#224;, nous aimons profiter des &#233;bats tr&#232;s explicites, et alors ? Alors, c'est simple, nous aussi on assume nos envies de porno(s). D'ailleurs on a d&#233;j&#224; commenc&#233;. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[gris]Fannette Duclair[/gris]
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[brun]&lt;strong&gt;Jeu concours&lt;/strong&gt; : Quelle est votre vision du porno ? A quel &#226;ge et dans quel contexte avez-vous vu votre premier film X, quel effet cela a eu sur vous ? L'auteure de l'histoire la plus stup&#233;fiante, amusante, jouissive, bref, la plus &#233;tonnante, recevra un lien de t&#233;l&#233;chargement de &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/desir-amour-and-vie.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;D&#233;sir, amour et vie&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; d'Erika Lust. Utilisez un pseudo pour nous parler librement, mais indiquez votre adresse mail dans le champs ci-dessous (qui ne s'affichera pas), afin que nous puissions contacter la gagnante. &lt;strong&gt;Le concours est &#224; pr&#233;sent termin&#233;&lt;/strong&gt;.[/brun]&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G&#233;rard Leleu vient de sortir un livre en mai dernier &lt;i&gt;L'art de bien faire l'amour&lt;/i&gt; tome 1 aux &#233;ditions Leduc S.&lt;br/&gt;
Le deuxi&#232;me tome sortira le 10 novembre &lt;i&gt;Guide des couples heureux&lt;/i&gt; &#233;ditions Leduc S.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;Livres :&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; &#171; Contre &#187; la pornographie :&lt;br/&gt; Michaela Marzano :&lt;i&gt; La pornographie ou l'&#233;puisement du d&#233;sir&lt;/i&gt;, &#201;ditions&lt;br/&gt; Buchet Chastel, novembre 2003. R&#233;&#233;dition en format poche aux &#233;ditions Hachette Litt&#233;ratures, collection Pluriel&lt;br/&gt;
&#171; Pour &#187; la pornographie, t&#233;moignage, essais&#8230; :&lt;br/&gt;
&lt;i&gt;King-Kong Th&#233;orie&lt;/i&gt; de Virginie Despentes &#8211; Editions Grasset&lt;br/&gt;
Coraline Trin Thi : &lt;i&gt;La voie humide, une &#339;uvre au rouge&lt;/i&gt;, Editions Au diable vauvert&lt;br/&gt;
Ruwen Ogien : &lt;i&gt;Penser la pornographie&lt;/i&gt;, Paris, PUF, 2003&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liens : &lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.cinemasecondsexe.com/&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pornographie&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pornog...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href=&quot;http://homepage.psy.utexas.edu/homepage/group/MestonLAB/Publications/relat_subj_physio.pdf&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://homepage.psy.utexas.edu/home...&lt;/a&gt; &#201;tude analysant la stimulation sexuelle ressentie par des sujets f&#233;minins devant un film pornographique (en anglais)&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Photo du dossier : &lt;a href=&quot;http://www.cinemasecondsexe.com/samedi-soir.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Samedi soir&lt;/a&gt; de Zo&#233; Cassavetes dans la s&#233;rie X Femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chimie de l'amour</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/La-chimie-de-l-amour.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.secondsexe.com/magazine/La-chimie-de-l-amour.html</guid>
		<dc:date>2010-10-08T13:32:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Hormone</dc:subject>
		<dc:subject>Bloc_1</dc:subject>
		<dc:subject>Sexe &amp; amour</dc:subject>

		<description>L'amour n'est plus ce qu'il &#233;tait ! Dans le temps, la rencontre amoureuse &#233;tait &#224; la fois myst&#233;rieuse et magique. Sacr&#233;e, m&#234;me. C'&#233;tait l'&#233;poque des philtres d'amour, des fl&#232;ches de Cupidon, des coups du destin. Ath&#233;e ou mystique, l'homme nimbait l'amour d'une aura &#233;nigmatique. Battu en br&#232;che par Freud et ses disciples, le myst&#232;re amoureux avait d&#233;j&#224; recul&#233;. Mais voici que les sciences cognitives se penchent &#224; leur tour sur nos &#233;tats d'&#226;me et que nous entendons parler hormones, ph&#233;romones et compatibilit&#233; (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Enquetes-.html" rel="directory"&gt;1. Enqu&#234;tes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Hormone-+.html" rel="tag"&gt;Hormone&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Bloc_1-+.html" rel="tag"&gt;Bloc_1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Sexe-amour-+.html" rel="tag"&gt;Sexe &amp; amour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH107/arton2236-09e58.jpg&quot; width='150' height='107' style='height:107px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'amour n'est plus ce qu'il &#233;tait ! Dans le temps, la rencontre amoureuse &#233;tait &#224; la fois myst&#233;rieuse et magique. Sacr&#233;e, m&#234;me. C'&#233;tait l'&#233;poque des philtres d'amour, des fl&#232;ches de Cupidon, des coups du destin. Ath&#233;e ou mystique, l'homme nimbait l'amour d'une aura &#233;nigmatique. Battu en br&#232;che par Freud et ses disciples, le myst&#232;re amoureux avait d&#233;j&#224; recul&#233;. Mais voici que les sciences cognitives se penchent &#224; leur tour sur nos &#233;tats d'&#226;me et que nous entendons parler hormones, ph&#233;romones et compatibilit&#233; biologique !&lt;br/&gt;
Aussi la plainte n'en finit-elle pas d'enfler contre ces chercheurs dont les travaux tueraient la magie de l'amour. N'y aurait-il pas l&#224; un soup&#231;on d'obscurantisme ? Le recul du myst&#232;re signe-t-il n&#233;cessairement la fin de la po&#233;sie ? &lt;br/&gt;
Bien s&#251;r, personne n'a envie de voir son histoire d'amour restreinte &#224; un complexe d'&#338;dipe mal r&#233;solu ou &#224; un emballement pr&#233;cipit&#233; de son hypotalamus. Mais est-il vraiment question de &#231;a ? &lt;br/&gt;
En r&#233;alit&#233;, l'amoureux, le po&#232;te et le chercheur &#339;uvrent &#224; des niveaux diff&#233;rents. Le premier vit l'amour et le deuxi&#232;me le chante, tandis que le troisi&#232;me jette un &#339;il en coulisse. On pourrait donc consid&#233;rer qu'en explicitant certains des m&#233;canismes de l'&#233;tat amoureux, les chercheurs, loin d'en dissiper la beaut&#233;, lui conf&#232;rent une caution scientifique. Car les &#233;tudes men&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es d&#233;montrent ce dont les amants heureux ont toujours eu l'intuition : le sexe est bon pour le moral et pour notre sant&#233;. Voyage au c&#339;ur de notre cerveau sexuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Plaisir sexuel et circuits de r&#233;compense&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ph&#232;dre, l'h&#233;ro&#239;ne de la c&#233;l&#232;bre pi&#232;ce de Racine, n'est pas une belle-m&#232;re convenable. R&#234;ver nuit et jour de son propre beau-fils, vraiment, &#231;a ne se fait pas. Ph&#232;dre est-elle pour autant un monstre ? A-t-elle raison de s'affliger comme elle le fait ? Pas forc&#233;ment, &#224; en croire les mots que lui pr&#234;te Racine pour d&#233;crire sa rencontre avec Hippolyte : &#171; Je le vis, je rougis, je p&#226;lis &#224; sa vue / Un trouble s'&#233;leva dans mon &#226;me &#233;perdue / Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler / Je sentis tout mon corps, et transir et br&#251;ler &#187;. Bouff&#233;es de chaleur, paralysie, acc&#233;l&#233;ration du pouls et de la circulation sanguine&#8230; &#224; l'&#233;vidence, Ph&#232;dre ne tourne plus rond ! En r&#233;alit&#233;, depuis qu'elle a rencontr&#233; son beau-fils, Ph&#232;dre est submerg&#233;e par la dopamine. Explications ?&lt;br/&gt;
La survie des esp&#232;ces est facilit&#233;e par un processus que les scientifiques appellent les &#171; circuits de r&#233;compense &#187;. La satisfaction d'un besoin utile &#224; l'individu est accompagn&#233;e et renforc&#233;e de sensations agr&#233;ables. Le plaisir succ&#232;de donc au d&#233;sir. Plus fort est le besoin et plus l'individu trouvera de plaisir &#224; le satisfaire : un verre d'eau n'est jamais aussi agr&#233;able &#224; boire que lorsqu'on a vraiment soif.&lt;br/&gt; Le plaisir attendu d'un acte est donc &#233;valu&#233; par le cerveau. En r&#233;ponse &#224; cette &#233;valuation, le cerveau commande la lib&#233;ration de la dopamine, ce neurotransmetteur qui est le principal responsable de notre motivation, autrement dit de notre d&#233;sir, celui-l&#224; m&#234;me qui bouleverse l'&#226;me de notre h&#233;ro&#239;ne tragique.&lt;br/&gt;
Mais quel est donc ce besoin vital qui perturbe &#224; ce point la pauvre Ph&#232;dre ? Bien s&#251;r, les scientifiques font observer que le sexe, en ce qu'il permet la reproduction, est un acte n&#233;cessaire &#224; la survie de l'esp&#232;ce. L'intervention de la dopamine dans la mont&#233;e du d&#233;sir sexuel aurait donc pour but principal la procr&#233;ation. Cela ne signifie pas que Ph&#232;dre veuille &#224; tout prix un enfant. En revanche, d&#232;s lors que son d&#233;sir est activ&#233;, celui-ci s'emballe selon un processus qui lui &#233;chappe et dont la finalit&#233; reste la reproduction de l'esp&#232;ce.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
Drogue, sexe et rock'n roll&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cette premi&#232;re motivation, il est probable que ce que Ph&#232;dre d&#233;sire avant tout, c'est Hippolyte lui-m&#234;me. Le sexe est, en tant que tel, une source de satisfaction. Le m&#233;rite en revient notamment aux endorphines, ces neurotransmetteurs qui, comme leur nom l'indique, agissent comme une morphine endog&#232;ne, une morphine &#171; faite maison &#187;. La lib&#233;ration de cette mol&#233;cule apporte &#224; l'individu un bien-&#234;tre consid&#233;rable. C'est le &#171; bain de plaisir &#187; qui accompagne l'acte sexuel, celui qui nous fait grimper aux rideaux.&lt;br/&gt; Voil&#224; comment le sexe fait de nous des &#171; imb&#233;ciles heureux &#187; ! La dopamine aiguillonne notre d&#233;sir, tandis que les endorphines font office de r&#233;compense&#8230;&lt;br/&gt;
Dopamine, morphine, circuits de r&#233;compense ? Un champ lexical qui n'est pas sans rappeler celui des drogues&#8230; C'est d'ailleurs un fait scientifiquement &#233;tabli : les drogues que l'on consomme au XXI&#232;me si&#232;cle sollicitent les m&#234;mes circuits c&#233;r&#233;braux que ceux qui sont mis en jeu dans la passion amoureuse.&lt;br/&gt; M&#234;mes causes, m&#234;mes effets ? Comme les toxicomanes, les amants sont, aux d&#233;buts de leur passion, sous l'emprise de la d&#233;pendance et de l'obsession. Tiraill&#233;s par le d&#233;sir, ils n'ont de cesse que de voir l'&#234;tre aim&#233;. Retrouver son odeur, la texture de sa peau. Conna&#238;tre encore au creux de ses bras le plus complet nirvana. Que l'on soit d'un temp&#233;rament excessif ou mesur&#233; n'y change rien : sous l'effet de la dopamine et des endorphines, on a besoin de l'autre et on ne pense pratiquement qu'&#224; lui. Les artistes rock, qui, selon la l&#233;gende, s'y connaissent aussi bien en sexe qu'en drogues, n'ont d'ailleurs pas manqu&#233; de souligner la d&#233;pendance que cr&#233;e l'amour. &#171; All day, and all of the niiight &#187; exigeaient les Kinks en 65&#8230; &#171; Love is the drug &#187; leur r&#233;pondait dix ans plus tard Roxy Music.&lt;br/&gt;
Du &#171; tu me manques &#187; au &#171; je suis en manque &#187;, il n'y aurait donc qu'un pas. Mais le parall&#232;le peut &#234;tre pouss&#233; plus loin. On sait que la prise r&#233;p&#233;t&#233;e de drogue conduit &#224; &#233;mousser l'effet du produit stup&#233;fiant. Au fil du temps, les r&#233;cepteurs d'endorphines arrivent comme &#224; saturation. Une forme de tol&#233;rance s'installe. Il en va malheureusement un peu de m&#234;me pour les couples&#8230; car la lib&#233;ration de dopamines et d'endorphines r&#233;sulte pour une grande partie de la nouveaut&#233; d'une situation. Le nouveau partenaire ne peut demeurer nouveau &#233;ternellement. Peu &#224; peu, les &#233;missions de dopamine s'amoindrissent, les r&#233;cepteurs d'endorphines se d&#233;sensibilisent. Ce m&#233;canisme de saturation explique la dur&#233;e n&#233;cessairement limit&#233;e de l'amour-passion.&lt;br/&gt; Ce m&#233;canisme de saturation explique la dur&#233;e limit&#233;e de l'amour-passion. Dur&#233;e que les scientifiques estiment environ &#224; trois ans, un constat repris par Fr&#233;d&#233;ric Beigbeder.&lt;br/&gt;
Le romancier a-t-il pour autant raison d'affirmer que &lt;i&gt;L'amour dure trois ans&lt;/i&gt; ? Pas tout &#224; fait. Nombre de couples parviennent &#224; se maintenir bien au-del&#224; de ce cap, et pas n&#233;cessairement au prix d'un sacrifice total de leur vie sexuelle et amoureuse. Comme le souligne Lucy Vincent, ancien chercheur au CNRS et docteur en neurosciences, &#171; les histoires d'amour ne finissent pas forc&#233;ment mal, elles finissent en d&#233;bouchant sur une autre forme d'amour, qui sera celle de la dur&#233;e &#187;. Bien s&#251;r on peut compter sur les liens tiss&#233;s entre deux &#234;tres, sans parler des &#233;motions agr&#233;ables et plus paisibles qui &#233;mergent au fil de leur histoire. Mais il ne faut pas non plus n&#233;gliger l'ocytocine, cette hormone tout &#224; fait sympathique &#224; laquelle Lucy Vincent a consacr&#233; de nombreux travaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
L'ocytocine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ocytocine a longtemps &#233;t&#233; appel&#233;e &#171; l'hormone de la maternit&#233; &#187;. Elle provoque les contractions de l'ut&#233;rus au moment de l'accouchement et d&#233;clenche l'&#233;jection du lait lors de la t&#233;t&#233;e. Mais on a d&#233;couvert r&#233;cemment que l'ocytocine jouait &#233;galement un r&#244;le-cl&#233; dans la mise en &#339;uvre de certaines &#233;motions positives.&lt;br/&gt;
Les deux types de liens qui sont essentiels &#224; la survie de l'esp&#232;ce - le lien parental et le lien amoureux - rel&#232;vent au moins pour partie des m&#234;mes m&#233;canismes neurobiologiques.&lt;br/&gt;
On peut &#234;tre surpris voire choqu&#233; par ce constat, surtout quand on songe &#224; la force de l'interdit incestueux. Pourtant, comme le souligne Lucy Vincent dans son ouvrage &lt;i&gt;Comment devient-on amoureux ?&lt;/i&gt; , de nombreuses analogies peuvent &#234;tre observ&#233;es entre l'amour &#171; conjugal &#187; et l'amour parental. On trouve l'autre parfait, on cherche &#224; combler ses besoins, on le c&#226;line et on lui parle comme &#224; un enfant, quand on ne l'appelle pas directement &#171; mon b&#233;b&#233; &#187;&#8230; &lt;br/&gt;
Montrez &#224; une femme amoureuse une photo de son amant. Montrez &#224; une m&#232;re une photo de son enfant. Chez la femme amoureuse, comme chez la m&#232;re attendrie, un certain nombre de zones c&#233;r&#233;brales identiques entrent en activit&#233;. Ces zones c&#233;r&#233;brales sont celles qui sont sensibles &#224; l'ocytocine. Aujourd'hui il est admis que les m&#233;canismes neurobiologiques d'attachement amoureux et parental reposent essentiellement sur cette hormone. Lib&#233;r&#233;e en grande quantit&#233; au moment de l'orgasme, mais aussi de toutes les stimulations sensorielles agr&#233;ables telles que les baisers, les caresses, les massages, les contacts &#224; peau contre peau, l'ocytocine provoque un sentiment de bien-&#234;tre total qui favorise la tendresse et l'attachement &#224; l'autre. Dans son &lt;i&gt;Jules et Jim&lt;/i&gt;, Fran&#231;ois Truffaut d&#233;crit mieux que personne la fontaine de tendresse qui peut jaillir du rapprochement de deux &#234;tres, et la naissance du lien amoureux : &#171; Toute la journ&#233;e, Jim avait esp&#233;r&#233; Catherine. Elle fut dans ses bras, sur ses genoux, avec une voix profonde. Ce fut leur premier baiser qui dura le reste de la nuit. Ils ne se parlaient pas, ils s'approchaient. Vers l'aurore, ils s'atteignirent. Jim se releva encha&#238;n&#233;. Les autres femmes n'existaient plus pour lui &#187;.&lt;br/&gt;
L'ocytocine est ainsi, plus que toute autre, l'hormone du bien-&#234;tre et de l'attachement amoureux. Et la bonne nouvelle pour nous, c'est que ses effets sont durables. Non seulement l'ocytocine ralentit la tol&#233;rance aux endorphines (et donc rallongerait l'effet de plaisir), mais le bien-&#234;tre qu'elle offre, distinct des circuits de r&#233;compense, n'a pas vocation &#224; s'&#233;mousser avec le temps. Cerise sur le g&#226;teau : en contrant les hormones de stress qui nuisent &#224; notre corps, l'ocytocine favorise une bonne sant&#233;, en diminuant significativement les risques de mortalit&#233; en cas de cancer ou de maladies cardiovasculaires.&lt;br/&gt; Moralit&#233; : pour garder une sant&#233; de fer et votre amour vivant, faites l'amour et prenez soin physiquement l'un de l'autre&#8230; Ce n'est plus grand-maman qui vous le dit, c'est le CNRS !&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[gris]Caroline Colberti[/gris] &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
[brun]&lt;strong&gt;Jeu concours&lt;/strong&gt; : Vous avez connu une pulsion sexuelle ravageuse et difficile &#224; expliquer, les hormones &#233;taient peut-&#234;tre de la partie, racontez-nous votre exp&#233;rience ci-dessous. L'auteure de l'histoire la plus stup&#233;fiante, amusante, jouissive, bref, la plus &#233;tonnante recevra un &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/corps-a-corps-ludique.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Corps &#224; corps ludique&lt;/a&gt;. Utilisez un pseudo pour nous parler librement, mais indiquez votre adresse mail dans le champs ci-dessous (qui ne s'affichera pas), afin que nous puissions contacter la gagnante. &lt;strong&gt;Le concours est &#224; pr&#233;sent termin&#233;&lt;/strong&gt;, rendez-vous sur notre &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Les-femmes-en-corps-a-corps-avec.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dossier&lt;/a&gt; de la semaine pour participer &#224; nouveau.[/brun]
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;Bibliographie du dossier :&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; Lucy Vincent, &lt;i&gt;Comment devient-on amoureux ?&lt;/i&gt;, Odile Jacob, 2004&lt;br/&gt;
Mark F. Bear, Barry W. Connors, Michael A.Paradiso, &lt;i&gt;Neurosciences : A la d&#233;couverte du cerveau&lt;/i&gt;, Pradel, 2007&lt;br/&gt;
Fr&#233;d&#233;ric Beigbeder, &lt;i&gt;L'amour dure trois ans&lt;/i&gt;, Grasset, 1997 &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt;Illustration du dossier :&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Ph&#232;dre, Alexandre Cabanel&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre m&#232;res et filles : les difficiles mots du sexe.</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Entre-meres-et-filles-les.html</link>
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		<dc:date>2010-09-24T14:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Olivier</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Bloc_1</dc:subject>

		<description>Certaines en parlent&#8230;D'autres, non. Entre g&#234;ne et pudeur, les m&#232;res semblent avoir du mal &#224; trouver les mots pour parler de sexualit&#233;. Mais est-il vraiment besoin de &#171; dire &#187; pour se faire comprendre ? Certains messages de plaisir sont-ils d&#233;livr&#233;s d'inconscient de m&#232;re &#224; subconscient de fille ? L'autorisation &#224; jouir est-elle transmise par la m&#232;re ? &#171; Le jour de mes quatorze ans, raconte C&#233;lia, qui en a le double aujourd'hui, ma m&#232;re s'est plant&#233;e devant moi, les yeux p&#233;tillants : &#171; Bon&#8230;Ma petite ch&#233;rie (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Enquetes-.html" rel="directory"&gt;1. Enqu&#234;tes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Libido,18-+.html" rel="tag"&gt;Libido&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH114/arton2165-2495d.png&quot; width='150' height='114' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certaines en parlent&#8230;D'autres, non. Entre g&#234;ne et pudeur, les m&#232;res semblent avoir du mal &#224; trouver les mots pour parler de sexualit&#233;. Mais est-il vraiment besoin de &#171; dire &#187; pour se faire comprendre ? Certains messages de plaisir sont-ils d&#233;livr&#233;s d'inconscient de m&#232;re &#224; subconscient de fille ? L'autorisation &#224; jouir est-elle transmise par la m&#232;re ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le jour de mes quatorze ans, raconte C&#233;lia, qui en a le double aujourd'hui, ma m&#232;re s'est plant&#233;e devant moi, les yeux p&#233;tillants : &#171; Bon&#8230;Ma petite ch&#233;rie &#187;, a-t-elle lanc&#233;. &#171; Je me souviens t'avoir &#171; brief&#233;e &#187; sur la fa&#231;on dont on fait les b&#233;b&#233;s&#8230;Mais je ne suis pas s&#251;re de t'avoir pr&#233;cis&#233; que faire l'amour avec un gar&#231;on est l'un des plus grands plaisirs de l'existence. A condition que tu aies un d&#233;sir fou pour le jeune homme &#187;. Elle s'est arr&#234;t&#233;e ensuite devant ma mine rosissante. C'est la premi&#232;re fois qu'elle me parlait de &#231;a &#187;, confie C&#233;lia, et je dois dire que je m'en souviens encore aujourd'hui ! Je n'avais qu'une envie : qu'elle s'arr&#234;te ! Difficile d'avoir les mots pour le dire, entre m&#232;re et fille. Encore aujourd'hui, 40 ans apr&#232;s la r&#233;volution sexuelle !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; Parenth&#232;se enchant&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le sujet a toujours &#233;t&#233; difficile, corrige la psychologue Maryse Vaillant (1). Sauf, peut-&#234;tre, pendant la &#171; parenth&#232;se enchant&#233;e &#187;, apr&#232;s la pilule et avant le sida, de 1970 &#224; 1986. Une toute petite parenth&#232;se de lib&#233;ration sexuelle o&#249; l'on pouvait aussi se d&#233;brider par les mots. &#187;. Aujourd'hui, entre le sexe paillettes fa&#231;on lady Gaga et le puritanisme ambiant, il y a un foss&#233;. &#171; On ne parle pas ou tr&#232;s peu de vraie sexualit&#233; en famille &#187; insiste Maryse Vaillant. Symptomatique de cette complexit&#233;, d'apr&#232;s la psy, le manque de vocabulaire &#224; notre disposition. Entre le lexique graveleux (bite, couilles&#8230;), la terminologie romantique (minette, zizi&#8230;) et le vocabulaire m&#233;dical. Mais il n'y a pas de &#171; r&#233;pertoire familial &#187; de la sexualit&#233;, preuve en est qu'aborder le sujet du d&#233;sir ou du plaisir n'est peut-&#234;tre pas pr&#233;vu au programme &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; Avec ou sans les mots ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais est-il toujours n&#233;cessaire de passer par les mots ? Si dans certaines familles silence ou retenue sont de rigueur, le message passe malgr&#233; tout&#8230;d'inconscient &#224; subconscient. La jouissance est-elle un joyeux virus transmissible de m&#232;re en fille ? Certaines n'ont pas attendu l'&#233;mancipation sexuelle pour jouir sans entrave. D'autres ont profit&#233; de l'&#233;poque des seventies pour d&#233;couvrir leur d&#233;sir&#8230;Ces femmes-l&#224; ont donn&#233; naissance &#224; des filles &#224; qui elles ont &#171; transmis &#187; ce doux go&#251;t pour le plaisir, sans m&#234;me pourtant &#233;changer un dialogue particulier avec elles. Un savoir &#171; par-del&#224; les mots ? Les psys et sexologues connaissent bien le pouvoir de &#171; l'infra-langage &#187;, du langage des &#233;motions et du corps. Ce sont des signaux bien plus puissants que les mots. Isabelle, 51 ans, qui affiche une sexualit&#233; tr&#232;s &#233;panouie, n'a pourtant jamais &#233;chang&#233; un seul mot des choses du sexe avec sa m&#232;re. &#171; Mais, confie-t-elle, je l'ai observ&#233;e, toute petite fille, quand elle se pr&#233;parait le soir : l'odeur exquise de la poudre de riz, la lingerie fine, les talons cambr&#233;s&#8230; Elle se rendait &#224; ses rendez-vous pleins de myst&#232;re. Parfois, je l'entendais rire avec ses amies, afficher un air &#233;panoui, heureux et g&#233;n&#233;reux. Tout &#231;a a d&#251; m'influencer&#8230; J'avais compris, poursuit Isabelle, sans que cela n'ait jamais &#233;t&#233; dit, qu'elle avait une sexualit&#233; heureuse&#8230;Et un rapport aux autres l&#233;ger et d&#233;licieux. D'une certaine fa&#231;on, c'est rest&#233; ancr&#233; en moi, et je n'ai recherch&#233; aupr&#232;s de mes amants que la &#171; bonne jouissance &#187;. Jamais un quelconque r&#233;confort mat&#233;riel ou moral. Aujourd'hui, je sais que Cl&#233;a, ma fille de 23 ans, aime s&#233;duire tout autant que moi. Nous avons le m&#234;me go&#251;t pour l'Eros. &#187;.&lt;br/&gt; Sandrine a eu un autre parcours. Sa m&#232;re, intellectuelle laissait trainer des livres partout, y compris de nombreux essais sur la sexualit&#233;. A 14 ans, elle avait d&#233;j&#224; tout lu et compris l'int&#233;r&#234;t de &#171; la chose &#187; : &#171; Si je caressais distraitement, dans la conversation, un objet de forme oblongue, ma m&#232;re ne pouvait r&#233;primer un sourire enthousiaste. &#199;a m'a suffit. Aujourd'hui je suis plus bavarde avec ma fille, parce qu'elle ose me poser des questions pr&#233;cises, mais je crois aussi qu'elle se sent libre de me poser ces questions car je dois certainement envoyer les bons signaux &#187;. Signaux ou&#8230;accessoires ? Certaines fillettes, guettant toujours les signes de f&#233;minit&#233; chez leur m&#232;re, ont parfois l'&#339;il sur des objets d&#233;fendus&#8230; mais qui leur ouvrent les portes de l'imaginaire sexuel. Ainsi, Karine, qui n'a jamais dout&#233; de la profonde attirance entre ses parents. Entre deux portes, &#224; la vol&#233;e, elle surprenait sa m&#232;re se v&#234;tant de gu&#234;pi&#232;re, porte-jarretelles, culottes fendues et autres &#171; attiseurs de d&#233;sirs &#187;&#8230; &#171; Cela pourrait para&#238;tre obsc&#232;ne&#8230; Mais j'ai conscience, &#224; 43 ans, de la chance que j'ai eue. J'entends si souvent mes amies se plaindre de n'avoir rien su de leurs m&#232;res. Et surtout d'&#234;tre affubl&#233;es d'une libido au-dessous de z&#233;ro ! &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; Injonction &#224; ne pas jouir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La raison de la pudeur est-elle &#224; chercher ailleurs ? Pour la psychiatre psychanalyste Marie Lion-Julin (2), l'entr&#233;e dans la sexualit&#233; inaugure une s&#233;paration radicale entre enfants et parents- et en particulier entre m&#232;res et filles, qui ont tant de mal &#224; &#171; d&#233;fusionner &#187; ! D'o&#249; le &#171; frein &#187; inconscient pos&#233; par les m&#232;res : &#171; Imaginer sa propre fille en train de jouir, pour la plupart des m&#232;res, est compliqu&#233;, car la fille s'&#233;mancipe vraiment de cette fa&#231;on. Avoir une fille qui continue &#224; ne pas jouir, c'est peut-&#234;tre aussi s'assurer qu'elle reste &#171; la petite fille &#224; sa maman &#187; poursuit la psy. C'est ainsi que, inconsciemment, une forme de &#171; frustration &#187;, de &#171; ti&#233;deur sexuelle &#187; peut &#234;tre v&#233;hicul&#233;e de m&#232;re en fille&#8230; comme un refrain transg&#233;n&#233;rationnel qui dirait en substance : &#171; ne pars pas, reste avec maman ! &#187;.&lt;br/&gt; Qui ne conna&#238;t les petites phrases insidieuses, pernicieuses, r&#233;p&#233;t&#233;es de bouche de m&#232;re &#224; oreille de fille &#224; longueur de g&#233;n&#233;ration ? Parmi elles, le ravageur : &#171; Dans la famille, les femmes ne sont pas tr&#232;s int&#233;ress&#233;es par &#231;a &#187;, accentu&#233; par le sempiternel &#171; les hommes ne pensent qu'&#224; &#231;a ! &#187;. Autre petite &#171; gifle verbale &#187;, &#233;tonnamment fr&#233;quente, aux dires des psys, &#171; toutes les femmes qui couchent sont des putes &#187;, qui vaut &#224; nombre de filles un certain nombre de d&#233;b&#226;cles sexuelles quand &#231;a n'est pas un petit ou long d&#233;tour sur le divan ! Un scud, &#224; entendre &#201;milie, 33 ans : &#171; Je l'ai entendu tr&#232;s jeune, ce fameux &#171; Les femmes qui couchent sont des putes&#8230; En particulier le jour o&#249; j'ai demand&#233; &#224; ma m&#232;re la permission d'aller dormir chez mon copain. Et nous &#233;tions dans les ann&#233;es 90 ! &#199;a ne m'a pas emp&#234;ch&#233;e, bien heureusement, de prendre mon pied avec mon copain &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &#171; Attention ma fille &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Maryse Vaillant, pourtant, les mots maternels ne suffisent pas &#224; condamner ou sublimer une sexualit&#233; chez la fille. Il faut qu'ils soient accompagn&#233;s d'une attitude particuli&#232;re, d'une invitation &#224; la projection. &#171; Dans mon livre &#171; La r&#233;p&#233;tition amoureuse &#187;, rappelle la psy, l'un des t&#233;moins, Julia, est d'une grande puissance sexuelle, et, dit-elle &#171; tr&#232;s dou&#233;e &#187; au lit. En r&#233;alit&#233;, elle s'est identifi&#233;e inconsciemment &#224; son p&#232;re, tr&#232;s port&#233; sur le sexe, d'autant plus que sa m&#232;re lui a toujours refus&#233; le droit de porter des robes et des cheveux longs. Tout en lui disant &#171; tu as tout de ton p&#232;re &#187; !&lt;br/&gt; Marianne, elle, n'a pas &#233;t&#233; frustr&#233;e dans sa f&#233;minit&#233;&#8230; Mais elle se souvient encore du &#171; bon conseil &#187; prodigu&#233; par sa m&#232;re, l'ann&#233;e de ses seize ans, quand elle a commenc&#233; &#224; sortir avec un gar&#231;on : &#171; D&#232;s que tu couches avec un gar&#231;on, il ne te respecte plus. Et quand tu perds son respect, c'est fini pour la vie &#187;. J'avais appris par ailleurs, poursuit Marianne, de la part de ma tante que ma m&#232;re &#171; n'&#233;tait pas une chaude &#187;, et que, apr&#232;s son mariage, elle avait fait une grave d&#233;pression. Comme si le mariage se soldait par quelque chose de dramatique. En tout cas par une frigidit&#233; certaine. Cela ne m'a pas emp&#234;ch&#233;e, raconte Marianne, d'avoir des relations sexuelles top, surtout pendant les &#171; amourettes &#187;, &#224; l'adolescence. Mais d&#232;s que la relation devenait plus s&#233;rieuse dans la dur&#233;e, le sexe s'affadissait. Il n'y avait de place que pour le &#171; sexe irrespectueux &#187; ! Aujourd'hui, avec mon second mari, je lutte contre l'ennui au lit. Et j'ai d&#251; m'offrir un amant &#187;. Y aurait-il donc une relation entre le manque de plaisir des m&#232;res et&#8230;celui de leurs filles ? Pour la sexologue et psychanalyste Catherine Blanc (3), le probl&#232;me vient de la frustration maternelle :&lt;br/&gt;
&#171; Les m&#232;res &#233;panouies sexuellement ont toutes les chances de transmettre ce plaisir de la chair &#224; leur fille- m&#234;me sans en parler ! En revanche, si elles s'ennuient au lit, elles ne supporteront pas de voir leur fille acc&#233;der &#224; un domaine- la jouissance- qu'elles se sont interdit &#187;. La rivalit&#233; viendrait se nicher jusque sous la couette et peut d&#233;buter tr&#232;s t&#244;t, pendant la petite enfance ! &#171; Si la m&#232;re n'a pas de relation sexuelle satisfaisante avec son mari, elle peut m&#234;me &#234;tre intol&#233;rante au moment du complexe d'&#338;dipe, quand la petite fille se met &#224; jouer &#224; sa petite s&#233;ductrice avec son papa. Ce qui est tout &#224; fait normal &#224; cet &#226;ge-l&#224; peut parfois rendre tr&#232;s malheureuse la maman- qui se met &#224; se moquer des attitudes hyperboliques de sa fille, sur le th&#232;me : &#171; regarde, cette petite peste, comme elle se tortille ! &#187;, poursuit Catherine Blanc. &#171; Mine de rien, la fillette risque de se souvenir longtemps de ces petites phrases assassines &#187;. Plus tard, au tout d&#233;but de l'adolescence, ou quand la fille s'appr&#234;te &#224; passer le cap de la &#171; premi&#232;re fois &#187;, la m&#232;re frustr&#233;e est souvent l&#224;- inconsciemment toujours- pour la freiner plus que pour la lib&#233;rer. Fran&#231;oise Dolto ne disait-elle pas : &#171; Dans une maison, les chats et les enfants comprennent tout ? &#187;. Sous entendu : il n'est jamais trop t&#244;t pour comprendre les messages inconscients d&#233;livr&#233;s par les m&#232;res ! &#171; Entre m&#232;re et fille, on est dans le corps &#224; corps : c'est au-del&#224; des mots que cela se passe &#187;, rappelle Marie Lion-Julin.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pudeur oblige...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour permettre &#224; leurs filles d'acc&#233;der &#224; leur propre &#171; lib&#233;ration sexuelle &#187;, rien ne sert de l&#226;cher des confidences crues sur ses prouesses sexuelles. Les m&#232;res doivent au contraire user de pudeur ! &#171; Je pense, rench&#233;rit Maryse Vaillant, quitte &#224; para&#238;tre r&#233;actionnaire, que les mots du sexe doivent &#234;tre limit&#233;s ; que mieux vaut en dire pas assez que trop ; que la meilleure des attitudes parentales est la retenue &#187;. Inutile de d&#233;border de confidences sur ses propres orgasmes&#8230; N'oublions pas que la sexualit&#233; des parents fait horreur aux enfants. Ce qui est finalement une r&#233;action saine : le go&#251;t et le d&#233;go&#251;t &#233;tant li&#233;s, cela signifie que l'enfant a bel et bien compris l'interdit de l'inceste &#187; conclut la psy.&lt;br/&gt;
&#171; Quand ma fille a &#233;t&#233; adolescente, vers 14 ans, raconte Mariette, qui a aujourd'hui 65 ans, je lui ai expliqu&#233; tout simplement que faire l'amour &#233;tait l'aventure la plus merveilleuse qui soit. J'ai pr&#233;cis&#233; que la relation que j'ai eue avec son p&#232;re a &#233;t&#233; une formidable rencontre d'ordre physique. Et que j'avais aussi, par la suite, rencontr&#233; des hommes que j'avais follement aim&#233;s. Un autre jour je lui ai fait une confidence &#171; amorale &#187;&#8230; en lui r&#233;v&#233;lant en chuchotant que, pendant quelques ann&#233;es, il m'&#233;tait arriv&#233; de sortir sans petite culotte ! Un autre jour, comme &#231;a, en passant, je lui ai dit &#224; quel point je trouvais dommage de voir les jeunes femmes consacrer toute leur &#233;nergie &#224; leur carri&#232;re&#8230; &#171; Il faut en garder pour le couple. A la fin de sa vie, souvent, on regrette de n'avoir pas suffisamment aim&#233; &#187;, lui ai-je dit. J'ai &#171; zapp&#233; &#187; le mot &#171; sexuel &#187;. Mais je pense qu'aujourd'hui elle est tr&#232;s amoureuse de son mari. &#187;. Quelques phrases plus crues parfois sont prononc&#233;es, par des mamans qui pourtant, ne disent jamais &#171; je &#187;. Garance, qui f&#234;te ses 40 ans cette ann&#233;e, se souvient comme si c'&#233;tait hier de l'unique confidence &#171; sexuelle &#187; de sa m&#232;re : &#171; Quand j'ai racont&#233;, &#224; vingt ans &#224; ma m&#232;re que je n'aimais pas prendre la pilule, mais que je craignais tout de m&#234;me de tomber enceinte elle m'a juste dit cela : &#171; Tu peux utiliser bien s&#251;r les pr&#233;servatifs, mais certaines femmes aiment le moment de l'&#233;jaculation, et sont frustr&#233;es de ne pas vivre l'acte sexuel jusqu'au bout. C'est peut-&#234;tre un hasard, conclut Garance mais j'aime beaucoup ce moment o&#249; je me sens &#171; inond&#233;e &#187;. &lt;br/&gt; Tout comme le d&#233;plaisir, le plaisir se communique aussi au-del&#224; des mots. &#171; Il ne faut pas sous-estimer la transmission inconsciente, rench&#233;rit avec force la psychologue B&#233;atrice Copper-Royer (4). Une m&#232;re scotch&#233;e &#224; ses enfants, qui r&#233;clame encore des c&#226;lins m&#234;me quand ils ont pass&#233; l'&#226;ge, r&#233;v&#232;le malgr&#233; elle qu'elle n'est pas tr&#232;s heureuse en couple. Alors qu'une maman heureuse illico va les pousser d'elle-m&#234;me vers l'ailleurs&#8230; &#187;. Reste apr&#232;s cela &#224; exprimer du plaisir dans tous les domaines de la vie. Porter de jolis sous-v&#234;tements en soie, avoir les yeux qui brillent, quand on nous interroge sur notre relation avec son p&#232;re, go&#251;ter &#224; un bon petit plat, s'exclamer : &#171; Qu'est-ce qu'on est bien ! Quel plaisir on a &#224; vivre tous ensemble ! Qu'est-ce que je suis gourmande ! &#187;, dire &#224; sa fille qu'elle est jolie, tout cela est peut-&#234;tre plus important qu'on ne l'imagine. Car c'est la &#171; haine de soi &#187; et de leur propre f&#233;minit&#233; qui pousse les femmes &#224; interdire inconsciemment la jouissance &#224; leurs filles : &#171; Si l'on veut faire de nos filles des &#171; jouisseuses &#187;, il est important de v&#233;hiculer aupr&#232;s d'elles l'image d'une &#171; bonne f&#233;minit&#233; &#187;, celle d'une femme forte, d&#233;sirante et active dans sa sexualit&#233; &#187;, raconte Maryse Vaillant. Et non pas celle d'une f&#233;minit&#233; maudite et victime que les femmes, parfois &#224; leur corps d&#233;fendant, se transmettent souvent de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, et qui donne lieu &#224; toute une rh&#233;torique anxieuse et phobique anti-sexe !
La transmission de cette &#171; bonne f&#233;minit&#233; &#187; passe, non seulement par les &#171; mots du sexe &#187;, mais, tr&#232;s t&#244;t, chez les petites filles, par ceux de la conception et de la naissance : &#171; Quand on raconte aux fillettes que le papa glisse sa graine dans le ventre de la maman, on leur fait imaginer la femme comme un terreau &#224; fertiliser ! On nie leur part active dans la sexualit&#233; aussi. En revanche, quand on leur dit que la graine du papa et la graine de la maman font un b&#233;b&#233;, c'est diff&#233;rent. La fille peut se sentir active. Elle sent qu'elle a un sexe et un pouvoir. Nier ces mots-l&#224;, c'est faire de la fille un &#234;tre qui &#171; re&#231;oit &#187;, qui est d'embl&#233;e victimis&#233;e, et qui risque d'&#234;tre tr&#232;s ti&#232;de au lit. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le bel h&#233;ritage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, donc, la petite fille saura d&#233;coder chez la m&#232;re l'autorisation au plaisir ou au d&#233;plaisir. Certaines mamans &#171; transpirent &#187; la frustration, l'amour besogneux&#8230; d'autres au contraire d&#233;gagent des envies communicatives. Nous sommes loin des injonctions des m&#233;dias &#224; vouloir nous &#171; normer &#187;. Dans la r&#233;alit&#233; des choses, il y a celles qui d'une fa&#231;on ou d'une autre attendent encore le prince charmant, charg&#233; de donner la jouissance, et celles qui, parce qu'elles ont re&#231;u ce pr&#233;cieux h&#233;ritage maternel, sont jouisseuses-n&#233;es, dans la vie comme au lit ! &#201;mancip&#233;es, pleine de d&#233;sir, &#233;panouies, elles s'affirment&#8230; comme des chefs. Si ces femmes lib&#233;r&#233;es sur tous les plans l&#232;guent &#224; leurs filles l'app&#233;tence du plaisir, et si ces filles le transmettent &#224; leurs propres enfants, on obtient de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration une authentique cha&#238;ne de lib&#233;ration f&#233;minine. Sans calicot, sans banderole, mais dans l'intimit&#233; feutr&#233;e d'une chambre close&#8230;
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[gris]Sophie Thomas[/gris]
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[brun]&lt;strong&gt;Jeu concours : &lt;/strong&gt; Sans &#234;tre une initiatrice votre m&#232;re vous a ouvert la voie et votre sexualit&#233; est aujourd'hui intense. Vous avez toujours consid&#233;r&#233; votre m&#232;re comme une personne asexu&#233;e, parler sexe avec elle vous semble insens&#233;... Tous vos r&#233;cits sur ce sujet nous int&#233;ressent. Racontez-nous votre exp&#233;rience ci-dessous. L'auteure de l'histoire la plus stup&#233;fiante, amusante, jouissive, bref, la plus &#233;tonnante recevra un &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/boutique/kit-de-cache-cache-intime.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;kit de cache-cache intime&lt;/a&gt; . Utilisez un pseudo pour nous parler librement, mais indiquez votre adresse mail dans le champs ci-dessous (qui ne s'affichera pas), afin que nous puissions contacter la gagnante. &lt;strong&gt;Le concours est termin&#233;&lt;/strong&gt;, rendez-vous sur le &lt;a href=&quot;http://www.secondsexe.com/magazine/Rencontre-avec-une-infidele.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dossier de la semaine&lt;/a&gt; pour tenter votre chance &#224; nouveau et nous faire profiter de vos exp&#233;riences.[/brun]
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&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) co-auteure avec Sophie Carquain de &lt;i&gt;La r&#233;p&#233;tition amoureuse-sortir de l'&#233;chec &lt;/i&gt; &#233;d. Albin Michel). Co-auteure &#233;galement de &lt;i&gt; Entre s&#339;urs, une question de f&#233;minit&#233;&lt;/i&gt; (Albin Michel) et de &lt;i&gt;Vivre avec elle, m&#232;re et fille racontent&lt;/i&gt; (&#233;ditions de la Martini&#232;re).&lt;br/&gt; (2) Psychanalyste, auteure de &lt;i&gt;M&#232;res, lib&#233;rez vos filles &lt;/i&gt; (Odile Jacob)&lt;br/&gt;
(3) Auteure de &lt;i&gt;La sexualit&#233; des femmes n'est pas celle des magazines&lt;/i&gt; (&#233;d de la Martini&#232;re)&lt;br/&gt;
(4) auteure de &lt;i&gt;Premiers &#233;mois, premi&#232;res amours &lt;/i&gt; (Albin Michel).&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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