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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
	<link>http://secondse.cluster006.ovh.net/magazine/</link>
	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
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		<title>7 - Literie intelligente</title>
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		<dc:date>2026-09-25T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>La longue marche dans la montagne a &#233;t&#233; &#233;reintante. Ils sont sortis fourbus du v&#233;hicule. Milo, toujours accro aux infos, se repose au salon, &#224; l'&#233;tage inf&#233;rieur, en regardant l'immuable flot de nouvelles alarmantes que quelques chaines d'informations continuent de d&#233;verser, bien que les nouvelles g&#233;n&#233;rations se soient depuis longtemps oppos&#233;es &#224; tous ces flux anxiog&#232;nes. Glac&#233;e jusqu'&#224; l'os, Hayden a envie d'un bain. Aspen le pr&#233;pare, elle s'y glisse. Comme la nuit tomb&#233;e ne permet plus de voir le paysage, (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3429-d464c.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La longue marche dans la montagne a &#233;t&#233; &#233;reintante. Ils sont sortis fourbus du v&#233;hicule. &lt;br/&gt;
Milo, toujours accro aux infos, se repose au salon, &#224; l'&#233;tage inf&#233;rieur, en regardant l'immuable flot de nouvelles alarmantes que quelques chaines d'informations continuent de d&#233;verser, bien que les nouvelles g&#233;n&#233;rations se soient depuis longtemps oppos&#233;es &#224; tous ces flux anxiog&#232;nes. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Glac&#233;e jusqu'&#224; l'os, Hayden a envie d'un bain. Aspen le pr&#233;pare, elle s'y glisse. Comme la nuit tomb&#233;e ne permet plus de voir le paysage, elle commande la diffusion d'un documentaire sur les fonds marins, o&#249; des cr&#233;atures aussi sid&#233;rantes que l'anguille-grandgousier, ou le Vampire des abysses montrent une nature qui rivalise d'imagination avec les meilleurs films de SF. Le Tremoctopus la fascine : non seulement l'animal est f&#233;erique mais la femelle mesure jusqu'&#224; deux m&#232;tres de long, soit une taille quarante mille fois sup&#233;rieure &#224; celle de son partenaire ; c'est, dit-on, le plus important dimorphisme sexuel chez les animaux. Comme si cela ne suffisait pas, la vie sexuelle du m&#226;le tient de la trag&#233;die : il d&#233;tache un grand bras d'une poche sph&#233;rique que la femelle conserve dans la cavit&#233; de son manteau jusqu'&#224; la f&#233;condation et meurt peu de temps apr&#232;s l'accouplement.&lt;br/&gt;
La salle de bains a des airs d'aquarium, mais le silence des profondeurs est rompu par la puissance des jets du programme d'hydromassage, entrainant une cacophonie malvenue. Bien qu'elle ait d&#233;sactiv&#233; les puissants jets qui massent l'int&#233;rieur des cuisses et m&#232;nent tr&#232;s vite &#224; de violents orgasmes (elle ne les utilise plus depuis longtemps, ayant la sensation d'en sortir avec une chatte d&#233;molie, un clitoris meurtri), les remous distordent l'image de son corps dans l'eau, devenu imperceptible. Mais dans les profondeurs de la mer, dans la zone dite de Minuit, un ballet d'Atolla wyvilei commence et leurs cloches rouges, leurs chairs bioluminescentes, leurs tentacules caressantes la plongent dans des songeries o&#249; ces chairs molles viennent chahuter son repos. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Curieusement, Milo d&#233;teste se faire masser. Qu'ils servent &#224; d&#233;nouer des noeuds musculaires ou &#224; appuyer ces fameux points magiques &#224; l'int&#233;rieur des cuisses qui d&#233;clenchent d'imm&#233;diates envies lubriques, il refuse d'en entendre parler. Hayden a fini par ranger aux oubliettes ses fantasmes de massages c&#244;te &#224; c&#244;te, longs, luxurieux, les yeux dans les yeux, rendant p&#233;nible l'attente jusqu'au moment o&#249; les corps adh&#232;rent, se collent, s'emboitent avec une sensibilit&#233; litt&#233;ralement &#224; fleur de peau. Elle avait laiss&#233; tomber l'id&#233;e. &lt;br/&gt;
Il y a deux ou trois ans, en se baladant sur des sites de cul, elle &#233;tait tomb&#233;e sur un site japonais proposant des draps en latex d'un blanc clinique, que des publicit&#233;s d&#233;crivaient comme capables de merveilles. De petites ampoules v&#233;siculeuses contenaient de minuscules t&#234;tes de massage s'alignant tous les trois centim&#232;tres, une t&#233;l&#233;commande permettant vingt programmes de pulsations diff&#233;rentes. Elle en avait achet&#233; une paire, mais l'encombrant colis s'&#233;tait r&#233;v&#233;l&#233; d&#233;cevant, soit parce que les effets &#233;taient faibles, soit parce qu'elle en avait trop attendu. Les draps avaient fini au fond d'un placard, recouverts par une toutes sortes d'accessoires sexuels plus ou moins utiles. Dans la chambre, tout en s&#233;chant son corps dans une moelleuse et &#233;paisse serviette, elle se penche au-dessus d'un pavillon des tuyaux apparents qui servent &#224; communiquer naturellement d'une pi&#232;ce &#224; une autre : &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hola Milo ? &lt;br/&gt;
Le son de la chaine d'informations couvre sa voix. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Hooooooo ! Tu m'entends ? &lt;br/&gt;
Sans plus de succ&#232;s, elle descend l'escalier et le trouve absorb&#233; par des images diffus&#233;es sur le mur. Elle se pose devant un reportage sur l'Etna, une fois encore en &#233;ruption et ravageant des kilom&#232;tres de terre. Sur la montagne cendr&#233;e, des coul&#233;es pyroclastiques glissent comme des serpents d'un rouge fluorescent, formant un maillage irr&#233;gulier. Elle se tourne vers le mur, laisse tomber sa serviette et entreprend une modeste danse lascive en osmose avec le volcan, offrant un corps impudique et incandescent au regard de son amant qui, amus&#233;, accepte la silencieuse proposition.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La lumi&#232;re de la chambre est si tamis&#233;e qu'il leur faut quelques secondes pour se diriger &#224; proximit&#233; du lit. Pendant qu'il &#244;te pull et t-shirt, elle, &#224; genoux, s'occupe de le lib&#233;rer de son pantalon et de son cale&#231;on long. Elle frotte son visage contre son sexe, sa for&#234;t de poils blancs, hume l'exquise odeur interdite, caresse ses fesses, embrasse son ventre et se redresse doucement pour qu'ils glissent ensemble vers le lit. Le contact froid avec le drap de latex recouvert d'une fine couche de talc les surprend quelques secondes, puis, les sensations douces procur&#233;es par les capteurs ensemencent l'imaginaire d'une illusion de caresses sur toutes les parties du corps en contact avec le drap. Elle enveloppe leurs deux corps de cette troisi&#232;me peau, puis se frotte &#224; lui, cherchant &#224; irriter la pointe de ses seins contre son poitrail velu, &#224; &#233;moustiller sa chatte allant et venant sur sa hampe jusqu'&#224; ce que sa lubrification barde sa verge. Ils sont circonvenus par ces &#233;treintes synth&#233;tiques et berc&#233;s par le lent va-et-vient du corps de Hayden. Elle cherche la bouche de son Apollon fatigu&#233; pour l'embrasser, ce substitut de l'activit&#233; co&#239;tale lui permet de mieux s'embraser : toutes les membranes muqueuses si sensibles acc&#233;l&#232;rent son pouls, dilate ses noires pupilles, l'incite &#224; fouiller tout le corps de l'autre. Il r&#233;siste, sa bouche reste obstin&#233;ment ferm&#233;e, sans explication aucune. Elle glisse doucement le long de son corps poilu, explorant les sensations que le drap procure &#224; sa verge, ses couilles. Elle glisse sa langue pointue vers son cul, joue avec les plis contract&#233;s du rectum, acc&#233;l&#232;re ses coups de langue en frottant le latex sur son sexe. Lorsqu'elle sent que son plaisir monte, qu'il se d&#233;lecte, elle s'arr&#234;te net et s'empale. C'est sa r&#233;ponse au refus de l'embrasser. &lt;br/&gt;
Leur absence de paroles intimes - en dehors de quelques cochonneries, parfois -, leurs silences quant &#224; ce qu'ils attendent l'un de l'autre, de temps &#224; autre combl&#233;s par des gestes (lui, indiquant de ses mains le rythme souhait&#233; des pipes, elle guidant les mains sur ses seins), nuit occasionnellement &#224; leurs jouissances respectives. Le pr&#233;judice est faible, il y a quelque chose dans ce non-dit qui pousse vers la rencontre suivante, qui emp&#234;che de se repaitre de l'autre, maintient l'&#233;lectricit&#233; du d&#233;sir et incite &#224; ne pas se reposer sur autrui pour arriver &#224; l'orgasme. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle colle un bord du drap sur ses seins et maintient un autre bord sur ses couilles. Les mesures biom&#233;triques des capteurs mesurent leur temp&#233;rature, leur taux d'excitation, leurs niveaux d'oxyg&#232;ne dans le sang et leurs signaux de performance cardiaque. Ils s'ajustent sans cesse aux diff&#233;rents paliers d'excitation tandis que le drap semble capable de se mouvoir de fa&#231;on presque autonome sur leur corps. Si Aspen rentrait &#224; l'improviste dans la chambre, il ne saurait les distinguer, ainsi emball&#233;s, et n'aurait en spectacle qu'une mati&#232;re vivante, gluante, furieusement anim&#233;e, semblant livrer bataille contre elle-m&#234;me, mais comme au ralenti, leur &#226;ge ralentissant leur rage. Milo, qui toujours compte les orgasmes de Hayden avant de se pr&#233;occuper de son propre plaisir, est plusieurs fois au bord de l'orgasme, sans toutefois s'y abandonner. &lt;br/&gt;
N'ayant pas laiss&#233; d'accessoires &#224; proximit&#233; du lit, elle d&#233;loge la queue de sa chatte, se penche pour l'oindre abondamment de sa salive et la dirige vers son cul. Elle caresse d'abord son anus avec le gland, m&#234;lant sa cyprine &#224; sa salive par le biais du tiers, puis guide la queue doucement &#224; travers son sphincter contract&#233; en regardant Milo droit dans les yeux. Elle n'a jamais aim&#233; les sodomies en levrette, se sentant coup&#233;e de l'autre et soumise, tandis qu'en face &#224; face elle est active, dominante, se sent en symbiose avec lui, plus excit&#233;e. Elle sait par coeur comme, en d&#233;pit des apparences, les hommes aiment l'&#233;troitesse des anus qui enserre davantage leur p&#233;nis que les chattes non entrain&#233;es, et comme les mouvements de va-et-vient dans ce canal &#233;triqu&#233; les stimulent plus fortement. Pass&#233;es les premi&#232;res secondes o&#249; une douleur t&#233;r&#233;brante la terrasse, elle bascule vite dans l'exaltation de la p&#233;dication. Puis, l'acm&#233; venant trop vite, elle cesse d'&#234;tre attentive &#224; ce qui se passe dans l'univers ferm&#233; de son cul et fait transiter son plaisir par les expressions faciales de son partenaire, enfin parlantes. A peine pense-t-elle &#224; le ralentir lorsque ses mouvements sont trop brusques, ou lorsque le p&#233;trissement de ses seins devient douloureux. Il existe des milliers de jouets sexuels qui donnent des orgasmes extravagants de puissance et se comparent difficilement &#224; ceux qu'un homme peut procurer pour des raisons purement techniques : la machine peut embrasser inlassablement et &#224; tous les rythmes tous les zones &#233;rog&#232;nes &#224; la fois. Il faudrait deux &#224; trois personnes pour en imiter la performance. Mais pour elle, la masturbation est &#224; la sexualit&#233; ce que le r&#233;seau social est au rapport humain : c'est bien, mais c'est beaucoup moins bien.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'amant fougueux l'attrape par les hanches, scande un rythme de plus en plus rapide, l'utilise comme un instrument de sa jouissance. Sa bouche est d&#233;j&#224; grande ouverte, silencieuse, mais au bord des d&#233;lices. Ce sont dans ces quelques minutes o&#249; les r&#244;les s'inversent, lui dirigeant corps et mouvements, elle se laissant faire, les yeux toujours fix&#233;s sur lui, que l'excitation atteint son paroxysme gr&#226;ce &#224; l'abandon de toute retenue chez lui, l&#226;chant enfin sa f&#233;rocit&#233; naturelle, m&#251; uniquement par sa qu&#234;te de d&#233;livrance. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours empal&#233;e, elle retombe sur son corps dans une inconfortable position. Elle couche son oreille sur le coeur de Milo pour s'assurer qu'il continue de battre. Pendant qu'il s'assoupit, elle caresse sa peau, douce, r&#233;paratrice, stimulant un peu plus son syst&#232;me de dopamine, essentiel &#224; son &#233;nergie, &#224; sa cr&#233;ativit&#233;, &#224; son go&#251;t du risque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>6 - R&#233;tro-compatibles, acte II</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/6-Retro-compatibles-acte-II.html</link>
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		<description>Avant le d&#233;cloisonnement des genres et la fluidit&#233; dans les rapports sexuels n&#233;s au d&#233;but du XXIe si&#232;cle, tout tenait dans des cases, et en particulier les femmes. Il avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; t&#244;t dans le si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent que les r&#234;ves d'amour seraient la pierre angulaire de leurs ambitions. Les m&#232;res, les magazines f&#233;minins, la publicit&#233;, le cin&#233;ma, la mode, tout contribuait &#224; imposer aux jeunes femmes l'id&#233;e que si la lib&#233;ration par le travail &#233;tait indiscutable, si la sexualit&#233; &#233;tait une voie incontestable (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3428-a0cdd.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant le d&#233;cloisonnement des genres et la fluidit&#233; dans les rapports sexuels n&#233;s au d&#233;but du XXIe si&#232;cle, tout tenait dans des cases, et en particulier les femmes. Il avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; t&#244;t dans le si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent que les r&#234;ves d'amour seraient la pierre angulaire de leurs ambitions. Les m&#232;res, les magazines f&#233;minins, la publicit&#233;, le cin&#233;ma, la mode, tout contribuait &#224; imposer aux jeunes femmes l'id&#233;e que si la lib&#233;ration par le travail &#233;tait indiscutable, si la sexualit&#233; &#233;tait une voie incontestable d'&#233;panouissement, une vie sans amour &#233;tait terne, g&#226;ch&#233;e. Cela sous-entendait des voeux d'h&#233;t&#233;rosexualit&#233;, d'enfantements, de charges domestiques, d'effacement social, mais cela avait &#233;t&#233; si bien vendu aux foules f&#233;minines, que longtemps elles en ont redemand&#233;. Il aura sans doute fallu les angoisses climatiques qui menaient leur pr&#233;occupations ailleurs et &#233;vacuait tout d&#233;sir d'enfants, ainsi que les batailles LGBTTQ+, qui d&#233;-tricotaient les id&#233;es re&#231;ues sur le masculin et le f&#233;minin, pour lentement remplacer un r&#234;ve par un autre. Depuis, il semble que l'&#233;co-anxi&#233;t&#233;, les r&#233;seaux sociaux et les asexuels aient gagn&#233; la bataille, puisque toutes les formes d'activit&#233; sexuelle, y compris masturbatoires, sont en berne un peu partout dans le monde.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque de leur rencontre, la sculptrice avait d&#233;j&#224; des probl&#232;mes avec les cases et cloisonnements de genres, mais comme une partie du sel de la vie se niche dans les contradictions, c'&#233;tait la virilit&#233; exacerb&#233;e de cet homme qui l'avait excit&#233; en premier lieu et c'&#233;tait la partie la plus f&#233;minine d'elle-m&#234;me qu'elle lui avait offert apr&#232;s avoir eu une pulsion soudaine et incontr&#244;lable qui la poussait &#224; vouloir baiser avec lui, sur le champ. Plus grand que la moyenne, tr&#232;s droit, sa m&#226;choire carr&#233;e, une bouche immense, des sourcils brouissailleux qui cachent &#224; peine des yeux de braise, des mains qui parlent pour lui de la fa&#231;on dont il aime fa&#231;onner le monde, et surtout un air dominant et dur l'avaient imm&#233;diatement exalt&#233;e. Il est bien plus facile, disait-elle, de trouver une excitation sexuelle dans une forme superficielle d'antagonisme que dans la concorde o&#249; l'on risque d'assoupir lamentablement sa libido. C'&#233;tait aussi la raison pour laquelle coucher avec une femme n'&#233;tait pas aussi grisant, cela ressemblait plus &#224; de la masturbation et ne pouvait l'exciter que si un homme venait chahuter le jeu de miroirs. Il fallait, disait-elle, cultiver les diff&#233;rences tout autant que de chercher &#224; rassembler.&lt;br/&gt;
Les couilles de Milo sont vraiment &#233;normes et pendent entre ses jambes presque jusqu'&#224; mi-cuisses. Le poids de flop&#233;es de spermatozo&#239;des ? D'une dose &#233;lev&#233;e de testost&#233;rone, amie du pouvoir et de la concupiscence ? Mais qu'en fait-il hormis mater avec d&#233;lectation les paires de seins et les culs offerts &#224; sa vue ? Peut-il seulement compter sur ces rares femmes assez audacieuses pour l'aborder dans des a&#233;roports, des h&#244;tels, des bars &#233;loign&#233;s de son domicile conjugal ? Un maigre monde, sans noms, sans num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone, sans sentiments, sans lendemain. &lt;br/&gt;
Il s'&#233;tait laiss&#233; s&#233;duire par l'impudence de cette pipe au beau milieu de l'atelier et la fa&#231;on dont elle l'avait convaincu de revenir pour des moments brefs et sporadiques de cul, rien d'autre que du cul. Elle avait de jolis seins ronds comme des pommes avec de tous petits t&#233;tons, une bouche charnue, des gestes lascifs, un esprit trublion et une forme d'insouciance &#224; laquelle il n'&#233;tait pas insensible. Par ailleurs, il &#171; &#233;tait convaincu qu'elle ne serait pas du genre &#224; perturber son &#233;quilibre domestique. Et aussi : elle semblait insatiable (la bite comme objet transitionnel). Dans un r&#244;le tout &#224; fait paternaliste, il l'encourageait &#224; se lib&#233;rer d'&#233;ventuels tabous ou de toute retenue, ce qui lui permettait de se lib&#233;rer lui-m&#234;me de ses carcans, mais indirectement. M&#234;me s'ils contenaient g&#233;n&#233;ralement leurs rencontres &#224; des champs vanille, il y avait presque toujours des tentatives exp&#233;rimentales qui les tenait &#224; l'&#233;cart du ronronnement, de l'ennui. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y avait eu des moments de crise. Parfois, Milo croulait sous le boulot et n'avait pas le temps de venir la sauter. D'autres fois, il craignait le vieillissement, ne plus &#234;tre assez vigoureux. Parfois s'&#233;tait elle qui s'aga&#231;ait, voulait voir ailleurs des hommes qui auraient moins de r&#232;gles psycho-rigides. Ils ne s'&#233;taient pas r&#233;v&#233;l&#233;s d'aussi bons coups. Alors elle ne l&#226;chait pas prise, tel un rongeur, elle le pourchassait, manifestait ses envies pressantes, orchestrait rencontres et &#233;bats, en savourant un d&#233;sir inalt&#233;rable, n&#233; d'une relation ou rien d'autre n'existait que l'app&#233;tit sexuel. Il se laissait faire avec une passivit&#233; d&#233;sarmante pour un homme d'action, jusqu'au moment o&#249;, dans le feu de la baise, quelque envie br&#251;lante se manifestait, le poussant &#224; agir. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fil des ans, ce r&#244;le de solliciteuse d'entrevues et de cheffe des assauts, l'accoutumance &#224; des rapports strictement sexuels ont amen&#233; Hayden &#224; penser autrement le lien &#224; l'autre (O&#249; se situe-t-on vraiment dans une relation charnelle ? O&#249; est l'autre lorsqu'il jouit ? Qu'est-ce qui est tangible dans une relation &#224; deux ? Etc.). La situation l'avait d&#233;livr&#233;e de l'oppression des r&#234;ves d'amour. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question du vieillissement des corps s'est pos&#233;e assez t&#244;t dans leur relation, dans une forme de courtoisie r&#233;ciproque. Les lumi&#232;res ont commenc&#233; &#224; se tamiser &#224; un &#226;ge o&#249; c'&#233;tait encore inutile. Lorsqu'ils eurent tous les deux atteint l'&#226;ge f&#233;roce de la retraite, en optant pour un ancrage d&#233;finitif et volontaire dans le monde du travail (il &#233;tait intellectuel plus que physique, d'o&#249; une long&#233;vit&#233; possible), il devint &#233;vident que c'&#233;tait ces activit&#233;s mentales et sociales qui pr&#233;servaient en partie la fraicheur de leurs pens&#233;es et celle de leurs cellules. D&#232;s le d&#233;but du si&#232;cle, ils avaient suivi les travaux internationaux sur la g&#233;n&#233;tique du vieillissement, surveillant autant les aspects scientifiques que technologiques, &#233;thiques, etc. Milo s'y &#233;tait int&#233;ress&#233; pour des raisons professionnelles, Hayden cherchait tout ce qui permettait de pr&#233;server les rapports physiques. Malgr&#233; le sport, la vie active, les pilules en tous genres qu'ils prenaient pour maintenir active leur lubricit&#233;, ils craignaient toujours autant de doucement d&#233;catir. Heureusement, 2032 avait &#233;t&#233; une ann&#233;e marquante avec la mise sur le march&#233; simultan&#233;e de deux produits : des nanorobots capables de renouveler le syst&#232;me immunitaire - r&#233;glant au passage le probl&#232;me du vieillissement des cellules - et des vaccins &#233;pig&#233;n&#233;tiques qui permettent la modification du fonctionnement des g&#232;nes dans l'organisme, r&#233;activant la force et la mobilit&#233; de la jeunesse. C'&#233;tait la raison pour laquelle en dehors de la laborieuse &#233;dification d'un cadeau mat&#233;riel pour f&#234;ter l'imminence des quatre-vingt dix ans de Milo, Hayden &#233;changeait depuis un moment avec le laboratoire Rejuvenate Bio, aux Etats-Unis, pour obtenir deux vaccins et contourner les r&#233;ticences de l'agence europ&#233;enne de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>5 - Zone de transit</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/5-Zone-de-transit.html</link>
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		<dc:date>2026-09-10T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Milo est un homme d'habitudes. O&#249; qu'il soit, le dimanche, il fait de longues marches. Hier, il a propos&#233; &#224; Hayden une randonn&#233;e d'une journ&#233;e enti&#232;re pour grimper quelques heures sur la Jungfrau, une montagne &#224; proximit&#233; de Berne. C'est une fa&#231;on comme une autre de d&#233;couvrir la r&#233;gion. Elle se marre : ils vont donc escalader ensemble une &#171; jeune femme &#187; ou &#171; vierge &#187;, traduction litt&#233;rale du nom de ce sommet ? Un brouillard &#233;pais entoure la maison, elle flotte dans le vide, le paysage a disparu. Ils h&#233;sitent (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3427-0584f.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Milo est un homme d'habitudes. O&#249; qu'il soit, le dimanche, il fait de longues marches. Hier, il a propos&#233; &#224; Hayden une randonn&#233;e d'une journ&#233;e enti&#232;re pour grimper quelques heures sur la Jungfrau, une montagne &#224; proximit&#233; de Berne. C'est une fa&#231;on comme une autre de d&#233;couvrir la r&#233;gion. Elle se marre : ils vont donc escalader ensemble une &#171; jeune femme &#187; ou &#171; vierge &#187;, traduction litt&#233;rale du nom de ce sommet ? &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un brouillard &#233;pais entoure la maison, elle flotte dans le vide, le paysage a disparu. Ils h&#233;sitent &#224; partir, craignant autant la route qu'une marche hasardeuse, mais Aspen annonce des &#233;claircies en fin de matin&#233;e. &lt;br/&gt;
Pour se rendre sur cette Jungfrau depuis chez eux, il &#233;tait pr&#233;f&#233;rable autrefois de voyager par les airs jusqu'&#224; l'a&#233;roport de Berne, puis de prendre une voiture. Mais &#224; la suite de l'effondrement du trafic a&#233;rien de l'a&#233;roport &#224; partir de 2019, amplifi&#233; cinq ou six ans plus tard par l'interdiction de l'usage du K&#233;ros&#232;ne (seuls les avions &#233;lectriques &#224; hydrog&#232;ne, z&#233;ro-&#233;mission sont autoris&#233;s en Suisse), l'a&#233;roport est &#224; pr&#233;sent ferm&#233;. Cela impose de partir &#224; l'aube. Milo a lou&#233; une voiture autonome, la Cyborg AVTR de ses r&#234;ves. Mais, cela fait des d&#233;cennies qu'il conduit les mains prudemment contract&#233;es sur le volant et il a du mal &#224; litt&#233;ralement l&#226;cher prise dans ce v&#233;hicule qui n'en poss&#232;de pas. Il a &#233;t&#233; remplac&#233; par une troublante fonction de contr&#244;le biom&#233;trique surveillant le rythme respiratoire du conducteur. Cela demande &#224; ceux qui ont connu le volant d'&#234;tre capable d'accorder une immense confiance &#224; la machine, avant d'acqu&#233;rir une forme de d&#233;tachement. Tout cela laisse Hayden bien indiff&#233;rente, elle n'a jamais voulu conduire. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Equip&#233;s de v&#234;tements techniques l&#233;gers et de b&#226;tons de marche, ils s'abaissent p&#233;niblement pour glisser dans leur v&#233;hicule trop bas pour eux. De fa&#231;on toute inutile, il surveille la brume et se concentre sur le comportement de la voiture. Elle observe alternativement les nombreux gadgets (les fonctions du v&#233;hicule se projettent sur le corps ou la main du conducteur ) et le paysage qui apparait par instants, devenu de plus en plus vert depuis que les Suisses ont pris tr&#232;s au s&#233;rieux la question climatique. Elle s'amuse aussi de le voir, lui, si f&#233;ru de technologie et de progr&#232;s, aussi inquiet de s'abandonner &#224; ce v&#233;hicule tr&#232;s autonome sur ces sinueuses routes de montagnes, en pleine brumaille. La vitesse de la voiture se synchronise sur les panneaux routiers, impossible de d&#233;passer les 30 km / heure. Le chemin est d&#233;sert, il est encore t&#244;t. Il tente de se d&#233;tendre en racontant des histoires du pass&#233;, pointe du doigt le paysage spectaculaire qui se d&#233;gage &#224; peine lorsqu'ils approchent du lac des Quatre-Cantons encercl&#233; de montagnes : la brume se d&#233;place, d&#233;coupe quelques arbres en silhouette, estompe les reflets du lac, r&#233;v&#232;le ou fait disparaitre le flanc des montagnes. &lt;br/&gt;
Lorsque le paysage s'&#233;loigne derri&#232;re eux, Hayden reprend le fil de la conversation, r&#233;clame encore des histoires cent fois entendues qu'elle adore, comme ce jour o&#249; &#224; la fin d'un d&#233;jeuner il &#233;tait descendu dans les toilettes du restaurant, et une inconnue l'avait suivi pour se faire rapidement prendre par lui dans les &#233;troites toilettes du lieu. Des hommes peuvent-ils r&#233;ellement avoir cette chance ? &lt;br/&gt;
La sellerie int&#233;rieure, en forme de coque, ne permet pas de s'unir autrement que par le verbe, elle ne tente donc rien avec lui, mais l'&#233;vocation de ces sc&#232;nes l'&#233;moustille. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils approchent de Berne et le brouillard danse autour d'eux. Elle fronce les sourcils, attir&#233;e par quelque chose d'&#224; peine perceptible et lui demande d'arr&#234;ter un instant le v&#233;hicule. Milo ne pose jamais de questions, c'est pour lui une fa&#231;on de garder ses distances. Il s'ex&#233;cute. Elle s'extirpe de la voiture et fait quelques m&#232;tres sur le bas c&#244;t&#233;. On ne voit rien d'autre qu'un pan de grillage et des barbel&#233;s, le reste du paysage est effac&#233; par la brume glac&#233;e. Il essaie de comprendre ce qu'elle a pu voir, sans succ&#232;s. &#192; pr&#233;sent elle dispara&#238;t. &lt;br/&gt;
Il attend. &lt;br/&gt;
Elle ne vient pas. &lt;br/&gt;
Il demande &#224; la voiture de braquer ses phares anti-brouillard dans la direction qu'elle a prise, dans l'espoir de comprendre. Il finit par sortir du v&#233;hicule, pouss&#233; par l'agacement autant que par l'inqui&#233;tude. &lt;br/&gt;
Un laser rouge clignote, dessine un ovale. Il s'approche et d&#233;couvre une d&#233;coupe dans le double grillage qui prot&#232;ge le lieu. Il marche sur un large terrain de bitume, suivant la lueur rubescente qui traverse ce voile de coton glac&#233; et finit par distinguer une masse d'un gris sombre. &lt;br/&gt;
C'est un avion de ligne, abandonn&#233; sur le tarmac de l'a&#233;roport croupissant. La pointe lumineuse l'invite &#224; monter la passerelle. Au sommet, il la retrouve d&#233;guis&#233;e en h&#244;tesse de l'air qui fait fi des saisons : jupe cigarette aux tons sombres, escarpins, chemisier blanc qui laisse apercevoir ses seins nus, un foulard de soie autour du cou et sur la t&#234;te une perruque blonde brushingu&#233;e avec un ridicule petit bibi arborant le sigle d'une compagnie a&#233;rienne. Elle pose un doigt sur ses l&#232;vres pour emp&#234;cher toute question ou r&#233;sistance. De sa lampe, elle le guide vers la cabine de premi&#232;re classe et d&#233;signe un si&#232;ge convertible d&#233;j&#224; transpos&#233; en lit, sur lequel elle a pos&#233; un drap de la maison. On est loin de l'ambiance feutr&#233;e d'autrefois. La cabine est glaciale et sale, l'avion est probablement clou&#233; l&#224; depuis la fermeture de l'a&#233;roport. Tout tombe un peu en ruine, m&#234;me le luxe. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'air est gris et trop glacial pour se d&#233;v&#234;tir. Elle l'encourage &#224; s'allonger en baissant &#224; peine son pantalon et son cale&#231;on chauffant, tandis qu'elle attrape un tube de gel glac&#233; pos&#233; au bord de la couchette. Elle retrousse sa jupe jusqu'aux hanches, se badigeonne la chatte de ce lubrifiant et se met &#224; califourchon sur lui. Elle se penche mordre ses l&#232;vres et embrasser longuement son cou sensible, tandis que ses mains d&#233;goulinantes du liquide visqueux massent sa bite, chacune dans un sens oppos&#233;, un pouce revenant sans cesse caresser son frein et sa couronne. Pendant cette douce torture indienne, elle s'arrange pour que le gland fr&#244;le les l&#232;vres de sa chatte, de fa&#231;on &#224; se caresser sur lui. La hampe gonfle. Il rel&#232;ve sa t&#234;te pour suivre ses gestes, son regard, puis d&#233;tache les quelques boutons de sa blouse, malaxant ses seins, pin&#231;ant ses t&#233;tons, les &#233;crasant de toute la force de ses doigts. Exactement comme elle aime. Il bande comme un fou, malgr&#233; le froid et l'interdit. Elle mouille de plus en plus, s'emballe et s'empale. &lt;br/&gt;
Les grandes mains de Milo n'ont rien perdu de leur force, il broie ses hanches pour la caler sur son rythme. Il y a comme toujours un petit contre-temps entre eux : elle a rapidement un premier orgasme qui n&#233;cessite qu'elle ralentisse un moment pour reprendre son souffle, emp&#234;chant Milo de jouir &#224; son tour. Et c'est tant mieux. Elle se soul&#232;ve &#224; peine, attrape une bande de silicone &#224; nano-robots et la scotche &#224; la base de sa hampe, en la serrant bien, pour mieux recommencer. Moins agile qu'autrefois &#224; comprimer sa queue de toute la force de sa chatte et &#224; faire onduler ses hanches comme un derviche tourneur, la sangle outill&#233;e vient compenser. Les nano-robots pressent la base de sa verge par petits mouvements alternatifs, donnant la sensation d'une main fine, gliss&#233;e entre eux, qui enserre son sexe. D'autres envoient des pulsions le long des parois de la chatte, comme ceux des nouveaux lubrifiants qui permettent de faire l'amour &#224; distance. Elle surveille le plaisir de son partenaire, attendant toujours avec effervescence le moment o&#249; il ouvre grand sa bouche sans &#233;mettre aucun son, comme une agonie muette signalant l'arriv&#233;e imminente de son orgasme. Elle attire ses mains vers ses seins pour qu'&#224; nouveau il les malaxe en attendant de jouir &#224; son tour. Un cri pr&#233;cipit&#233; lui soul&#232;ve les c&#244;tes, le temps d'apr&#232;s se suspend. &lt;br/&gt;
La temp&#233;rature interdit toute sieste post-co&#239;tale ; &#224; pr&#233;sent que les corps ne sont plus anim&#233;s par la qu&#234;te de r&#233;ciproques r&#233;compenses, c'est le froid glacial qui les p&#233;n&#232;tre et emp&#234;che toute cajolerie. &lt;br/&gt;
Ils se rhabillent et descendent prudemment l'escalier de fer rouill&#233;, aux marches incertaines. Elle lance &#224; nouveau un sillon rouge qui les guide jusqu'&#224; leur v&#233;hicule. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Est-ce qu'en baisant, tu as repens&#233; &#224; nos &#233;changes anciens sur les fa&#231;ons dont on pourrait un jour faire l'amour dans l'avion ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Non, j'&#233;tais dans l'instant. Peut-&#234;tre quand m&#234;me intrigu&#233; par la fa&#231;on dont tu as g&#233;r&#233; cette folie. Quand as-tu planifi&#233; tout &#231;a ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ha, ha ! Oui. J'ai envoy&#233; hier un drone en rep&#233;rage, apr&#232;s qu'on ait d&#233;cid&#233; de venir. Il a survol&#233; l'a&#233;roport et comme j'ai vu un avion au sol, je n'ai pas pu r&#233;sister. Ensuite, j'ai lou&#233; un uniforme et envoy&#233; &#224; nouveau le drone avec la tenue, un drap et les lasers qui m'ont servi &#224; d&#233;couper le grillage et &#224; te guider. Je viens de tout renvoyer &#224; Aspen, pendant que tu jetais un oeil sur l'&#233;tat de la cabine de pilotage. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pas mal. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'habitacle &#233;tait glac&#233; et inconfortable, certes. Mais est-ce que les lieux in&#233;dits, et la part d'incertitudes qu'engendre l'Autre, ne rend pas les orgasmes autrement plus m&#233;morables et extatiques qu'avec nos machines ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; C'est quoi ce discours ? Toi, nostalgique du bon vieux temps ? Je croyais que c'&#233;tait moi le r&#233;ac. Tu as perdu le go&#251;t de la tech ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Non, mais soit honn&#234;te. Tu ne trouves pas dommage que les gen Z et Alpha aient une telle d&#233;fiance de l'autre et pr&#233;f&#232;rent la technologie &#224; l'intime ? Enfin, les rares fois o&#249; leur libido les chatouille ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Mais les jeunes sont fantastiques et ont d&#233;pass&#233; depuis longtemps les questions de pr&#233;f&#233;rences sexuelles. Ils et elles ont un large champ exploratoire, de quoi tu parles ? &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Je ne dis pas le contraire, je regrette juste un manque de lubricit&#233;. Tu sais bien que la fr&#233;quence de rapports de chair est tr&#232;s en inf&#233;riorit&#233; par rapport aux rapports avec des machines, d&#233;j&#224; bien faibles. &#199;a me chagrine &#8230; Il y a quand m&#234;me quelque chose d'apocalyptique dans ce monde o&#249; les vieux, comme nous, baisent et s'apaisent dans le corps de l'Autre, tandis que les jeunes sont de plus en plus p&#233;trifi&#233;s par les rencontres humaines. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette conversation est sans int&#233;r&#234;t pour Milo, qui presse son pas. Il reste soixante-dix kilom&#232;tres &#224; parcourir et il ne veut pas rentrer trop tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>4 - Bug de jeunesse</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/4-Bug-de-jeunesse.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Tr&#232;s jeune, Milo s'&#233;tait mari&#233; &#224; une autre femme, toujours &#224; ses c&#244;t&#233;s, bien que le d&#233;sir sexuel se soit &#233;vapor&#233; depuis longtemps. Avec elle, il partage tout, sauf ses abondantes pens&#233;es libidinales. Bel homme, il a toute sa vie &#233;t&#233; courtis&#233; par des femmes et n'aurait jamais couru apr&#232;s aucune. Dit-il. &#201;tait-ce son sex appeal, son assise financi&#232;re, ou un peu des deux ? Difficile &#224; dire et tr&#232;s contraire aux id&#233;es actuelles, mais elles se seraient offertes, auraient qu&#233;mand&#233;, harcel&#233;, suppli&#233; et il serait (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3426-bd526.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s jeune, Milo s'&#233;tait mari&#233; &#224; une autre femme, toujours &#224; ses c&#244;t&#233;s, bien que le d&#233;sir sexuel se soit &#233;vapor&#233; depuis longtemps. Avec elle, il partage tout, sauf ses abondantes pens&#233;es libidinales. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bel homme, il a toute sa vie &#233;t&#233; courtis&#233; par des femmes et n'aurait jamais couru apr&#232;s aucune. Dit-il. &#201;tait-ce son sex appeal, son assise financi&#232;re, ou un peu des deux ? Difficile &#224; dire et tr&#232;s contraire aux id&#233;es actuelles, mais elles se seraient offertes, auraient qu&#233;mand&#233;, harcel&#233;, suppli&#233; et il serait arriv&#233; que certaines soient parfois devenues dangereuses. Autrefois, lorsqu'il existait des t&#233;l&#233;phones fixes dont les num&#233;ros &#233;taient rattach&#233;s &#224; des lieux d'habitation et non &#224; des personnes, certaines d'entre elles auraient racont&#233; des choses orduri&#232;res et inqui&#233;tantes &#224; son &#233;pouse, de nature jalouse. Cela l'aurait pouss&#233; &#224; limiter les interactions, &#224; faire en sorte de les limiter &#224; ses d&#233;placements &#224; l'&#233;tranger, &#224; contr&#244;ler ses pulsions, pour diminuer le risque de situations inconfortables et inutiles. Ce frein s'est miraculeusement estomp&#233; lorsque la t&#233;l&#233;phonie est devenue mobile, puis il s'est &#233;teint avec le d&#233;veloppement de la cybers&#233;curit&#233; &#224; la port&#233;e de tous, lui permettant d'avoir une approche plus libre, voire exp&#233;rimentale, des rapports extra-conjugaux, probablement particuli&#232;rement n&#233;cessaires &#224; celles et ceux qui occupent des postes &#224; responsabilit&#233;, afin de rel&#226;cher leurs tensions. &#192; partir ce cette r&#233;volution technologique, toutes celles - et elles &#233;taient nombreuses - qui ont su se montrer raisonnables, capables d'accepter d'embl&#233;e une situation immuable et d'appr&#233;cier comme lui un bon orgasme entre deux portes, ont toujours &#233;t&#233; bienvenues. Lorsqu'il se sentait en confiance avec une femme et qu'il s'autorisait &#224; la revoir, il &#233;tait curieux de connaitre ses fantasmes, tout en ayant du mal &#224; livrer les siens. Il se prot&#233;geait en pensant que ses partenaires avaient plus d'imagination que lui. Cela venait de sa premi&#232;re exp&#233;rience : alors qu'il &#233;tait mineur, une femme m&#251;re l'avait d&#233;barrass&#233; de sa virginit&#233; et lui avait appris &#224; prendre et donner du plaisir &#224; partir d'un vaste &#233;ventail de possibilit&#233;s. Laisser les femmes livrer leurs envies lui permettait d'&#233;largir le champ de ses jouissances tout en conservant intacte l'id&#233;e qu'il se faisait de lui-m&#234;me : un homme droit, dont les pens&#233;es ne s'&#233;garent pas. &lt;br/&gt;
En bref, Milo a toujours &#233;t&#233; partant, mais jamais demandeur. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque o&#249; les deux amants se sont rencontr&#233;s, les T&#233;l&#233;coms facilitaient d&#233;j&#224; ses infid&#233;lit&#233;s, et la possibilit&#233; d'envoyer des SMS salaces faisaient son d&#233;lice. Il avait beau avoir une charge de travail cons&#233;quente, ces petites bombes qui tombaient &#224; n'importe quelle heure, au milieu de n'importe quelle r&#233;union, &#233;taient aussi d&#233;stabilisantes qu'attendues et, disons-le aussi, jouissives. &lt;br/&gt;
Rien ne faisait de Hayden une femme diff&#233;rente des autres : elle l'avait crois&#233; &#224; une r&#233;ception, l'avait trouv&#233; sexuellement attirant, le lui avait fait savoir et ne s'&#233;tait pas arr&#234;t&#233;e &#224; son refus. Elle l'avait gentiment poursuivi, il avait pos&#233; ses conditions. Il fallait que ce soit des rapports sexuels et rien d'autre, ni sentiments, ni projets d'avenir. Cela collait &#224; l'envie de libert&#233; qu'elle avait. Ainsi, pas de gestion du quotidien, pas d'emmerdements domestiques, pas d'enfants, et surtout pas de lassitude sexuelle. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, elle donnait des cours dans une &#233;cole d'art, tout en &#233;tant sculptrice, avec toutes les difficult&#233;s que cela repr&#233;sente dans un monde o&#249; la place des femmes dans l'art &#233;tait encore assez secondaire. La ville de Paris lui avait accord&#233; un atelier d'artiste, au dernier &#233;tage, avec une vue d&#233;gag&#233;e sur le quartier. Ce qui aurait pu &#234;tre un salon &#233;tait rempli de potences de modelage, de tournettes de potier, selles de modeleur, fils de m&#233;tal, pl&#226;tres, gants de latex et de fragments de corps humains enchev&#234;tr&#233;s en pl&#226;tre, terre glaise ou c&#233;ramique, dont elle avait fait sa sp&#233;cialit&#233; &#8230; L'immense verri&#232;re ouverte sur le ciel d&#233;gag&#233; n'arrivait pas &#224; compenser la crasse et la poussi&#232;re qui r&#233;gnaient dans ce capharna&#252;m. &lt;br/&gt; Milo &#233;tait pass&#233; un apr&#232;s-midi, dans l'id&#233;e moyennement plausible de voir le travail de l'artiste et boire un caf&#233; avec elle. Comme pas mal d'hommes travaillant dans la tech, il portait un col roul&#233; aussi noir que ces longs cheveux, un jean, des baskets et une grosse montre de sport. Un uniforme a priori neutre, mais tout &#231;a sentait quand m&#234;me un peu le fric. Elle l'avait re&#231;u dans sa blouse de travail d'&#233;pais coton blanc, macul&#233;e par son travail du jour. Sa tignasse boucl&#233;e &#233;tait relev&#233;e en chignon, avec un crayon en guise d'attache. Elle avait des mains &#233;paisses et solides, assez s&#233;duisantes, qui contrastaient avec son corps fr&#234;le. Il accepta poliment la tasse qu'elle lui tendait, mais, incommod&#233; par la salet&#233;, il &#233;t&#233; rest&#233; debout face &#224; la vue. Il lui posa des questions d'usages sur ses oeuvres, avec l'intention de fuir au plus vite pour &#233;chapper &#224; ce lieu poudroy&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle &#233;tait rapide. &lt;br/&gt;
Elle s'&#233;tait agenouill&#233;e entre ses cuisses et d'une main empress&#233;e et experte avait d&#233;boutonn&#233; son pantalon qu'elle avait fait glisser au sol, puis son cale&#231;on, le laissant le sexe &#224; l'air, le mouvement entrav&#233; par son pantalon aux chevilles et sa tasse de caf&#233; &#224; la main. Pendant que ses mains caressaient ses lourdes couilles, sa langue longue et pointue d&#233;couvrait pour la premi&#232;re fois cette bite longue et l&#233;g&#232;rement brune qui tr&#232;s vite r&#233;agissait &#224; la proposition. Lui restait muet de stup&#233;faction, le regard baiss&#233; sur elle, ne sachant comment r&#233;agir, pris entre l'embarras de la position dans laquelle il se trouvait et l'envie de d&#233;couvrir les seins ronds et bien galb&#233;s qu'il entr'apercevait. Elle avala le gland, le pompa, tandis que de ces doigts experts elle massait ses grosses couilles et les faisaient danser dans leur poche. Quelques minutes plus tard, la surprise ayant pris de court Milo, il &#233;jacula au fond de son gosier. &lt;br/&gt;
Il s'&#233;tait excus&#233;. &#199;a n'&#233;tait pas dans ses mani&#232;res, disait-il. Il se sentait malotru, goujat, alors qu'il n'&#233;tait en rien responsable. Elle le rassura, lui expliquant qu'elle n'avait pas voulu autre chose, qu'elle aimait tailler des pipes, qu'elle en tirait un grand plaisir. Parfois cela allait jusqu'&#224; une forme de jouissance physique qu'elle avait eue, tant la g&#234;ne de Milo l'avait excit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>3 - Interface tactile.</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/3-Interface-tactile.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Milo est &#224; peine une ombre en mouvements derri&#232;re la large paroi de verre de la douche, tant la bu&#233;e est abondante. Sa t&#234;te est ailleurs, pendant que l'eau bouillante coule sur ses &#233;paules. Hayden le rejoint. Prendre sa douche avec lui, se laver mutuellement, c'est une stimulation tactile de plus. Depuis qu'ils ont lu quelque part que certaines des terminaisons nerveuses de la peau qui impactent le plaisir se situent dans les zones duveteuses, pr&#232;s des follicules pileux (les caresses envoient des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3425-a3118.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Milo est &#224; peine une ombre en mouvements derri&#232;re la large paroi de verre de la douche, tant la bu&#233;e est abondante. Sa t&#234;te est ailleurs, pendant que l'eau bouillante coule sur ses &#233;paules. &lt;br/&gt;
Hayden le rejoint. &lt;br/&gt;
Prendre sa douche avec lui, se laver mutuellement, c'est une stimulation tactile de plus. Depuis qu'ils ont lu quelque part que certaines des terminaisons nerveuses de la peau qui impactent le plaisir se situent dans les zones duveteuses, pr&#232;s des follicules pileux (les caresses envoient des signaux &#233;lectriques dans l'insula, r&#233;gion c&#233;r&#233;brale qui g&#232;re les &#233;motions et diffuse le plaisir), ils se r&#233;jouissent d'appartenir &#224; une g&#233;n&#233;ration o&#249; poils n'&#233;taient ni bannis, ni traqu&#233;s, tels des vestiges d'une &#232;re pr&#233;historique &#224; bannir. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Assieds-toi sur le banc.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Milo s'ex&#233;cute. Il a les jambes &#233;cart&#233;es et d&#233;voile les muscles de ses cuisses, miraculeusement aussi fermes que de sa jeunesse. Sa bite est flacide et ses couilles pendantes, l'eau ruisselle sur son corps, mais son oeil s'allume. Elle s'agenouille prudemment entre ses jambes, glisse un peu de savon liquide dans le creux de sa main et fait mine d'avoir besoin de relaver son cul, sa queue aussi. Elle caresse l'ensemble, roule les couilles dans leur poche pliss&#233;e, shampouine les poils de son pubis, rince abondamment l'ensemble, puis sa langue repasse le m&#234;me itin&#233;raire que ses mains. La pointe commence par parcourir la couronne, l'ensemble du gland, remonte sur le m&#233;at, joue &#224; vouloir le p&#233;n&#233;trer, puis taquine le frein. Elle mordille la hampe tendrement, descend vers les couilles et longe le sillon m&#233;dian avant de tout recommencer en d&#233;sordre, deux, trois, quatre fois, ou plus, sans particuli&#232;rement chercher &#224; le faire jouir. Le sol savonneux est trop glissant pour des &#233;bats et il doit filer travailler, bref, on s'arr&#234;te l&#224;. Comme un &#171; bonjour &#187; un peu long, en somme.
Il se s&#232;che dans une grande serviette et elle le regarde s'&#233;loigner : sa longue silhouette apparait dans le reflet d'un des miroirs en colonne, ses jambes sont toujours aussi sveltes, ses fesses rebondies, app&#233;tissantes. Elle enfile un &#233;pais peignoir de bain, roule une serviette auto-chauffante sur ses cheveux et se dirige vers la cuisine, avec une envie d'oeufs aux plat. La cuisine est la seule pi&#232;ce color&#233;e, presque bariol&#233;e de tons vifs et chauds.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen a pr&#233;par&#233; la table : des brioches, du pain sorti br&#251;lant d'une machine - avec une cro&#251;te croustillante et sombre et une mie encore humide et moelleuse - du beurre la ferme, du miel en alv&#233;oles de la ruche qu'ils ont au fond du jardin. &lt;br/&gt;
Milo arrive v&#234;tu d'un col roul&#233; &#224; grosses mailles, d'un pantalon de ski et de bottes de montagne fourr&#233;es. Il survole ses mails. Cet ennemi de l'approximation travaille en permanence, cherche &#224; tout optimiser, &#224; conqu&#233;rir encore et toujours plus. Il a toujours un fort app&#233;tit pour le pouvoir, ce qui - pense-t-elle - maintient au beau presque fixe sa libido d&#233;bordante. &lt;br/&gt;
Alors qu'&#224; ses d&#233;buts leur relation avait &#233;t&#233; tr&#232;s chaotique, elle avait fait un jour le choix d&#233;finitif d'imaginer Milo tel qu'elle souhaitait qu'il soit et de faire abstraction de tout ce qui avait pu la contrarier au d&#233;but de leur relation. Cela faisait plusieurs d&#233;cennies que cela fonctionnait. Si &#224; pr&#233;sent de plus en plus de gens se r&#233;fugiaient dans des m&#233;tavers pour fuir un quotidien glauque et fantasmer des vies parfaites, elle utilisait son imagination f&#233;conde pour id&#233;aliser son partenaire sexuel et faire en sorte qu'il r&#233;ponde &#224; toutes ses attentes, &#233;motionnelles, sexuelles, intellectuelles. La m&#233;thode agissait tout aussi bien lorsqu'il &#233;tait l&#224;. Sans &#234;tre sceptique, il &#233;tait devenu commode pour elle de n'accorder &#224; la r&#233;alit&#233; qu'une importance relative. &lt;br/&gt;
Milo ne pensait pas en ces termes. Leur accord initial portait uniquement sur des rapports sexuels d&#233;nu&#233;s de tous sentiments et il n'avait pas &#224; &#234;tre remis en cause. Des d&#233;cennies plus tard, il restait convaincu que c'&#233;tait la facilit&#233;, l'habitude et l'entente sexuelle qui avaient fait perdur&#233; ces rapports, absolument rien d'autre. Certains hommes sont capables de s'extraire de tout sentiment affectif, l'essentiel &#233;tant qu'eux-m&#234;mes ne soient pas emp&#234;ch&#233;s par des pens&#233;es contreproductives. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la cuisine, les deux bras cuisiniers cassent les oeufs sur la po&#234;le, puis salent et poivrent sur la plaque &#224; induction. Le d&#233;compte de la minuterie signale une fin de cuisson imminente. Une voix synth&#233;tique r&#233;sonne dans toutes les pi&#232;ces de la maison :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les oeufs sont pr&#234;ts, &#224; table ! &lt;br/&gt;
Inlassablement fascin&#233;s par ce spectacle feutr&#233;, ils sont c&#244;te &#224; c&#244;te face au paysage ithyphallique de montagnes immacul&#233;es, vierges de tous visiteurs (le canton a vot&#233; il y a quatre ou cinq ans la fin du tourisme, transformant les h&#244;tels en fermes agricoles et la piste d'aviation en terrain de sport, afin de pr&#233;server la vie des habitants et la nature environnante). Comme si rien ne s'&#233;tait pass&#233; sous la douche, comme si le d&#233;sir n'&#233;tait pas venu au rendez-vous, le couple commente l'actualit&#233;, on parle de mise sur le march&#233; d'ordinateurs biologiques, dont les syst&#232;mes traduisent l'information en fragments ADN et non en charges &#233;lectriques, tout en beurrant d'&#233;paisses tartines. On parle d'une exposition sur un m&#233;tayers qui pour une fois vaut le d&#233;tour. Elle ajoute un peu de leur miel, ses l&#232;vres sont collantes et sucr&#233;es. Il l'embrasse et file &#224; &#224; l'&#233;tage inf&#233;rieur, pour un rendez-vous en ligne qui risque de s'&#233;terniser. &lt;br/&gt;
Elle finit son petit d&#233;jeuner et reste un moment r&#234;veuse devant la danse des flocons de neige qui finissent par fondre sur la baie vitr&#233;e. Elle se l&#232;ve et se tourne vers Aspen.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Suis-moi dans la chambre. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Il s'ex&#233;cute.&lt;br/&gt;
Elle lib&#232;re ses cheveux faisant tomber la serviette, d&#233;tache son peignoir qu'elle laisse tomber au sol et se retourne nue vers lui. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Je voudrais le 605. &lt;br/&gt;
Aspen commence le programme en opacifiant la baie vitr&#233;e et activant le r&#233;tro-projecteur. La vue sur la montagne enneig&#233;e est remplac&#233;e par une sc&#232;ne &#233;rotique en 3D entre une Lilith imaginaire et les restes de la glaise rouge dont elle serait issue. La mati&#232;re s'anime et titille toutes les zones &#233;rog&#232;nes de la femme de fa&#231;on tentaculaire : une forme oblongue caresse ses l&#232;vres et fouille sa bouche, une ventouse se colle et semble prodiguer des baisers suaves. Un autre bras, gluant, p&#233;n&#232;tre sa chatte adh&#233;rant aux zones &#233;rog&#232;nes, un autre chatouille la rondelle de son cul tout en pin&#231;ant son clitoris &#224; l'aide d'un de ses organes d'aspiration. D'autres empoignent ou flagellent ses fesses, chatouillent la plante de ses pieds, caressent ses cheveux. Tout son corps est sollicit&#233;, le rendant &#233;lectrique, lui offrant une sexualit&#233; p&#233;riph&#233;rique extra-g&#233;nitale. Le rythme de la mati&#232;re alterne entre certains bras aux gestes rapides et parfois violents, tandis que d'autres au contraire sont irritants de lenteur. L'alchimie entre le corps et l'argile emp&#234;che de savoir si cela tient plus de la masturbation que d'une s&#233;quence SM orchestr&#233;e par la mati&#232;re anim&#233;e. Mais ce corps &#233;lectris&#233; est &#233;pid&#233;mique. &lt;br/&gt;
Hayden sent d&#233;j&#224; ses seins pointer, sa chatter mouiller. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen, qui connait parfaitement ses r&#233;guli&#232;res s&#233;ances de masturbation, lui tend un tube de lubrifiant pour badigeonner sa vulve et l'entr&#233;e de son vagin, puis le vibromasseur 3-14B, pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; tous les autres depuis sa mise sur le march&#233;. Elle se contorsionne pour enfiler ce qui ressemble &#224; une culotte en latex, dont l'int&#233;rieur a une partie aspirante, qui su&#231;ote le clitoris aussi bien qu'une bouche pulpeuse et experte, et un vibro p&#233;n&#233;trant, dont la forme s'adapte &#224; la chatte et stimule en particulier le point G, gr&#226;ce &#224; un moteur rotatif. Les deux &#233;l&#233;ments ont des vitesses de programmation ind&#233;pendantes, l'un allant crescendo et l'autre pianissimo pour rendre sublime l'apoth&#233;ose. Deux tubes mous en caoutchouc noir remontent sur les seins pour aspirer les mamelons comme un b&#233;b&#233; assoiff&#233;. Aspen, depuis son boitier de contr&#244;le, lance le programme vocal qui accompagne ce menu. Une voix grave, perverse, pleine de testost&#233;rone, encha&#238;ne :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Tu es une petite salope, une chienne qui en veut toujours plus et n'en n'a jamais assez. Regarde comme tu mouilles, tu aimes &#231;a, hein.... Ma grosse bite va te d&#233;foncer et tu vas en redemander, etc. &lt;br/&gt;
Ses yeux riv&#233;s vers l'&#233;cran, sont corps stimul&#233; avec une pr&#233;cision quasi-chirurgicale, elle sait qu'elle va jouir dans deux &#224; trois minutes maximum. Elle essaie de se laisser envahir par des pens&#233;es mat&#233;rielles pour ralentir son orgasme, plut&#244;t que de rester concentr&#233;e sur les sensations dans sa chatte et arriver trop vite au climax. &lt;br/&gt;
Mais l'objet est sur-performant, le premier orgasme arrive. &lt;br/&gt;
Aspen connait la juste dose. Il sait qu'il lui en faut un minimum de trois, le dernier ayant des intensit&#233;s bien sup&#233;rieures. Si le vibro reste le m&#234;me, il faut que les films se diff&#233;rencient fortement pour re-cr&#233;er la m&#234;me excitation.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le deuxi&#232;me extrait, l'humano&#239;de a retrouv&#233; une p&#233;pite ancienne, un film en VR avec une cam&#233;ra subjective, o&#249; un corps masculin fornique fr&#233;n&#233;tiquement de corps en corps, indiff&#233;rent au sexe des partenaires, tandis que d'autres regardent. Ce n'est pas tellement sa came, mais c'est amusant. Elle met quelques minutes de plus pour jouir et l'intensit&#233; de l'orgasme a grimp&#233; d'un palier, comme attendu. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen a &#233;labor&#233; elle-m&#234;me le troisi&#232;me film. Elle sait &#224; quel point Hayden a besoin d'un peu plus pour atteindre son stade final, celui o&#249; elle h&#233;site toujours entre se d&#233;filer devant une secousse qui sera trop forte, ou accepter de laisser son corps entier avoir mal de plaisir. &lt;br/&gt;
Ce film maison a &#233;t&#233; con&#231;u &#224; partir de notes trouv&#233;es dans un vieux journal intime qui remonte &#224; un temps o&#249; les deux amants &#233;taient en froid. Elle avait r&#234;v&#233; d'un plan &#224; trois avec lui et une escorte, qu'elle avait soigneusement s&#233;lectionn&#233; sur site dont l'offre &#233;tait pl&#233;thorique. Elle avait choisi une personne d'une trentaine d'ann&#233;es, avec des seins en forme de poire, des l&#232;vres pulpeuses, et peu de tatouages. Elle avait ensuite donn&#233; rendez-vous &#224; son amant dans une chambre d'h&#244;tel, ce qui arrivait de temps en temps, pour &#234;tre sans rep&#232;re dans un lieu inconnu. Il &#233;tait tomb&#233; dans nues en distinguant dans la p&#233;nombre une femme inconnue qui l'attendait, &#224; peine v&#234;tue de lingerie. Hayden avait d'abord observ&#233; avec d&#233;lectation le visage stup&#233;fait de Milo, puis s'&#233;tait d&#233;v&#234;tue en m&#234;me temps que les lui, les yeux riv&#233;s sur ses moindres faits, gestes et expressions et elle s'&#233;tait assise au bord du lit, en n'ayant d'autre choix que d'observer la rencontre de ces deux corps &#233;trangers, qui avaient oubli&#233; de l'inclure dans leurs jeux. Est-ce que c'&#233;tait excitant ? Non, pas du tout. Vexant plut&#244;t. &lt;br/&gt;
C'est sur cette mince trame narrative qu'Aspen a con&#231;u un film avec des images de synth&#232;se, tout le sc&#233;nario reposant exclusivement sur le trouble initial d&#233;crit dans le journal intime : elle avait suivi l'accouplement des deux corps avec une certaine g&#234;ne, un sentiment d'exclusion. Milo, qui ne s'attendait pas du tout &#224; ce qu'une femme un jour puisse lui faire pareil cadeau, laissait courir ses mains sur la chair inconnue, perdait son regard sur les deux petites montagnes dansantes qui s'offraient &#224; lui et s'extasiait sur cette bouche nouvelle qui d&#233;j&#224; avait happ&#233; sa bite et massait habilement ses couilles tout en le su&#231;ant. L'humano&#239;de a estim&#233; que le souvenir de cette sensation serait propice &#224; cr&#233;er une tension dans la reconstitution de la sc&#232;ne. Les sensations &#233;pidermiques et les images de synth&#232;se r&#233;alistes et obsc&#232;nes collent au go&#251;t de sa patronne. On la voit d&#233;sempar&#233;e, assise derri&#232;re le couple qui debout se d&#233;couvre, s'enlace, s'embrase. A ce moment pr&#233;cis, elle ne sait s'il faut devenir une pr&#233;sence invisible et observante, ou s'il elle va &#234;tre capable de s'exciter en d&#233;couvrant l'app&#233;tit que son partenaire manifeste &#224; l'&#233;gard de la femme lou&#233;e pour l'occasion. &#199;a pourrait &#234;tre comme se masturber devant un porno, mais en vrai. La sc&#232;ne est troublante de r&#233;alisme et, effectivement, elle ressent &#224; nouveau cette confusion qui l'avait fait h&#233;siter et qui &#224; pr&#233;sent l'excite intens&#233;ment. Elle ne cherche pas &#224; r&#233;sister au flux qui va contorsionner ses pieds jusqu'&#224; avoir une crampe douloureuse, lui donner la sensation d'un essoufflement rauque et peu &#233;l&#233;gant. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.&lt;br/&gt;
Tout son corps se d&#233;tend, les traits de son visage se lissent, ses joues sont rosies, elle esquisse un demi-sourire. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen &#233;teint la machine. La fen&#234;tre redevient translucide, le ronronnement des machines cesse et l'arr&#234;t des diverses succions rel&#226;che le latex. Sa patronne se contorsionne pour enlever la culotte devenue encore plus collante avec le lubrifiant. Il l'attrape et part &#224; la salle de bains la nettoyer avec un savon moussant. Il frotte chaque pi&#232;ce concave ou convexe avec m&#233;ticulosit&#233;, les s&#233;chant ensuite avec une serviette chaude, avant de talquer tout l'int&#233;rieur de la culotte pour prot&#233;ger le caoutchouc de synth&#232;se. On pourrait croire &#224; une forme de f&#233;tichisme un peu pervers &#224; l'&#233;gard des outils de jouissance de sa patronne. Mais c'est un robot, sa conception des sentiments est limit&#233;e, son architecture cognitive est ultra-performante, mais il ne faut pas exag&#233;rer non plus. Hayden noue ses cheveux avec des &#233;pingles, se couvre le corps d'une cr&#232;me parfum&#233;e, enfile une culotte en gaze transparente connect&#233;e sur laquelle elle peut faire apparaitre des images salaces au gr&#233; de ses envies, passe une &#233;paisse robe chemisier et file dans son atelier. &lt;br/&gt;
Elle regarde sur l'&#233;cran qui est au mur les derniers croquis du fauteuil un peu particulier qu'elle est en train de r&#233;aliser. Sa conception n'est pas encore finalis&#233;e, des points d'assises sont encore trop fragiles, l'&#233;quation est complexe : la construction d'isosurfaces &#224; partir d'un maillage de voxels est robuste, mais la qualit&#233; de la surface d&#233;pend du maillage et la triangulation n&#233;cessite de nombreux travaux de post-traitement qui lui posent probl&#232;me. &lt;br/&gt;
Or, il lui reste &#224; peine deux mois pour tout finir. Elle allume une cigarette de contrebande, la coince au coin des l&#232;vres comme les paysans autrefois, et r&#233;fl&#233;chit. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>2 - Architecture propri&#233;taire</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Le terrain, achet&#233; conjointement, avait bri&#232;vement &#233;t&#233; un objet de discorde, pour des raisons d'&#233;tats d'esprit contradictoires. S'ils &#233;taient d'accord sur le principe de construire ensemble un abri qui serait aussi une petite maison contemporaine, tr&#232;s technologique, ils avaient de l&#233;gers d&#233;saccords sur le style. Milo a le go&#251;t des tons sombres, du stuc, des espaces charg&#233;s d'objets et de tableaux contemporains, qui refl&#232;tent son statut social. Hayden a besoin d'espaces &#233;pur&#233;s, de vues d&#233;gag&#233;es, elle (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3424-90228.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le terrain, achet&#233; conjointement, avait bri&#232;vement &#233;t&#233; un objet de discorde, pour des raisons d'&#233;tats d'esprit contradictoires. &lt;br/&gt;
S'ils &#233;taient d'accord sur le principe de construire ensemble un abri qui serait aussi une petite maison contemporaine, tr&#232;s technologique, ils avaient de l&#233;gers d&#233;saccords sur le style. Milo a le go&#251;t des tons sombres, du stuc, des espaces charg&#233;s d'objets et de tableaux contemporains, qui refl&#232;tent son statut social. Hayden a besoin d'espaces &#233;pur&#233;s, de vues d&#233;gag&#233;es, elle ex&#232;cre les petits objets qui ne servent &#224; rien et bouchent son horizon, elle aime les formes organiques, sensuelles, les couleurs franches et chaudes. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bunker a fini par &#234;tre plus grand qu'initialement envisag&#233;, secret, presque labyrinthique, afin que le fatras de Milo soit prot&#233;g&#233; de tout danger cataclysmique. Ils n'ont mis qu'un seul tableau au salon, une fente sur une toile rouge sang, qu'elle appelle sa chatte. &lt;br/&gt;
Hayden r&#234;vait depuis longtemps d'une maison &#233;pur&#233;e et pourtant pleine de secrets. Elle avait contact&#233; un cabinet d'architectes &#224; Stuttgart qui s'&#233;tait fait remarquer vingt ans plus t&#244;t en fabriquant la premi&#232;re maison intelligente, autonome, avec un concept &#233;nerg&#233;tique permettant de produire deux fois plus d'&#233;nergie que n&#233;cessaire. Comme Milo, entrepreneur dans la tech, voulait exp&#233;rimenter depuis longtemps l'impression 3D &#224; grande &#233;chelle, il avait &#233;t&#233; heureux de renouer avec son premier m&#233;tier d'ing&#233;nieur et - n'eut-il &#233;t&#233; si s&#233;rieux de nature - on aurait presque dit un gosse heureux de monter une boite de Lego. Pour suivre &#224; distance la conception de chaque morceau du puzzle, il avait surveill&#233; les travaux depuis son lieu de travail et quarante-cinq jours plus tard, le bunker et la maison &#233;taient imprim&#233;s. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il avait trouv&#233; le projet chronophage, risqu&#233; et inutile, mais Hayden insistait lourdement : il leur fallait des montagnes pour penser &#224; aller toujours plus haut, il fallait des fen&#234;tres ouvertes sur le monde pour avoir des id&#233;es larges, il fallait une absence totale de voisins pour baiser partout en osmose avec le paysage, et elle avait pass&#233; mille ans &#224; imaginer cette habitation id&#233;ale. Tous ses dessins de mobilier montraient des formes courbes, sensuelles pour que l'effleurement d'un meuble rappelle une caresse sur un corps. Elle avait trouv&#233; dans la r&#233;gion un tech-artisan connu pour avoir d&#233;velopp&#233; un proc&#233;d&#233; de d&#233;p&#244;t de couches successives par liage, sur un treillis m&#233;tallique. Le liant liquide sur un lit de poudre imitait &#224; la perfection le pl&#226;tre, en autorisant une grande libert&#233; de formes. Des coussins recouverts de mouton blanc apportaient du confort et l'ensemble s'approchait des visions de l'habitacle du futur dans les ann&#233;es 70 : un &#233;quilibre fragile entre espace clinique et formes voluptueuses. &lt;br/&gt;
L'avenir &#233;tait enfin arriv&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinq ans apr&#232;s la fin des travaux, sans connaitre aucun des secrets de cette maison, l'Institute for the Future de Palo Alto avait salu&#233; le miracle de technologie propre &#224; ce b&#226;timent, qui &#224; pr&#233;sent alimentait tout le canton en &#233;lectricit&#233;, alors que m&#234;me la Suisse commen&#231;ait &#224; souffrir de la p&#233;nurie d'&#233;nergie mondiale et des co&#251;ts exorbitants de l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>1 - Prologue</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/1-Prologue.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Un jour de loisir, c'est un jour d'immortalit&#233;. Proverbe chinois La sexualit&#233; est partie int&#233;grante de notre comportement. Elle fait partie de notre libert&#233;. La sexualit&#233; est quelque chose que nous cr&#233;ons nous-m&#234;mes. C'est notre cr&#233;ation propre, et elle est bien plus que la d&#233;couverte d'un aspect secret de notre d&#233;sir. Il faut que nous comprenions que c'est avec notre d&#233;sir que nous cr&#233;ons de nouvelles formes de relations, de nouvelles formes d'amour, de nouvelles formes de cr&#233;ation. Le sexe n'est pas (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3423-c1d6b.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un jour de loisir, c'est un jour d'immortalit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Proverbe chinois&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La sexualit&#233; est partie int&#233;grante de notre comportement. Elle fait partie de notre libert&#233;. &lt;br/&gt;
La sexualit&#233; est quelque chose que nous cr&#233;ons nous-m&#234;mes. C'est notre cr&#233;ation propre, et elle est bien plus que la d&#233;couverte d'un aspect secret de notre d&#233;sir. Il faut que nous comprenions que c'est avec notre d&#233;sir que nous cr&#233;ons de nouvelles formes de relations, de nouvelles formes d'amour, de nouvelles formes de cr&#233;ation. Le sexe n'est pas une fatalit&#233; ; c'est la possibilit&#233; d'une vie cr&#233;ative.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel Foucault&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hayden tire l'&#233;pais rideau de velours occultant le jour qui entoure leur lit, la pi&#232;ce lentement se remplit d'une lumi&#232;re blanche et froide et d&#233;voile &#224; Milo le temps gris perle qui recouvre les montagnes enneig&#233;es. Elle retourne se glisser sous la couette, collant &#224; nouveau son corps ti&#232;de &#224; celui de Milo. Ils ont dormi coll&#233;s l'un &#224; l'autre et dans cet habitacle isol&#233; du bruit leur sommeil est meilleur : une bulle de verre futuristique pos&#233;e sur le flanc d'une montagne suisse, hommage aux maisons-bulles du hongrois Lovag, qui d&#233;fendait l'architecture organique. .&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis ce jour o&#249; les Russes ont appuy&#233; sur le bouton nucl&#233;aire, les deux amants se retrouvent r&#233;guli&#232;rement dans ce refuge avec abri anti-atomique, comme il en existe dans la plupart des maisons suisses. Ardente d&#233;fenseuse du progr&#232;s, de la technologie et de l'insoumission domestique des femmes, Hayden a acquis un robot domestique d&#232;s qu'ils ont &#233;t&#233; mis sur le march&#233;. Aspen - c'est son nom - leur apporte machinalement deux caf&#233;s au lit, mais Milo, dont le temp&#233;rament est suractif, se tourne vers elle comme s'il &#233;tait d&#233;j&#224; press&#233;. Il caresse rapidement sa cuisse, v&#233;rifie d'un doigt la liquidit&#233; de sa chatte, puis lui tourne le dos et se l&#232;ve pour prendre sa douche. La salle de bains est clinique : en dehors d'un parquet en teck chauffant et d'un moelleux tapis blanc en peau de mouton, tout est en verre ou en miroir, afin de refl&#233;ter la grandeur du paysage et son silence. La douche, la baignoire, les toilettes, la vasque et le fauteuil translucides lib&#232;rent l'horizon tandis que quelques meubles ici et l&#224; le refl&#232;tent. .&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Milo effleure le miroir pour &#233;couter les infos &#224; la radio, fid&#232;le &#224; une m&#234;me station comme &#224; l'ensemble de ses habitudes et &#224; son travail : ce sont des carcans qui le maintiennent dans la direction qu'il s'est fix&#233; lorsque, jeune, il craignait de succomber aux tentations du plaisir. Il fait couler longuement une douche br&#251;lante et la vapeur efface le paysage glac&#233; &#224; l'ext&#233;rieur. Hayden a l'air pr&#233;occup&#233;. Elle boit l'un apr&#232;s l'autre les deux caf&#233;s devenus ti&#232;des, sa main effleure distraitement la pointe d'un sein. Une jambe glisse au dehors du lit. Elle a les yeux dans le vide et le front pliss&#233; qui marque un peu plus ses rides.&lt;br/&gt;
Elle se d&#233;cide &#224; sauter du lit, traverse nue la chambre en &#233;vitant de regarder son reflet dans les quatre immenses blocs de miroirs - des tours pos&#233;es au centre de la pi&#232;ce qui dissimulent le dressing - et elle part le rejoindre sous la douche. .&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Masturbation en pr&#233;sentiel ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Masturbation-en-presentiel.html</link>
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		<dc:date>2024-09-26T14:15:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Masturbation</dc:subject>

		<description>La d&#233;mographie baisse puisque les gens n'ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le n&#244;tre, les transgressions se compliquent ou s'effacent et je m'emmerde. Le vocabulaire covidien qu'on nous a impos&#233; est pugnace. Le &quot;pr&#233;sentiel&quot; et le &quot;distanciel&quot; sont sortis d'un univers robotique, alors que je cherche la chair, l'os, le sang. O&#249; sont pass&#233;s les mots qui me disaient que dans des temps anciens je baisais avec d'autres ? Quel probl&#232;me aurait-on &#224; (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Plaisirs-pour-soi-.html" rel="directory"&gt;Plaisirs pour soi&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Orgasme,15-+.html" rel="tag"&gt;Orgasme&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Masturbation,31-+.html" rel="tag"&gt;Masturbation&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3311-2fe1c.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;mographie baisse puisque les gens n'ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le n&#244;tre, les transgressions se compliquent ou s'effacent et je m'emmerde. &lt;br/&gt;
Le vocabulaire covidien qu'on nous a impos&#233; est pugnace. Le &quot;pr&#233;sentiel&quot; et le &quot;distanciel&quot; sont sortis d'un univers robotique, alors que je cherche la chair, l'os, le sang. O&#249; sont pass&#233;s les mots qui me disaient que dans des temps anciens je baisais avec d'autres ? Quel probl&#232;me aurait-on &#224; renouer avec l'usage de &quot;En personne&quot;, par exemple ? Le virtuel est-il amen&#233; &#224; remplacer le r&#233;el sans &#233;quivoques ?&lt;br/&gt;
Oui.&lt;br/&gt;
L'Autre - une personne physique - est un danger. Pas &#224; cause de potentiels virus ess&#233;min&#233;s, ou parce qu'il aurait de scandaleuses d&#233;viances sexuelles, mais parce qu'il ne pense pas comme moi, parce qu'il n'est pas moi. Il me challenge. Il me force &#224; sortir de mes orni&#232;res, &#224; regarder d'une fa&#231;on que j'ignore, &#224; avoir d'autres angles de vue.&lt;br/&gt;
Mais la p&#233;riode est &#224; l'autol&#226;trie fertile.&lt;br/&gt;
Nous sommes enferm&#233;s dans des univers num&#233;riques qui r&#233;tr&#233;cissent notre espace, nous laisse en compagnie de clones qui nous ressemblent et pensent comme nous. Il y a des cases pour le &quot;oui&quot;, d'autres pour le &quot;non&quot;, rien n'est possible pour les avis non tranch&#233;s, pour le doute, pour l'incertitude et l'inconnu. On fornique dans des cases : &#234;tes-vous cis ? Trans ? Bi ? Polyamoureux ? etc. &lt;br/&gt;
Je m'emmerde parce que celui qui me faisait sortir de moi-m&#234;me pour exp&#233;rimenter autre chose, n'a plus droit de cit&#233;. Il n'est plus que danger (exception faite pour la &quot;victime&quot;, quelle qu'elle soit, qui renforce l'ego : en s'occupant des &quot;victimes&quot; on montre comme on est bon, attentifs aux autres). &lt;br/&gt;
A pr&#233;sent donc, qu'il s'agisse d'un partenaire sexuel, d'une personne aux id&#233;es contraires au vent du moment, ou d'un pays dont la culture est diff&#233;rente de la n&#244;tre, tout ce qui n'est pas &quot;comme nous&quot; est-il &#224; r&#233;ellement &quot;contre nous&quot; et nocif ? O&#249; est le challenge, si nous sommes similaires et a priori sans asp&#233;rit&#233;s ? Il n'est pas &#233;tonnant que plus personne ne baise : il faudrait se mettre &#224; poil pour m&#233;langer nos id&#233;es, nos failles et nos idiosyncrasies, en m&#234;me temps que nos fluides ? L'&#233;poque est lisse et propre, point barre. &lt;br/&gt;
Alors au mieux on baise avec des gens &quot;comme moi&quot;, ce qui est un peu comme &quot;avec moi&quot;, on reste dans un rapport narcissique o&#249; seul compte le reflet dans le miroir. Seul ou &#224; deux, cela devient si bien la m&#234;me chose. &lt;br/&gt;
Pourtant, &#201;ros, le dieu de l'amour et du d&#233;sir, est le symbole de relations parfois harmonieuses, parfois intenses et parfois chaotiques entre deux &#234;tres. Certaines l&#233;gendes disent qu'il est n&#233; du Chaos, de Ga&#239;a (la Terre) et de Tartare (les Enfers) pour permettre la continuit&#233; de la vie. D'autres disent qu'il est le fils d'Aphrodite, d&#233;esse de l'amour, et Ar&#232;s, dieu de la guerre et c'est avec la fl&#232;che du guerrier qu'il unit les couples. Qu'a-t-on fait &#224; notre Occident, devenu si lisse, paralys&#233;, f&#233;tide de tant de ti&#233;deur ?&lt;br/&gt;
Oui, je me souviens des jours heureux o&#249; il y avait du panache &#224; prendre des risques amoureux, &#224; flirter avec l'indicible, &#224; aller voir ailleurs si je n'y suis pas, afin que les spasmes, ces &#233;tats de raideur d'heureuses parties du corps, soient aussi des &#233;tats de lib&#233;ration mentales tendres, s&#233;duisantes. Je pense aussi &#224; Thomas Laqueur, historien de la sexualit&#233;. Dans son livre &quot;Le sexe en solitaire&quot;, il notait - outre que le sexe solitaire n'est devenu une grave question de morale sexuelle qu'&#224; partir du XVIIIe si&#232;cle - qu'au XXe si&#232;cle la masturbation est devenue bienfaisante, voire m&#234;me une lib&#233;ration individuelle, toute tourn&#233;e autour du culte du moi. &lt;br/&gt;
Alors je songe aussi &#224; Narcisse. Il avait mal commenc&#233;, tombant amoureux de sa s&#339;ur jumelle, morte trop t&#244;t. Il a mal fini, tombant amoureux de son reflet dans l'eau et mourant d'une passion impossible &#224; assouvir. En est-on l&#224; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Strap on</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Strap-on.html</link>
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		<dc:date>2023-07-07T05:40:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Fesse </dc:subject>
		<dc:subject>Fess&#233;e</dc:subject>

		<description>Je suis maladroite. Je m'emm&#234;le toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-l&#224;&#8230; Gestes pr&#233;cis, rapides. Je suis pr&#234;te en un clin d'oeil. Je devance ton d&#233;sir. Je te surprends. Tu ne t'y attendais pas et je suis d&#233;j&#224; &#224; te claquer tes bonnes grosses fesses en disant que j'aime ton cul ! Salve de protestations. Juste pour la forme. Car tu sais ton arri&#232;re-train massif. Et que je l'aime tel. Parmi les choses que j'adore chez toi, il y a, chaque matin, ces contorsions que tu r&#233;alises (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Fessee,83-+.html" rel="tag"&gt;Fess&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH108/arton3360-adb73.png&quot; width='150' height='108' style='height:108px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je suis maladroite. Je m'emm&#234;le toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-l&#224;&#8230; &lt;br/&gt;
Gestes pr&#233;cis, rapides. Je suis pr&#234;te en un clin d'oeil. Je devance ton d&#233;sir. Je te surprends. Tu ne t'y attendais pas et je suis d&#233;j&#224; &#224; te claquer tes bonnes grosses fesses en disant que j'aime ton cul !&lt;br/&gt;
Salve de protestations. Juste pour la forme. Car tu sais ton arri&#232;re-train massif. Et que je l'aime tel. Parmi les choses que j'adore chez toi, il y a, chaque matin, ces contorsions que tu r&#233;alises pour caser ce mirifique p&#233;tard dans ton jeans ! Adoration. Oui, c'est le mot juste pour qualifier l'effet qu'exerce ton cul sur moi. Acception sacr&#233;e, acception sexuelle. Tes deux h&#233;misph&#232;res de chair, jamais je ne les contemple sans &#233;prouver la plus cruelle des tentations ! &lt;br/&gt;
Les p&#233;trir, les pin&#231;oter, les tapoter&#8230; R&#233;primer la pulsion de les saisir &#224; pleines paluches. Dans la rue, dans le m&#233;tro, dans un magasin. Dans tous endroits, &#224; tout moment. Ton popotin met mes hormones sur le gril. Sauf &#224; m'arracher les yeux comme sainte Lucie, souffrir de frustration constitue mon lot quotidien, ma croix. &lt;br/&gt;
Bien s&#251;r, quand tu enfiles ton jeans, dans la chambre, c'est plus commode. Je me glisse derri&#232;re toi. Je te pince. Je te lutine en embrassant ton cou. Si nous avons le temps, nous allons plus loin. &lt;br/&gt;
J'avoue : j'y vais parfois un peu fort&#8230; Mais &#231;a me pla&#238;t tellement de malmener ces rondeurs ! De te faire un tout petit peu mal. Pour nous faire beaucoup de bien&#8230; &lt;br/&gt;
Tu piailles, &#233;videmment. Tu me dis d'arr&#234;ter, m'objurgues&#8230; Mais de quel noir regard suis-je fusill&#233;e si, par malheur, j'obtemp&#232;re ? Ne dis pas le contraire ! De toute fa&#231;on, tu sais tr&#232;s mal mentir. A chaque fois, tes r&#233;criminations sont des pousse-au-crime ; tes rebuffades, des injonctions. Tu joues la com&#233;die de l'indignation &#224; plaisir. Tu mimes la farce de l'effarouchement &#224; merveille. Du th&#233;&#226;tre tout &#231;a ! Hop, tu t'attribues le r&#244;le de la vex&#233;e, j'incarne la vilaine, et nous voil&#224; parties, comme &#224; la Com&#233;die fran&#231;aise ! La sc&#232;ne d&#233;bouche sur ce paradoxal et invariable d&#233;nouement. Pour accepter de pardonner, l'outrag&#233;e supplie qu'on la punisse ! &lt;br/&gt;
A quatre pattes sur le lit, tu remues ta croupe, f&#233;line. Cambr&#233;e et totalement &#224; poil. Tu m'exposes ton post&#233;rieur avec une ind&#233;cence qui me scandaliserait&#8230; si c'&#233;tait &#224; une autre que tu offrais ce privil&#232;ge : te mater ainsi. Oeillet pro&#233;minent et vulve dilat&#233;e. &lt;br/&gt;
Ok, je suis jalouse. Oui, jalouse. R&#233;trospectivement, m'horripile l'id&#233;e que tu aies pu montrer &#231;a &#224; une autre, nagu&#232;re. Je veux dire tel quel, avec cette m&#234;me candeur obsc&#232;ne&#8230; &lt;br/&gt;
En pensant que tu pourrais r&#233;it&#233;rer cette trahison, je le suis plus encore. Que l'amour ne dure pas toujours, cela m'indigne, me r&#233;volte, me terrifie. Tu ne comprends pas &#231;a, toi, vu la &#171; plasticit&#233; &#187; de tes sentiments&#8230;&lt;br/&gt;
La jalousie me rend vacharde. J'ai envie de te faire payer tes liaisons pass&#233;es. Et, surtout - par anticipation du pire - tes liaisons futures. Je donne des ordres :&lt;br/&gt; - Mets tout tes doigts !&lt;br/&gt;
Tu sais ce que &#231;a signifie&#8230; Tu connais la r&#232;gle&#8230; A la fin les cinq doivent y &#234;tre&#8230; Je t'observe proc&#233;der &#224; ce fisting en me tripotant les t&#233;tons. Oh, tu es rompue &#224; l'exercice. Poss&#232;de l'art et la mani&#232;re. Les cinq, au bout de quelques minutes d'effort, sont dedans. &lt;br/&gt;
Main enfonc&#233;e in extenso. Tu te p&#233;n&#232;tres. Poignet inclin&#233; &#224; 90&#176;. Tu te baises bien. Comme j'aime. Avec la ferveur d'une pr&#234;tresse vaudou en d&#233;lire. La fougue furieuse d'une femme folle de ses fesses. &lt;br/&gt;
Cette fois-ci, je t'ai laiss&#233;e tout faire. Tout. Enlever tes bagues. T'enduire toi m&#234;me de lubrifiant en faisant jaillir le gel du tube. Je raffole de te regarder faire &#231;a. Entendre le giclement du produit qui fuse de l'embout&#8230;&lt;br/&gt;
Je me tiens &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; du lit, le dos coll&#233; au mur, nue, avec le gode-ceinture. Si bien fix&#233; qu'il est devenu partie int&#233;grante de mon sexe. Je masturbe ce faux phallus. Le frotte sur mon clitoris. Grands dieux, quels frissons ! Je les cache tant bien que mal&#8230; Je prends une voix autoritaire. Te fixe des directives en me pressant les seins. &lt;br/&gt;
Tu es tout ou&#239;e, ma ch&#233;rie. Ob&#233;issante afin d'&#234;tre mieux ob&#233;ie. En r&#233;alit&#233;, c'est ton d&#233;sir que je contente. Le mien consistant &#224; te satisfaire. Il me pla&#238;t d'assouvir ta fringale de sensations fortes. De jouer les novices pour enflammer tes fantasmes. Ton excitation m'excite. Ta perversion me pervertit. Si j'avais eu une compagne plus sage, jamais, non jamais je ne me serais livr&#233;e &#224; de tels jeux. Et &#231;a te pla&#238;t de le savoir. &lt;br/&gt;
Tu as le don d'entra&#238;ner ton monde sans avoir l'air d'y toucher. Du jour o&#249; tu m'as encourag&#233;e &#224; compl&#233;ter ma collection de dildos, que tu as commenc&#233; &#224; m'offrir des engins s'adaptant &#224; des harnais, scell&#233; &#233;tait mon sort. En effet, ces &#171; cadeaux &#187; il me fallait bien les essayer avec celle qui me les avait si innocemment offerts&#8230; &lt;br/&gt;
Et la cravache, achet&#233;e avec des bottes, dans un magasin de sport, au pr&#233;texte que tu voulais te remettre - apr&#232;s quinze ans ! - &#224; l'&#233;quitation ! &lt;br/&gt;
Le soir m&#234;me, tu m'incitais &#224; m'amuser avec. A te faire aller, bott&#233;e, &#224; la badine. Tu t'&#233;tais mise &#224; quatre pattes et tu me tirais la langue, hennissante, en me traitant de m&#233;chante fille ! &lt;br/&gt;
Maintenant, regardant ta main qui va et vient dans ton vagin, je mesure &#224; quel point tu as su me circonvenir. Une vraie rou&#233;e. Tu voulais me transformer. Utiliser mes d&#233;sirs de p&#226;te &#224; modeler, m'assujettir &#224; ta volont&#233;. Tu as r&#233;ussi. Telle tu voulais que je fusses, telle je suis devenue. Ali&#233;n&#233;e &#224; ta lubricit&#233;. Tu te dandines, animale. Tu me jettes des oeillades de folie. Tu g&#233;mis, retires ta main gluante, qui m'appelle du doigt. Je suis hypnotis&#233;e. Aussit&#244;t, je viens &#224; toi, nantie de ma grosse bite en vinyle et &#233;lasthanne&#8230; &lt;br/&gt;
Je me positionne. Frotte mon jouet sur ton clitoris. L'enduit de lubrifiant. Puis doucement, lentement, patiemment, j'enfonce les vingt centim&#232;tres dans ton bel orifice b&#233;ant. Tu kiffes les grands formats, n'est-ce pas ? &lt;br/&gt;
Clac ! Pour commencer, une premi&#232;re gifle. Une deuxi&#232;me, plus forte, ensuite. CLAC !&lt;br/&gt;
Tu oscilles des hanches. En m&#234;me temps, je bascule d'avant en arri&#232;re. Le rythme s'acc&#233;l&#232;re&#8230; &lt;br/&gt;
Tu te masturbes les yeux ferm&#233;s, concentr&#233;e. Je te connais. &#171; L'&#233;go&#239;sme est la base du plaisir &#187;, r&#233;p&#232;tes-tu &#224; l'envi. Il faut d'abord penser &#224; soi pour contenter l'autre. C'est ton credo. Raison pour laquelle tu jettes des jurons, d&#233;clares &#234;tre &#171; ma grosse salope &#187; etc. &lt;br/&gt;
Tu le fais d'abord pour toi. Parce que &#231;a te met en transe. Et parce que &#231;a m'&#233;peronne. Tu veux que j'accomplisse ma rude besogne en ouvri&#232;re s&#233;v&#232;re. Soit. Je t'injuries. Je te fous des fess&#233;es monstres. Ta peau blanche bleuit. Te voil&#224; &#224; point. &lt;br/&gt;
&#171; &#199;a vient, &#231;a vient ! &#187; souffles-tu. Double fess&#233;e. J'&#233;carte ton s&#233;ant. Il est tatou&#233; en rouge par mes dix doigts. Voici ton anus dans toute sa splendeur ! J'enfonce une phalange. Tu serres, tu serres&#8230; &lt;br/&gt;
Soudain, ton souffle se coupe. Tu te figes. Puis ce sont des fr&#233;tillements furieux, des tressaillements terribles. Des cris rageurs, &#233;ruptifs, diaboliques&#8230;&lt;br/&gt;
Les &#233;pilogues provocateurs, c'est ta sp&#233;cialit&#233;. Tu es encore essouffl&#233;e par l'orgasme mais tu entends me prouver que tu restes fid&#232;le &#224; toi-m&#234;me. Et que ta mauvaise foi est bel et bien sans limites. &lt;br/&gt;
&#171; Eh bien, ricanes-tu, tu es contente, tu m'as encore bais&#233;e comme un mec ! &#187;.
J'en reste bouche b&#233;e, estomaqu&#233;e. &lt;br/&gt;
Je n'ai jamais eu de rapport avec un homme, et tu le sais. Tu en as eu des dizaines, et je n'en ignore rien. Et c'est moi qui serais ambigu&#235; !&lt;br/&gt;
J'ai retir&#233; mon harnachement. Je te prends par les cheveux. Te ram&#232;ne &#224; la r&#233;alit&#233; de mon sexe. Et entre mes cuisses, lib&#233;r&#233;es de tout artifice, ta langue reconnaissante rend l'hommage d&#251; par ton vice &#224; ma vertu. Ce qui est bien la moindre des choses. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Laure de B.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Solde de tout compte</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>J'habite un immeuble ancien joliment restaur&#233; dans le cinqui&#232;me. Ce n'est pas haussmannien. C'est &#233;l&#233;gant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue &#224; ma cousine qui fait des &#233;tudes d'architecture et qui, pour compl&#233;ter sa formation, est partie au Canada pendant deux ans. Moyennant la moiti&#233; de son loyer, elle m'offre la jouissance des lieux. Elle est sympa. Je profite de cette opportunit&#233; pour me reposer, me ressourcer. Je fais des rencontres. Il y en a qui sont plaisantes. Il y en a qui durent. Ce (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Surprises-heterosexuelles-.html" rel="directory"&gt;Surprises h&#233;t&#233;rosexuelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L120xH150/arton3355-4f104.png&quot; width='120' height='150' style='height:150px;width:120px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'habite un immeuble ancien joliment restaur&#233; dans le cinqui&#232;me. Ce n'est pas haussmannien. C'est &#233;l&#233;gant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue &#224; ma cousine qui fait des &#233;tudes d'architecture et qui, pour compl&#233;ter sa formation, est partie au Canada pendant deux ans. Moyennant la moiti&#233; de son loyer, elle m'offre la jouissance des lieux. Elle est sympa. Je profite de cette opportunit&#233; pour me reposer, me ressourcer.&lt;br/&gt;
Je fais des rencontres. Il y en a qui sont plaisantes. Il y en a qui durent.
Ce soir-l&#224;, par exemple, l'ascenseur remonte au quatri&#232;me. J'appuie sur tous les boutons.&lt;br/&gt;
Embrasse-moi encore une fois !&lt;br/&gt;
Il presse la touche qui nous ram&#232;ne au rez-de-chauss&#233;e. Finalement je le bloque, je le repousse au fond de la cabine et nous finissons &#224; la cave, niveau -1.&lt;br/&gt;
Je le tiens &#233;cras&#233; contre la paroi. Je me frotte &#224; lui. J'enfonce ma langue dans sa bouche. P&#226;moison&#8230; Et entre deux pelles, supplications. &lt;br/&gt;
Prends-moi !&lt;br/&gt;
Je g&#233;mis. Dans une logorrh&#233;e salace, voil&#224; que je lui d&#233;balle toutes mes envies, lui avoue tous mes fantasmes ! Pas pour les assouvir. Juste pour les lui faire conna&#238;tre. Histoire que ce qu'il ne savait pas, il le sache. Et qu'il regrette pendant longtemps de ne pas plus t&#244;t l'avoir su &#8230;&lt;br/&gt;
Sans compter que dire tout &#231;a, rien que dire tout &#231;a, c'est abominablement excitant. &lt;br/&gt;
Ma bouche divague. Mes mains palpent, pelotent, pressent. D'abord les bourses, bien grosses, bien remplies, qui se contractent. Insatiables de caresses, &#233;prises de mots aussi&#8230; Car plus je pr&#233;cise, plus je dis l'indicible, plus sous mes doigts elles s'affermissent. &lt;br/&gt;
Je remonte ensuite vers le sexe, qui gonfle, qui se tend. &#199;a y est. Voudrait-il d&#233;bander qu'il n'y arriverait pas ! Il s'&#233;tonne de ne plus &#234;tre ma&#238;tre de la situation. Je lui sugg&#232;re mes exigences, d'un ton malicieux. &lt;br/&gt;
Montre-la-moi encore une fois !&lt;br/&gt;
Ce soir, cette nuit, j'ai renonc&#233; au romantisme. Je r&#233;clame la base. L'accouplement d&#233;finitif. Quelque chose de primaire, d'archa&#239;que. Style rut rural. Comme dans ce film X r&#233;cemment regard&#233; avec sc&#232;nes d'orgies champ&#234;tres. J'ai de l'attrait pour &#231;a. Levrettes dans la charrette, parties de fesses dans le foin. En id&#233;e, sinon en acte, malheureusement. Car dans le cinqui&#232;me arrondissement&#8230; &lt;br/&gt;
Je me contente de r&#234;ver de campagne, d'agrestes jeux de vilains&#8230; En attendant, je m'adapte ! Le niveau -1 de l'immeuble est plus en rapport avec un trip gothique catacombes&#8230; Qu'importe ! baiser et &#234;tre bais&#233;e, voil&#224; mon programme ! Dans cette cave, j'ai subitement des ardeurs de b&#234;te aux abois&#8230; Au reste, tandis que nous nous d&#233;shabillons mutuellement, h&#226;tivement, je pr&#233;cise mes objectifs. Je mets les points sur les i. Parce qu'il me pla&#238;t, &#224; ce moment-l&#224;, d'&#234;tre directe. Et pourquoi pas vulgaire.&lt;br/&gt;
D******-moi !&lt;br/&gt;
Je ne pensais pas qu'un jour je prononcerais ces mots-l&#224; ! Et visiblement celui auquel je les adresse ne s'attendait pas non plus &#224; me les entendre prononcer ! D'autant que j'ai pris pour le dire une intonation de chipie vorace. Je le d&#233;stabilise. Et j'&#233;peronne ses instincts.&lt;br/&gt;
Ce soir, la domination et la soumission sont intervertibles et j'entends go&#251;ter &#224; ces deux volupt&#233;s. &lt;br/&gt;
Mon immoralit&#233; est totale puisque je passe outre mes propres principes ! Mais j'ai besoin de sauvagerie sexuelle. C'est ainsi. Et, du reste, si je propose sans d&#233;tour, je n'impose rien&#8230;&lt;br/&gt;
On peut refuser. On peut me repousser. Au contraire, il est clair que ma demande est re&#231;ue avec enthousiasme ! Mes ardeurs enflamment, alors qu'on me battait froid&#8230;&lt;br/&gt;
Au d&#233;part, en effet, on voulait filer sans demander son reste. A pr&#233;sent, ivre de d&#233;sir, on me plaque contre le mur de b&#233;ton &#224; la sortie de l'ascenseur !
Comment d&#233;crire les lieux, cette cave sale, sombre, suspecte ? Parler de catacombe n'&#233;tait presque pas une exag&#233;ration ! Dans mon immeuble, personne ne descend jamais &#224; cet endroit. En tout cas jamais &#224; trois heures du matin&#8230;&lt;br/&gt;
Des doigts qui les menottent mes poignets se d&#233;tachent&#8230; J'enl&#232;ve ma culotte mouill&#233;e. Je d&#233;fais le ceinturon. Je sors le dard. Je le masturbe &#224; la cadence qu'il aime. Et que j'ai l'art de moduler.&lt;br/&gt;
Agonie dans la p&#233;nombre, hal&#232;tements, emballement.&lt;br/&gt;
Nous nous embrassons follement. C'est-&#224;-dire comme des fauves. Mes yeux le fixent. Je l'exhorte, prise de furie. Ma grossi&#232;ret&#233; l'&#233;gaie. Il kiffe mon sans-g&#234;ne. Porc est son signe chinois. Ce n'est pas le mien. Mais pr&#233;sentement mes hormones d&#233;mentent mon &#233;tat civil. Je suis cochonne en diable !&lt;br/&gt;
Lui aussi se montre endiabl&#233;. Il me soul&#232;ve. Il empoigne mes cuisses. Mes fesses s'&#233;corchent contre le mur. Je m'agrippe &#224; son cou. Je me livre &#224; une orgie de mordillements et de su&#231;otements. J'emprisonne ses hanches. J'oscille du bassin et m'abandonne&#8230;&lt;br/&gt;
Je sens le gland, gorg&#233; de sang, &#224; l'or&#233;e de mon sexe. Je pousse, j'avance, et, sur le membre, c'est-&#224;-dire sur le pieu, j'empale mon corps. &lt;br/&gt;
L'introduction de ce sexe produit en moi un effet dingue. Parfaite pl&#233;nitude. Le co&#239;t d&#233;bute sous d'excellents auspices !&lt;br/&gt;
Quelle &#233;nergie il met, le saligaud ! Il me culbute. Il m'&#233;peronne. Il me saute comme un soudard !&lt;br/&gt;
Nos chairs claquent. Le sous-sol s'emplit de nos &#233;chos. Cela s'amplifie, devient d&#233;ment&#8230; Souffles, clameurs, plaintes. Je me d&#233;cha&#238;ne ! &lt;br/&gt;
L'&#226;pret&#233; min&#233;rale du lieu aggrave mon &#233;tat. Car elle donne &#224; nos &#233;bats un c&#244;t&#233; BDSM. D&#233;lices aussi intenses qu'inattendus. Le b&#233;ton froid, rude, rugueux, sur lequel frotte mon derri&#232;re, ressemble &#224; un gant de crin, &#224; du papier de verre ! J'ai la peau en feu ! Pervertie par la douleur du plaisir, le plaisir de la douleur m'entra&#238;ne, m'emporte, m'enfi&#232;vre&#8230; &lt;br/&gt;
Je me d&#233;double. Actrice et observatrice (dans les limites qu'impose &#224; l'introspection la situation !), je me dis que cet assaut que je n'ai pu r&#233;fr&#233;ner, que ce besoin, cette fr&#233;n&#233;sie, se rattachent &#224; une n&#233;cessit&#233; inconsciente. Certes, il y a un truc latent et profond en mon moi qui me pousse &#224; devenir impr&#233;visiblement chienne ! Je me suis jet&#233;e sur ce mec en affam&#233;e asservie par sa faim. Une faim f&#233;roce !&lt;br/&gt;
Surgie entre le troisi&#232;me et le deuxi&#232;me &#233;tages, l'id&#233;e, l'envie, la pulsion s'est empar&#233;e de moi, m'a encha&#238;n&#233;e, a command&#233; chacun de mes actes, de mes mots. Je perds le contr&#244;le. Je gagne l'extase.&lt;br/&gt;
Maintenant&#8230;Maintenant je ne suis plus qu'une &#233;trange poup&#233;e, impudente, exigeante. Une marionnette, &#224; moiti&#233; &#224; poil. Ballott&#233;e, d&#233;mantibul&#233;e par un sexe aux ordres de ses d&#233;sirs. Une cr&#233;ature ambivalente, objet et sujet de lubricit&#233;, qui s'agite, fr&#233;n&#233;tique. Et qui r&#233;clame &#224; cor et &#224; cri d'&#234;tre encore et encore prise, prise, prise, empal&#233;e, clou&#233;e au mur &#224; coups de bite ! Ma fringale me conduit &#224; l'outrance. Je d&#233;lire&#8230;&lt;br/&gt;
Plus vite !&lt;br/&gt;
Il donne tout, tout, tout, le beau d&#233;mon. Il ahane comme un t&#226;cheron qu'on tue au travail. Il me pilonne comme un tar&#233; ! L'&#233;clairage douteux le r&#233;v&#232;le sous un aspect nouveau. Sa beaut&#233; acquiert une acuit&#233; paradoxalement plus trouble et plus nette. Il &#233;mane de tout son &#234;tre un charme hyper-puissant !&lt;br/&gt;
Je ne r&#233;siste pas. Je pars. J'explose. Ma main enfonc&#233;e dans ma bouche, je me mords jusqu'au sang et j'&#233;touffe l'orgasme en pleurant&#8230;&lt;br/&gt;
C'est fini. Il a joui. Je caresse longuement ses cheveux. Une derni&#232;re fois sa joie nourrit ma joie. &lt;br/&gt;
Puis la cave redevient ce qu'elle est : un endroit craignos. Il se rhabille. Je remets ma culotte. Difficilement. Mes jambes flageolent. Des gouttes de sperme s'&#233;panchent sur mes cuisses. J'essuierai tout &#231;a en rentrant chez moi. Avec la satisfaction d'une bonne fille qui a bien travaill&#233;.&lt;br/&gt;
J'appuie sur le O. Inutile, pour lui, de remonter plus haut que le rez-de-chauss&#233;e. &lt;br/&gt;
Il ne reviendra pas. Jamais. Il l'a affirm&#233;, r&#233;p&#233;t&#233;. Et je sais que ce que nous venons de faire n'y changera rien. Relation termin&#233;e. J'entends encore les mots prononc&#233;s par lui une demi-heure auparavant : &#171; excuse-moi, oui excuse-moi, Isabelle, mais j'ai l'impression que nous nous sommes tout donn&#233; &#187;.
Moi, je n'avais pas cette impression ! Mais quand il sort de l'ascenseur et pour la derni&#232;re fois se retourne pour me regarder, je lui confirme, avant que les portes ne se referment :&lt;br/&gt;
Tu as raison. Maintenant, c'est certain, nous nous sommes tout donn&#233;. &lt;br/&gt;
Rien ne dure except&#233; la fragilit&#233; des choses.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isabelle Delys&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; photo : Kohei Yoshiyuki&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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