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	<title>Le magazine SecondSexe - La culture du plaisir f&#233;minin</title>
	<link>http://secondse.cluster006.ovh.net/magazine/</link>
	<description>Second Sexe vous propose un magazine &#233;rotique, artistique et culturel d&#233;di&#233; au plaisir f&#233;minin sous toutes ses formes. Vous y trouverez les conseils sexo du Docteur O, les actualit&#233;s les plus br&#251;lantes, des papiers complets sur tous les sujets sexe, des nouvelles orgasmiques &#224; d&#233;guster ou &#224; &#233;crire soi-m&#234;me.</description>
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		<title>&quot;A dress is not a yes&quot;</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/A-dress-is-not-a-yes.html</link>
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		<dc:date>2026-08-14T15:49:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Par quoi passe le consentement, dans la t&#234;te des hommes ? Comme si #MeToo n'avait rien chang&#233;, certains hommes accordent davantage de poids &#224; la tenue des femmes qu'&#224; leurs expressions faciales lorsqu'ils &#233;valuent leur int&#233;r&#234;t sexuel. Une &#233;tude men&#233;e par des chercheurs de l'universit&#233; Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et r&#233;cemment publi&#233;e dans les Archives of Sexual Behavior montre que les hommes ont tendance &#224; mal interpr&#233;ter l'int&#233;r&#234;t ou non d'une femme. Si elle est sexy, ou en tenue peu (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3434-b6439.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par quoi passe le consentement, dans la t&#234;te des hommes ? &lt;br/&gt;
Comme si #MeToo n'avait rien chang&#233;, certains hommes accordent davantage de poids &#224; la tenue des femmes qu'&#224; leurs expressions faciales lorsqu'ils &#233;valuent leur int&#233;r&#234;t sexuel.&lt;br/&gt;
Une &#233;tude men&#233;e par des chercheurs de l'universit&#233; Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et r&#233;cemment publi&#233;e dans les &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-026-03449-7&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Archives of Sexual Behavior&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; montre que les hommes ont tendance &#224; mal interpr&#233;ter l'int&#233;r&#234;t ou non d'une femme. Si elle est sexy, ou en tenue peu couvrante, c'est qu'elle est d&#233;sirante. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans des situations sociales, les individus doivent traduire 2 types d'indices, les g&#233;n&#233;raux (attrait physique, comportement, tenue vestimentaire...) et les sp&#233;cifiques (li&#233;s &#224; un moment particulier, &#224; une personne en particulier). Les hommes qui se concentrent sur l'attrait physique d'une femme, en ignorant ses expressions faciales d&#233;sapprobatrices sont r&#233;pertori&#233;s par les psychologues comme ayant une tendance de &#171; recours excessif aux indices globaux &#187;. Ils privil&#233;gient alors des indices qui correspondent &#224; leurs propres attentes sexuelles, ce qui peut les conduire &#224; supposer qu'une femme est r&#233;ceptive &#224; leur approche alors qu'elle ne l'est pas. La faim, comme l'excitation sexuelle, peut modifier la mani&#232;re dont nous traitons l'information. Les chercheurs s'int&#233;ressent ici &#224; ce que les psychologues appellent les &#8220;&#233;tats visc&#233;raux&#8221; : des &#233;tats corporels intenses susceptibles de modifier nos d&#233;cisions et notre attention. Au moment d'une pulsion physique intense, une partie de l'attention semble se d&#233;placer vers les stimuli susceptibles de procurer une gratification imm&#233;diate. Dans un &#233;tat d'excitation sexuelle, les objectifs internes peuvent ainsi prendre le pas sur certaines informations visuelles envoy&#233;es par l'autre personne.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs auteurs de cette &#233;tude (une pr&#233;c&#233;dente en 2024 portait d&#233;j&#224; sur cette m&#234;me id&#233;e, avec 79 hommes) ont souhait&#233; v&#233;rifier s'il &#233;tait possible de mesurer le comportement des homme vis-&#224;-vis de ces indices globaux et comment les &#233;tats d'excitation sexuelle pouvaient amplifier ce biais. 284 hommes ont particip&#233; &#224; cette nouvelle exp&#233;rience (87 % se sont identifi&#233;s comme exclusivement h&#233;t&#233;rosexuels), en ligne, &#224; partir de photographies de femmes en tenues sobres et en tenues sexy, avec des expressions faciales s&#233;ductrices ou hostiles. Les hommes avaient 2 secondes pour s&#233;lectionner l'image de la femme qui leur semblait la plus susceptible de leur faire des avances.&lt;br/&gt; Dans les essais &#224; faible conflit, les indices visuels correspondaient aux attentes st&#233;r&#233;otyp&#233;es : si une femme minaudait en tenue sexy, et une autre se montrait franchement hostile, dans un v&#234;tement camouflant son corps, les participants n'avaient pas de souci &#224; trouver la bonne r&#233;ponse. &lt;br/&gt;
Lorsque les visuels envoyaient des messages &#224; priori contradictoires, ce que les chercheurs appellent des sc&#233;nario &#224; fort conflit, (Femme A : tenue sage + expression s&#233;ductrice. Femme B : tenue sexy + expression de rejet),&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui fait des avances ? Deux secondes pour r&#233;pondre. C'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que les choses se compliquent.) v&#234;tue de mani&#232;re provocante qui affichait une expression de rejet, le taux d'erreur a augment&#233;. &lt;br/&gt;
Les r&#233;sultats ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement troublants lorsque les participants &#233;taient sexuellement excit&#233;s : ils avaient davantage tendance &#224; choisir la femme en tenue provocante qui les rejetait, sans percevoir que la femme en tenue sobre &#233;tait demandeuse. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs ont &#233;galement mis en &#233;vidence une relation solide entre les performances des participants &#224; la t&#226;che et les traits de personnalit&#233; qu'ils ont eux-m&#234;mes d&#233;clar&#233;s. L'&#233;quipe a identifi&#233; un ensemble de caract&#233;ristiques qu'elle a qualifi&#233; de &quot;facteur de manipulation, d'exploitation et de d&#233;sinhibition sexuelles&#8221;. Les hommes obtenant des scores &#233;lev&#233;s sur ce facteur, ainsi que ceux faisant preuve d'un fort sentiment de droit sexuel, &#233;taient particuli&#232;rement enclins &#224; commettre des erreurs lors des essais &#224; fort conflit lorsqu'ils &#233;taient en &#233;tat d'excitation.&lt;br/&gt;
Ces r&#233;sultats montrent qu'un &#233;tat d'excitation sexuelle peut perturber la capacit&#233; d'une personne &#224; interpr&#233;ter correctement les signaux sociaux directs. Au lieu d'interpr&#233;ter l'expression faciale d'une femme, les hommes en &#233;tat d'excitation pr&#233;sentant des traits de personnalit&#233; manipulateurs ont tendance, par d&#233;faut, &#224; privil&#233;gier les tenues vestimentaires qui correspondent &#224; leurs objectifs sexuels imm&#233;diats. Cet &#233;tat visc&#233;ral d'excitation ne fait en r&#233;alit&#233; qu'amplifier leurs pr&#233;jug&#233;s pr&#233;existants.&lt;br/&gt;
Ils ont conc&#233;d&#233; que leur exp&#233;rience n'&#233;tait pas infaillible : il est possible que la fatigue ou l'impatience aient contribu&#233; &#224; des erreurs. Par ailleurs les participants ont &#233;t&#233; recrut&#233;s sur le web, dans des soci&#233;t&#233;s occidentales, riches et d&#233;mocratiques. La m&#233;thode pourrait ne pas refl&#233;ter le comportement masculin dans son ensemble. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de voir un &#233;clairage exp&#233;rimental aux affaires de harc&#232;lement ou de viols, car longtemps on a fait porter une certaine responsabilit&#233; aux femmes en tenues jug&#233;es trop courtes. &lt;br/&gt;
L'&#233;tude ne permet &#233;videmment pas d'expliquer &#224; elle seule les errements des policiers ou des juges dans ce type d'affaires. Mais elle donne une assise exp&#233;rimentale &#224; quelque chose que les victimes savent depuis longtemps : une tenue peut &#234;tre regard&#233;e, d&#233;sir&#233;e, interpr&#233;t&#233;e. &lt;br/&gt;
Elle ne parle pas &#224; la place de celle qui la porte. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tude : &#8220;&lt;i&gt;A Dress Is (Still) Not a Yes : How Even Simple Key Presses Reveal Sexually Aroused Men's Overreliance on Global Cues in the Context of Sexual Flirting,&lt;/i&gt;&#8221; (Une robe ne signifie (toujours) pas &#171; oui &#187; : comment m&#234;me de simples pressions sur une touche r&#233;v&#232;lent que les hommes sexuellement excit&#233;s s'appuient excessivement sur des indices globaux dans le contexte du flirt sexuel) de Ingo Landwehr, Katrin Landwehr, et Alexander Schmidt.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La taille du p&#233;nis : attraction ou rivalit&#233; ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/La-taille-du-penis-attraction-ou.html</link>
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		<dc:date>2026-04-15T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Par rapport aux autres primates, les organes g&#233;nitaux des hommes sont particuli&#232;rement pro&#233;minents. Alors que les grands singes ont un os p&#233;nien, le p&#233;nis humain n'en poss&#232;de pas et d&#233;pend exclusivement d'un bon afflux sanguin pour &#234;tre suffisamment rigide au moment de l'&#233;rection. Malgr&#233; cela, il est plus long et plus &#233;pais que chez les singes. Les biologistes &#233;volutionnistes ont longtemps pens&#233; avanc&#233; deux th&#232;ses. Une premi&#232;re th&#233;orie avan&#231;ait que la femme choisissait son partenaire en fonction de son (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L110xH150/arton3418-9ec4d.jpg&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par rapport aux autres primates, les organes g&#233;nitaux des hommes sont particuli&#232;rement pro&#233;minents. Alors que les grands singes ont un os p&#233;nien, le p&#233;nis humain n'en poss&#232;de pas et d&#233;pend exclusivement d'un bon afflux sanguin pour &#234;tre suffisamment rigide au moment de l'&#233;rection. Malgr&#233; cela, il est plus long et plus &#233;pais que chez les singes. Les biologistes &#233;volutionnistes ont longtemps pens&#233; avanc&#233; deux th&#232;ses. Une premi&#232;re th&#233;orie avan&#231;ait que la femme choisissait son partenaire en fonction de son apparence, certains traits indiquant une bonne sant&#233; et des qualit&#233;s g&#233;n&#233;tiques, la taille du p&#233;nis &#233;tant l'un de ces traits. Une seconde s'attache &#224; penser que la comp&#233;tition entre hommes va jusqu'&#224; envoyer des signaux visuels en cas de conflits, en affichant une forme de sup&#233;riorit&#233; corporelle qui passerait aussi par la taille d'un sexe plus imposant (pour rappel Homo Sapiens est apparu il y a 400.000 &#224; 500.000 ans, la premi&#232;re utilisation de peaux de b&#234;te en guise de v&#234;tement date d'il y a environ 20.000 ans). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une r&#233;cente &#233;tude publi&#233;e par&lt;a href=&quot;https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003595&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;PLOS Biology&lt;/a&gt; a cherch&#233; &#224; d&#233;partager si l'une des deux th&#233;ories &#233;tait plus probable que l'autre, bien qu'il soit difficile de le confirmer en raison de la covariation naturelle entre les traits. &lt;br/&gt;
Leur solution &#224; consist&#233; &#224; manipuler exp&#233;rimentalement les traits cibles. &#192; l'aide de 343 silhouettes masculines g&#233;n&#233;r&#233;es par ordinateur, dont la taille du p&#233;nis, la taille et la morphologie variaient, les chercheurs ont test&#233; de quelle fa&#231;on ces traits influencent l'attraction per&#231;ue et la capacit&#233; de combat. Plus de 800 participant.e.s ont visionn&#233; des animations de 343 silhouettes masculines en 3D g&#233;n&#233;r&#233;es par ordinateur, dont la morphologie allait d'une silhouette en forme de poire &#224; une silhouette en V, et les tailles du p&#233;nis &#233;taient entre 5 et 13 cm, au repos. Les 800 participant.e.s ont &#233;valu&#233; les silhouettes. &lt;br/&gt;
Sans surprise, les analyses ont r&#233;v&#233;l&#233; une s&#233;lection favorisant les hommes plus grands, avec une silhouette en V et un grand p&#233;nis. Les hommes ont estim&#233; que les silhouettes dot&#233;es d'un grand organe g&#233;nital comme &#233;tant plus comp&#233;titifs sur le plan sexuel et plus mena&#231;ants physiquement. &lt;br/&gt;
Cette &#233;tude serait la premi&#232;re preuve exp&#233;rimentale d&#233;montrant que les hommes &#233;valuent la capacit&#233; de combat de leurs rivaux et leur attractivit&#233; aupr&#232;s des femmes en se basant en partie sur la taille du p&#233;nis de ces derniers (encore faut-il la voir, ce qui n'est plus &#233;vident dans notre monde civilis&#233;). Le choix des femmes, pour des raisons reproductives, est identique aux leurs.&lt;br/&gt;
L'&#233;tude montre que la taille des organes g&#233;nitaux joue un r&#244;le aussi pr&#233;pond&#233;rant dans le contexte de l'&#233;valuation entre hommes que dans celui de l'accouplement. Les temps de r&#233;ponse ont indiqu&#233; que hommes et femmes jugeaient plus rapidement les silhouettes ayant un p&#233;nis plus petit et une stature plus courte, ce qui signifierait que les individus moins attirants ou moins mena&#231;ants peuvent &#234;tre &#233;cart&#233;s cognitivement plus rapidement.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont donc les deux th&#233;ories mentionn&#233;es plus haut qui sont justes : la taille inhabituellement grande du p&#233;nis humain refl&#232;te des pressions combin&#233;es issues de la s&#233;lection intersexuelle et de l'&#233;valuation intrasexuelle. Ce n'est pas une fonction &#233;volutive unique. Au dire de cette &#233;tude, si la pr&#233;f&#233;rence des femmes pour la taille a pu contribuer &#224; l'&#233;volution de ce trait, les r&#233;sultats indiquent &#233;galement que la taille du p&#233;nis peut servir de rep&#232;re visuel secondaire chez les hommes, facilitant l'&#233;vitement de conflits par une perception de la force relative, plut&#244;t qu'en d&#233;terminant directement le succ&#232;s au combat.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour corroborer plus encore cette &#233;tude, il serait bon de la reproduire dans d'autres endroits du monde, comme en Asie, o&#249; les st&#233;r&#233;otypes de genres sont moins forts. Pour rappel, si la statuaire grecque (et romaine) d&#233;fendait effectivement un corps d'homme puissant, en forme de V, le p&#233;nis devait &#234;tre petit pour &#234;tre &#233;l&#233;gant. Selon le professeur Andrew Lear, professeur d'histoire classique &#224; l'Universit&#233; de Harvard, &#171; &lt;i&gt;Pour les Grecs, les petits p&#233;nis en &#233;tat flacide &#233;taient associ&#233;s &#224; la mod&#233;ration, qui &#233;tait une des principales vertus de l'id&#233;al masculin. &lt;/i&gt; &#187;, car la philosophie grecque opposait raison et d&#233;sir. Mais si dans l'Occident actuel c'est le plaisir prime, alors il n'est pas &#233;tonnant que les hommes passent tant de temps &#224; faire du sport et portent des v&#234;tements moulants, quand le paquet en vaut la peine...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence de l'article :&lt;br/&gt;
Upama Aich , Chloe Tan, Rebecca Bathgate, Khandis R. Blake, Robert C. S. Capp, Jacob C. Kuek, Bob B. M. Wong, Brian S. Mautz, Michael D. Jennions (2026). &lt;i&gt;Experimental evidence that penis size, height, and body shape influence assessment of male sexual attractiveness and fighting ability in humans. &lt;/i&gt; (Preuves exp&#233;rimentales que la taille du p&#233;nis, la taille et la morphologie influencent l'&#233;valuation de l'attrait sexuel et de la capacit&#233; de combat chez les hommes). PLOS Biology, 24(1), e3003595, &lt;a href=&quot;https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003595&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;https://journals.plos.org/plosbiolo...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Masturbopause ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Masturbopause.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Les multiples sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause et de la m&#233;nopause qui peuvent affecter - ou non - les femmes, sont de plus en plus d&#233;crits par les m&#233;dias, mais les solutions propos&#233;es portent surtout sur des traitements hormonaux et sont rarement &#224; port&#233;e de doigts. Le num&#233;ro d'avril de M&#233;nopause, un journal scientifique am&#233;ricain d&#233;di&#233; au sujet, vient enfin valider une solution pleine de bon sens : la masturbation.Qui dit masturbation, dit surtout orgasmes (plus faciles &#224; obtenir seules ?) dont les vertus (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L105xH150/arton3417-02c55.png&quot; width='105' height='150' style='height:150px;width:105px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les multiples sympt&#244;mes de la p&#233;rim&#233;nopause et de la m&#233;nopause qui peuvent affecter - ou non - les femmes, sont de plus en plus d&#233;crits par les m&#233;dias, mais les solutions propos&#233;es portent surtout sur des traitements hormonaux et sont rarement &#224; port&#233;e de doigts.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le num&#233;ro d'avril de &lt;a href=&quot;https://journals.lww.com/menopausejournal/pages/currenttoc.aspx&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;M&#233;nopause&lt;/a&gt;, un journal scientifique am&#233;ricain d&#233;di&#233; au sujet, vient enfin valider une solution pleine de bon sens : la masturbation.Qui dit masturbation, dit surtout orgasmes (plus faciles &#224; obtenir seules ?) dont les vertus sont multiples, en particulier pour r&#233;duire le stress, les sautes d'humeur et les probl&#232;mes de sommeil.&lt;br/&gt;
Le &lt;a href=&quot;https://kinseyinstitute.org/about/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Kinsey Institute&lt;/a&gt;, sp&#233;cialiste des questions sexuelles, a conduit une &#233;tude en ligne sur 1.178 Am&#233;ricaines entre 40 et 65 ans, en partenariat avec le fabricant de sex-toys Womanizer.&lt;br/&gt;
Sans surprise, 46% des femmes en p&#233;rim&#233;nopause indiquaient une am&#233;lioration d'un ou plusieurs sympt&#244;mes (lubrification, sommeil, humeur...).&lt;br/&gt;
Le docteur Cynthia Graham, psychologue et scientifique au Kinsey Institute, qui a collabor&#233; &#224; l'&#233;tude a annonc&#233; ce qui est une &#233;vidence pour celles qui se masturbent tout au long de la vie : la masturbation joue un r&#244;le important dans la gestion de ces sympt&#244;mes. Les femmes en p&#233;rim&#233;nopause et m&#233;nopause qui ont particip&#233; &#224; l'&#233;tude ont en effet trouv&#233; que la masturbation leur paraissait plus efficace que les r&#233;gimes di&#233;t&#233;tiques particuliers ou les th&#233;rapies &#224; base d'hormones. Elles ont &#233;galement indiqu&#233; que si elles leur gyn&#233;cologue les avait inform&#233; plus t&#244;t, elles se seraient masturb&#233;es plus souvent : 57% pour les femmes en p&#233;rim&#233;nopause et 40% pour les m&#233;nopaus&#233;es. Les m&#233;decins de l'&#233;tude estiment qu'il faut aussi comprendre dans cet &#233;cart que les femmes m&#233;nopaus&#233;es appartiennent &#224; une g&#233;n&#233;ration moins &#224; l'aise avec la masturbation. L'&#233;tude indique que &#171; &lt;i&gt;Une plus grande exp&#233;rience de la masturbation est susceptible d'accro&#238;tre l'ouverture d'esprit quant &#224; son utilisation comme strat&#233;gie de soulagement des sympt&#244;mes &lt;/i&gt; &#187;, ont-ils &#233;crit. &#171; &lt;i&gt;Il convient &#233;galement de noter que certaines recherches ant&#233;rieures ont montr&#233; que la masturbation augmente pendant la p&#233;rim&#233;nopause et diminue apr&#232;s la m&#233;nopause, ce qui pourrait &#233;galement contribuer &#224; expliquer ces diff&#233;rences&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La difficult&#233; tient au r&#244;le du m&#233;decin (qui &#233;vite souvent d'interroger sur les pratiques de ses patientes pour &#233;viter d'offenser, &#224; ce qu'elles attendent : bien souvent une approche strictement m&#233;dicale de leur appareil g&#233;nital. S'immiscer dans les pratiques intimes des femmes, en particulier si le m&#233;decin est un homme, est souvent mal per&#231;u. Il faudrait pouvoir rappeler, encore et encore, les r&#244;les multiples et bienfaiteurs de l'&lt;a href=&quot;https://secondsexe.com/magazine/-rubrique248-.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ocytocine&lt;/a&gt;, ou hormone de l'amour, &#224; port&#233;e de doigts et de sex-toys...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &lt;i&gt;Nu, &lt;/i&gt; Pablo Picasso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce cher clitoris, un peu moins inconnu...</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Ce-cher-clitoris-un-peu-moins.html</link>
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		<dc:date>2026-03-30T10:28:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Australie</dc:subject>

		<description>30 ans apr&#232;s une &#233;tude montrant en d&#233;tail le r&#233;seau complexe des nerfs du p&#233;nis, on d&#233;couvre enfin celui du clitoris, crucial pour mieux comprendre les orgasmes f&#233;minins, et pas que... C'est l'un des organes les moins &#233;tudi&#233;s du corps humain, pas seulement depuis que l'on sait qu'il n'est pas n&#233;cessaire &#224; la procr&#233;ation, mais aussi parce qu'il est difficile de l'&#233;tudier par dissection macroscopique, &#233;tant enfoui sous plusieurs organes pelviens. A pr&#233;sent, l'urologue australienne Helen O'Connell a utilis&#233; des (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Clitoris,12-+.html" rel="tag"&gt;Clitoris&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Australie-+.html" rel="tag"&gt;Australie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH120/arton3413-6b119.png&quot; width='150' height='120' style='height:120px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;30 ans apr&#232;s une &#233;tude montrant en d&#233;tail le r&#233;seau complexe des nerfs du p&#233;nis, on d&#233;couvre enfin celui du clitoris, crucial pour mieux comprendre les orgasmes f&#233;minins, et pas que... &lt;br/&gt;
C'est l'un des organes les moins &#233;tudi&#233;s du corps humain, pas seulement depuis que l'on sait qu'il n'est pas n&#233;cessaire &#224; la procr&#233;ation, mais aussi parce qu'il est difficile de l'&#233;tudier par dissection macroscopique, &#233;tant enfoui sous plusieurs organes pelviens. &lt;br/&gt;
A pr&#233;sent, l'urologue australienne Helen O'Connell a utilis&#233; des rayons X &#224; haute &#233;nergie (source de rayons X &#224; rayonnement synchrotron) &#224; l'&#233;chelle microm&#233;trique du bassin f&#233;minin, scannant en 3D des bassins f&#233;minins (issus de dons de corps) pour mieux comprendre enfin cet organe. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ses coll&#232;gues du Centre m&#233;dical universitaire d'Amsterdam, aux Pays-Bas, ils ont enfin pu r&#233;v&#233;ler les trajectoires des 5 nerfs complexes qui traversent le clitoris. Certaines branches des nerfs clitoridiens atteignent le mont de V&#233;nus (la protub&#233;rance arrondie situ&#233;e au-dessus de l'os pubien) et d'autres vont vers le capuchon clitoridien, qui recouvre le gland clitoridien, et d'autres enfin atteignent les plis cutan&#233;s de la vulve, les structures labiales. On d&#233;couvre ainsi que l'id&#233;e selon laquelle le gros nerf dorsal du clitoris - le principal nerf sensoriel de ce dernier - s'amenuise progressivement &#224; mesure qu'il s'approche du gland est erron&#233;e : le nerf reste bien pr&#233;sent jusqu'&#224; l'extr&#233;mit&#233;&lt;a href=&quot;https://www.biorxiv.org/content/10.64898/2026.03.18.712572v1&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;. Ces r&#233;sultats&lt;/a&gt; permettent de mieux comprendre le m&#233;canisme f&#233;minin &#224; l'origine de l'excitation et de l'orgasme par stimulation du clitoris. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, cette cartographie des nerfs clitoridiens va permettre d'am&#233;liorer la chirurgie reconstructive pour les centaines de millions de femmes excis&#233;es qui souhaitent reconstruire leur clitoris. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, l'orgasme contribuant &#224; am&#233;liorer sant&#233; et bien-&#234;tre, tout reste &#224; esp&#233;rer... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;
&#169; Illustration : CIRP GmbH. L'impression 3D d'un clitoris, bas&#233; sur la recherche du dr Ju Young Lee. Les nerfs sont en jaune, le rouge et le bleu correspondent au arti&#232;res et aux veines, et en violet et vert, les tissus &#233;rectiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qu'est-ce qu'un &quot;bon&quot; baiser ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Qu-est-ce-qu-un-bon-baiser.html</link>
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		<dc:date>2026-02-25T07:23:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>French-kiss</dc:subject>

		<description>Qu'est-ce qui peut d&#233;finir de la qualit&#233; d'un baiser ? Une nouvelle &#233;tude r&#233;cemment publi&#233;e par l'universit&#233; d'Abertay, en &#201;cosse, d&#233;voile que la technique - si tant est qu'il y en ait - ou le contact physique ne peuvent rivaliser avec les pens&#233;es qui nous assaillent. Ce sont notre imagination, nos fantasmes et m&#234;me nos &#233;tats &#233;motionnels qui conditionnent la fa&#231;on dont nous percevons ces baisers. Les chercheurs, qui se sont appuy&#233;s sur une enqu&#234;te men&#233;e en ligne entre le Royaume-Uni et l'Italie, sont all&#233;s (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L134xH150/arton3412-6eda3.jpg&quot; width='134' height='150' style='height:150px;width:134px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qui peut d&#233;finir de la qualit&#233; d'un baiser ? Une nouvelle &#233;tude r&#233;cemment publi&#233;e par l'universit&#233; d'Abertay, en &#201;cosse, d&#233;voile que la technique - si tant est qu'il y en ait - ou le contact physique ne peuvent rivaliser avec les pens&#233;es qui nous assaillent. Ce sont notre imagination, nos fantasmes et m&#234;me nos &#233;tats &#233;motionnels qui conditionnent la fa&#231;on dont nous percevons ces baisers. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chercheurs, qui se sont appuy&#233;s sur une enqu&#234;te men&#233;e en ligne entre le Royaume-Uni et l'Italie, sont all&#233;s jusqu'&#224; remettre en question l'id&#233;e que le baiser serait l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur de l'attirance sexuelle. Il semblerait qu'une fois encore, notre imagination soit au pouvoir : les participant.e.s dont les r&#234;veries &#233;taient les plus florissantes avaient tendance &#224; juger la qualit&#233; des baisers &#224; travers l'engagement &#233;motionnel, plut&#244;t que sur le ressenti physique. Le psychologue auteur de l'&#233;tude, le docteur Christopher Watkins, affirme que le baiser est &quot;fa&#231;onn&#233; par les pens&#233;es, les fantasmes et le contexte &#233;motionnel que nous lui apportons&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a longtemps dit que le baiser &#233;tait une sorte d'outil, permettant d'&#233;valuer un potentiel partenaire, mais il semble qu'il n'existe pas de preuves pour d&#233;montrer qu'il agit comme un catalyseur pour les rapports sexuels. Par ailleurs, ces pr&#233;c&#233;dentes &#233;tudes n'ont, semble-t-il, pas pris en compte les processus &#233;motionnels des participants, ni le r&#244;le de leur imagination. Or, l'&#233;tude actuelle montre ce que les utilisatrices/teurs de sextos savent depuis longtemps : fantasmer &#224; distance de son partenaire avant de le retrouver est essentiel &#224; l'excitation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un bon baiser, tout comme un bon rapport sexuel, se fantasme avant de se vivre : c'est ce qui fait monter l'excitation ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Proclivity for sexual fantasy accounts for differences in the perceived components of a &#8216;good kiss.' Sexual and Relationship Therapy. Rota, M. V., &amp; Watkins, C. D. (2025). &lt;a href=&quot;https://doi.org/10.1080/14681994.2025.2608188&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;https://doi.org/10.1080/14681994.20...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : Louise Bourgeois&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#233;libataires : l'amour &#224; l'&#232;re de l'algorithme fatigu&#233;</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Celibataires-l-amour-a-l-ere-de-l.html</link>
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		<dc:date>2025-10-28T07:51:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Depuis plus d'un quart de si&#232;cle, les applications de rencontre promettent de r&#233;soudre l'&#233;nigme de l'amour &#224; coups d'algorithmes, de &#8220;matchs&#8221; et de compatibilit&#233;s millim&#233;tr&#233;es. On croyait qu'il suffisait de cocher des cases &#8212; &#8220;non-fumeur&#8221;, &#8220;vegan&#8221;, ou &quot;cin&#233;phile&quot; &#8212; pour conjurer l'incertitude du sentiment. Et pourtant, vingt-cinq ans plus tard, la promesse s'est &#233;puis&#233;e : selon une r&#233;cente &#233;tude Ipsos, 49 % des c&#233;libataires souffrent d&#233;sormais de &#8220;dating fatigue&#8221;, cette lassitude douce-am&#232;re des c&#339;urs trop (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3407-786d9.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'un quart de si&#232;cle, les applications de rencontre promettent de r&#233;soudre l'&#233;nigme de l'amour &#224; coups d'algorithmes, de &#8220;matchs&#8221; et de compatibilit&#233;s millim&#233;tr&#233;es. On croyait qu'il suffisait de cocher des cases &#8212; &#8220;non-fumeur&#8221;, &#8220;vegan&#8221;, ou &quot;cin&#233;phile&quot; &#8212; pour conjurer l'incertitude du sentiment. Et pourtant, vingt-cinq ans plus tard, la promesse s'est &#233;puis&#233;e : selon une r&#233;cente &#233;tude Ipsos, 49 % des c&#233;libataires souffrent d&#233;sormais de &#8220;dating fatigue&#8221;, cette lassitude douce-am&#232;re des c&#339;urs trop connect&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les usagers ont beau scroller entre les profils, affiner leurs crit&#232;res et peaufiner leurs bios, ils sont 92 % &#224; savoir que le d&#233;clic amoureux &#233;chappe &#224; la logique, qu'il surgit d'un d&#233;sordre : une odeur, un regard, une intonation, un geste maladroit. Bref, l'amour et l'attirance sexuelle restent obstin&#233;ment irrationnels &#8212; une catastrophe pour les ing&#233;nieurs de la rencontre parfaite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le c&#233;libat choisi : une revanche sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette fatigue n'est pas qu'un d&#233;senchantement, elle marque aussi un tournant. Pr&#232;s de 40 % des c&#233;libataires fran&#231;ais revendiquent aujourd'hui leur ind&#233;pendance et r&#234;vent d'une relation &#8220;sans les contraintes&#8221;. Les femmes, en particulier, ne veulent plus porter seules la charge domestique &#8212; et on les comprend : le mythe du &#8220;couple refuge&#8221; s'est souvent transform&#233; en corv&#233;e &#224; deux vitesses. Comme l'a analys&#233; la sociologue Eva Illouz, la modernit&#233; amoureuse s'est construite sur un paradoxe : &#8220;Les femmes ont gagn&#233; leur libert&#233; &#233;conomique, mais l'amour reste un lieu d'in&#233;galit&#233;s symboliques et pratiques.&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; l'&#233;mergence du &#8220;c&#233;li-couple&#8221; : &#234;tre ensemble, oui, mais chacun chez soi. Une id&#233;e que 35 % des c&#233;libataires adoptent volontiers &#8212; un compromis &#233;l&#233;gant entre le besoin de lien et la peur de l'emprise. &#192; c&#244;t&#233; de cela, d'autres explorent des territoires plus flexibles : 19 % s'int&#233;ressent aux &#8220;sex-friends&#8221;, et 7 % au polyamour, preuve qu'au XXIe si&#232;cle, la monogamie obligatoire a cess&#233; d'&#234;tre un horizon ind&#233;passable. Comme le disait d&#233;j&#224; le sociologue Anthony Giddens, la relation moderne repose sur le &#8220;pur rapport&#8221; : une union fond&#233;e sur la communication et le plaisir r&#233;ciproque, non sur la tradition ou la n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'amour, version b&#234;ta : les IA au c&#339;ur tendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, outre-Atlantique, un ph&#233;nom&#232;ne fascinant se dessine. Le Global Loneliness and AI Romance Report 2025 r&#233;v&#232;le que 50 % des jeunes Am&#233;ricains envisageraient une relation amoureuse avec une intelligence artificielle. Le film &lt;i&gt;Her &lt;/i&gt; (Spike Jonze, 2013) n'&#233;tait donc pas une fable, mais une proph&#233;tie : des &#234;tres humains s'&#233;prennent d'une voix d&#233;sincarn&#233;e, d'un programme qui les comprend &#8220;mieux que personne&#8221;. &lt;br/&gt;
Le philosophe et sociologue Jean Baudrillard aurait souri : nous sommes pass&#233;s du simulacre de s&#233;duction &#224; la s&#233;duction du simulacre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais voil&#224; le hic : une IA peut imiter la conversation, simuler le d&#233;sir, g&#233;n&#233;rer la tendresse sur demande &#8212; elle ne pourra jamais &#234;tre impr&#233;visible. M&#234;me dot&#233;e d'un module al&#233;atoire sophistiqu&#233;, son impr&#233;visibilit&#233; restera factice, car elle ob&#233;ira toujours &#224; une logique, &#224; un code, &#224; une intention pr&#233;visible. Or, ce qui nous attire chez l'autre, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qu'il nous &#233;chappe.
Le d&#233;sir na&#238;t du manque, de l'incertitude, de la dissonance. Une IA ne nous confronte pas &#224; notre propre alt&#233;rit&#233;, elle nous refl&#232;te. Et comme le rappelle la psychanalyste Marie Balmary : &#8220;Aimer, c'est &#234;tre d&#233;centr&#233; de soi.&#8221; Rien de plus contraire &#224; l'amour que de ne jamais &#234;tre surpris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;loge de l'impr&#233;visible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la fatigue du dating et la tentation technologique nous disent quelque chose, c'est peut-&#234;tre ceci : nous cherchons &#224; neutraliser le risque amoureux. Nous voulons la connexion sans la confusion, la tendresse sans le trouble, la rencontre sans la perte de contr&#244;le. Mais &#224; force de vouloir ma&#238;triser l'impr&#233;visible, nous ass&#233;chons la seule source de plaisir v&#233;ritable : celle de ne pas savoir. &lt;br/&gt;
L'amour, c'est plut&#244;t l'exp&#233;rience d'un chaos ordonn&#233;, d'un d&#233;sordre qui fait sens. Rien n'est plus satisfaisant que ce qui nous &#233;chappe, ce qui d&#233;borde les pr&#233;visions, les profils et les &#8220;matchs&#8221;. L'impr&#233;visible n'est pas une menace : c'est le sens m&#234;me de la vie et de tout ce qui, un jour, pourrait encore nous bouleverser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Illustration : &#169; film &quot;Her&quot;, de Spike Jonze, 2013.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les nouveaux comportements sexuels fran&#231;ais</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Les-nouveaux-comportements-sexuels.html</link>
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		<dc:date>2025-03-04T08:19:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Des changements sont en cours dans la sexualit&#233; des Fran&#231;ais, c'est ce que semble r&#233;v&#233;ler une nouvelle enqu&#234;te men&#233;e par l'Inserm et l'ANRS aupr&#232;s de 30 000 Fran&#231;aises et Fran&#231;ais. On baise plus tard : l'&#226;ge m&#233;dian du premier rapport est en recul : il est &#224; pr&#233;sent de 18,2 ans chez les femmes et de 17,7 pour les hommes, alors que la moyenne &#233;tait autour de 17,3 au d&#233;but des ann&#233;es 2000. La responsable de l'&#233;tude, Armelle Andro, pr&#233;cise que la pand&#233;mie a sans doute un impact profond sur ces r&#233;sultats, mais (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH103/arton3399-bfaf0.png&quot; width='150' height='103' style='height:103px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des changements sont en cours dans la sexualit&#233; des Fran&#231;ais, c'est ce que semble r&#233;v&#233;ler une nouvelle enqu&#234;te men&#233;e par l'Inserm et l'ANRS aupr&#232;s de 30 000 Fran&#231;aises et Fran&#231;ais.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On baise plus tard : l'&#226;ge m&#233;dian du premier rapport est en recul : il est &#224; pr&#233;sent de 18,2 ans chez les femmes et de 17,7 pour les hommes, alors que la moyenne &#233;tait autour de 17,3 au d&#233;but des ann&#233;es 2000. &lt;br/&gt;
La responsable de l'&#233;tude, Armelle Andro, pr&#233;cise que la pand&#233;mie a sans doute un impact profond sur ces r&#233;sultats, mais elle pr&#233;cise aussi que les jeunes sont de plus en plus d&#233;pressifs et que cela aussi &#224; un impact sur les rapports sexuels. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les jeunes femmes sont de plus en plus attir&#233;es par l'homosexualit&#233; (37,6 % des 18-29 ans) : les chiffres d&#233;passeraient &#224; pr&#233;sent ceux de l'homosexualit&#233; masculine (ce qui n'est pas tout &#224; fait tangible pour l'instant) et la p&#233;n&#233;tration vaginale bat de l'aile... &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Fran&#231;aises et Fran&#231;ais entre 18 et 69 ans sont moins actifs sexuellement qu'il y a une vingtaine d'ann&#233;es : 77,2 % des femmes et 81,6 % des hommes ont d&#233;clar&#233; avoir eu des rapports sexuels en 2023 (ann&#233;e de l'enqu&#234;te), contre plus de 80 % et pr&#232;s de 90 % pr&#233;c&#233;demment. Cela n'emp&#234;che pas 45,3 % des femmes et 39 % des hommes de se d&#233;clarer satisfaits de leur vie sexuelle. Chez les seniors, c'est tout le contraire, ce sont les seuls &#224; avoir plus de rapports sexuels qu'avant : 56,6 % des femmes et 73,8 % des hommes de 50 &#224; 89 ans sont actifs, alors que les chiffres &#233;taient plus faibles lors de la pr&#233;c&#233;dente &#233;tude (50 % et 60 %).&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On baise moins, mais les pratiques s'&#233;largissent : la sodomie gagne du terrain, tout comme le sexe oral et les joies de la masturbation.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On baise moins, mais avec plus de partenaires : 7,9 pour les femmes, 16,4 pour les hommes, versus 1,8 pour les femmes dans les ann&#233;es 70, et 11,5 pour les hommes (&#224; noter que les femmes se vantent moins afin de pr&#233;server leur image, tandis que les hommes se vantent plus, ce qui influe sur le d&#233;calage entre l'un et l'autre sexe).&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On prend plus de risques : la pr&#233;vention diminue. Seul.e.s 49,4 % des femmes et 52,6 % des hommes utilisent des pr&#233;servatifs lors d'un premier rapport avec un nouveau partenaire. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les violences sexuelles sont de plus en plus manifestes : en 2023, 29,8 % des femmes et 8,7 % des hommes entre 18-69 ans ont dit avoir subi un rapport malgr&#233; eux, contre r15,9 % et 4,6 % en 2006. La lib&#233;ration de la la parole peut &#234;tre une raison, tout comme une perception diff&#233;rente de ce que peut &#234;tre une agression. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &quot;Half-nude declining to the right&quot;, dessin de Gustav Klimt.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Botox ou orgasme ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Botox-ou-orgasme.html</link>
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		<dc:date>2025-01-09T10:40:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Ne pas vieillir, effacer toute pli qui serait l'empreinte du temps se r&#233;sout d'une fa&#231;on simple dans la plupart des cas : courir chez le dermato pour se faire faire d'ing&#233;nieuses injections de Botox qui figent l'apparence dans une jeunesse semi-&#233;ternelle, &#224; condition de recommencer r&#233;guli&#232;rement. Oui, mais voil&#224; que ces injections ont aussi pour effet d'affaiblir des muscles faciaux cibl&#233;s, dont les impacts sont multiples et peut-&#234;tre m&#234;me &#233;tonnants. On sait depuis un moment d&#233;j&#224; que r&#233;duire les rides (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH73/arton3397-5b11e.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ne pas vieillir, effacer toute pli qui serait l'empreinte du temps se r&#233;sout d'une fa&#231;on simple dans la plupart des cas : courir chez le dermato pour se faire faire d'ing&#233;nieuses injections de Botox qui figent l'apparence dans une jeunesse semi-&#233;ternelle, &#224; condition de recommencer r&#233;guli&#232;rement. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, mais voil&#224; que ces injections ont aussi pour effet d'affaiblir des muscles faciaux cibl&#233;s, dont les impacts sont multiples et peut-&#234;tre m&#234;me &#233;tonnants. On sait depuis un moment d&#233;j&#224; que r&#233;duire les rides dites &quot;du lion&quot; r&#233;duisent la capacit&#233; &#224; froncer les sourcils, et que cette incapacit&#233; impacte l'humeur. C'est ce qui s'appelle la &quot;r&#233;troaction faciale&quot;, hypoth&#232;se sugg&#233;rant que l'expression faciale renforce le sentiment interne de cette expression. Le test est facile : en se for&#231;ant &#224; froncer les sourcils, on fera naitre des pens&#233;es n&#233;gatives, &#224; l'inverse, en se for&#231;ant &#224; sourire, on am&#233;liore instantan&#233;ment son humeur. Bref, tout &#231;a avait l'air tr&#232;s bien (ou presque), jusqu'&#224; l'arriv&#233;e d'une r&#233;cente &#233;tude sur l'impact des injections de Botox sur la vie sexuelle. &lt;br/&gt;
Quoi ? &lt;br/&gt;
Si.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui a dit que le visage restait de marbre pendant les rapports sexuels ? Or, si le visage est trop fig&#233;, que devient l'orgasme ? &lt;br/&gt;
Il semblerait qu'il s'atrophie, or, ce dysfonctionnement orgasmique toucherait entre 16 et 25 % des femmes. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En leur temps, les sexologues Master et Johnson avaient &#233;tudi&#233; 10.000 interactions sexuelles et les expressions faciales qui les accompagnaient, en constatant un sch&#233;ma r&#233;current : pendant l'excitation sexuelle qui pr&#233;c&#232;de l'orgasme, les gens froncent les sourcils, dans des objectifs &#233;volutifs, dont la signalisation au partenaire du degr&#233; d'excitation, elle-m&#234;me soutenue et am&#233;lior&#233;e par ce froncement. &lt;br/&gt;
Michael B Lewis, chercheur &#224; l'Universit&#233; de Cardiff, en Angleterre, &#224; r&#233;cemment publi&#233; une &#233;tude restreinte &#224; un petit nombre de femmes, intitul&#233;e &quot; &lt;a href=&quot;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30283017/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les interactions entre les traitements faciaux &#224; base de toxine botulique et les &#233;motions incarn&#233;es&lt;/a&gt; &quot;. 24 femmes trait&#233;es au Botox et 12 non trait&#233;es ont r&#233;pondu &#224; un questionnaire portant sur le d&#233;sir, l'excitation, la lubrification, l'orgasme, la satisfaction et la douleur. &lt;br/&gt;
Les participantes trait&#233;es au Botox ont signal&#233; une r&#233;duction de leur fonction sexuelle par rapport &#224; celles sans traitement, en particulier concernant l'orgasme. Cela pourrait confirmer l'id&#233;e que les expressions faciales font partie int&#233;grante du co&#239;t, servant de signal aux partenaires et de m&#233;canisme d'auto-renforcement du plaisir. L'&#233;tude porte sur peu de cas et n'inclue aucun homme, ce qui limite sa port&#233;e. &lt;br/&gt;
Mais rien n'emp&#234;che de raisonner par sophisme :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Master &amp; Johnson ont montr&#233; l'importance des expressions faciales dans le rapport sexuel,&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; On sait que le Botox entraine une r&#233;troaction faciale,&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Donc, si les expressions faciales sont emp&#234;ch&#233;es pendant l'acte sexuel, il y a une certaine logique &#224; conclure que la jouissance s'en trouve, de fait, affaiblie. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rester jeune (en apparence) ou jouir, il faut choisir...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Plus c'est fort, plus c'est louche...</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Plus-c-est-fort-plus-c-est-louche.html</link>
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		<dc:date>2024-10-17T08:23:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Il y a quelques ann&#233;es, une &#233;tude &#233;tait publi&#233;e dans les &quot;Archives of Sexual Behavior&quot; (archives du comportement sexuel), sur le comportement des femmes h&#233;t&#233;ros qui encourageraient les hommes pendant l'acte sexuel en &#233;mettant des sons de satisfaction. Selon cette &#233;tude, il semble que la r&#233;alit&#233; soit un peu plus complexe. Ces performances vocales extatiques de femmes seraient l'&#233;quivalant des compliments que les hommes peuvent faire aux femmes sur leur beaut&#233; ou leurs charmes : le &quot;oui, oui, oui, tu es (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH85/arton3393-b97d4.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, une &#233;tude &#233;tait publi&#233;e dans les &quot;Archives of Sexual Behavior&quot; (archives du comportement sexuel), sur le comportement des femmes h&#233;t&#233;ros qui encourageraient les hommes pendant l'acte sexuel en &#233;mettant des sons de satisfaction. Selon cette &#233;tude, il semble que la r&#233;alit&#233; soit un peu plus complexe. Ces performances vocales extatiques de femmes seraient l'&#233;quivalant des compliments que les hommes peuvent faire aux femmes sur leur beaut&#233; ou leurs charmes : le &quot;oui, oui, oui, tu es belle&quot;, des hommes devient le &quot;oui, oui, oui, tu es fort&quot; dans la bouche des femmes.&lt;br/&gt;
Et pourquoi donc ?&lt;br/&gt;
L'enqu&#234;te avait &#233;t&#233; men&#233;e par deux Am&#233;ricain.e.s, Gayle Brewer et Colin Hendrie, aupr&#232;s de 71 femmes, &#226;g&#233;es de 18 &#224; 48 ans, portait justement sur le pouquoi et le comment de ces vocalises, de ces expressions d'extase, avec ou sans orgasme.&lt;br/&gt;
Brewer et Hendrie parlent de &#171; la manipulation f&#233;minine sur le comportement masculin &#187;, dans le sens o&#249; plus les cris sont forts, plus ils indiqueraient une envie pressante de mettre fin &#224; un rapport insatisfaisant (ou alors parce que les femmes seraient press&#233;es d'aller faire autre chose, mais si les priorit&#233;s sont autres, c'est que la satisfaction est faible, ce qui reviendrait un peu au m&#234;me...). Ces cris tactiques encouragent les hommes &#224; jouir plus rapidement, car pour &#171; Pour les femmes, il est important que l'homme se sente en s&#233;curit&#233;, et les r&#233;actions bruyantes renforcent sa confiance en lui &#187;, expliquait Mme Brewer.&lt;br/&gt;
En revanche, lorsqu'elles sont tr&#232;s excit&#233;es et que l'orgasme est r&#233;el, il est nettement moins bruyant, voir m&#234;me silencieux. &lt;br/&gt;
Un tel ph&#233;nom&#232;ne n'est pas &#233;tranger &#224; Charlene Muehlenhard, professeur de psychologie &#224; l'universit&#233; du Kansas, aux Etats-Unis. Dans l'&#233;tude &#171; False orgasms of men and women &#187; (faux orgasmes d'hommes et de femmes), publi&#233;e dans la revue &#171; Journal of Sex Research &#187; (journal de recherche sexuelle), elle affirme que les hommes et les femmes suivent les r&#244;les d'un sc&#233;nario largement st&#233;r&#233;otyp&#233; pendant l'acte sexuel : &#171; L'homme doit conduire la femme &#224; l'orgasme, car cela montre la qualit&#233; de son travail &#187;. Comme l'&#233;jaculation de la femme est rare (peu sont femmes fontaines), les hommes se fient &#224; d'autres signes pour savoir s'ils ont pu faire jouir leurs partenaires, et elles le savent.&lt;br/&gt;
Bref, nous avons beau &#234;tre sur terre depuis plus de 300.000 ans et avoir l'aide de Freud et d'arm&#233;es de sexologues depuis une centaine d'ann&#233;es, nous en sommes encore &#224; nous mentir les uns les autres, incapables de communiquer sur nos d&#233;sirs les plus vitaux... &lt;br/&gt;
Mais un point manque peut-&#234;tre dans cette &#233;tude : les cris n'aident-ils pas aussi la femme &#224; jouir ? A rester concentr&#233;e sur son plaisir, &#224; augmenter sa propre jouissance, alors que son cerveau a souvent tendance &#224; se laisser distraire par un multi-tasking sans fin ? Et quid des vocalises dans le rapport homosexuel ? Le faire semblant est-il le m&#234;me ?&lt;br/&gt;
Chaque femme a la r&#233;ponse en elle. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : photo tir&#233;e du film &quot;Quand Harry rencontre Sally&quot;, de Rob Reiner, sorti en 1989, avec Meg Ryan et Billy Crystal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Entre estime de soi et bien-&#234;tre sexuel</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Entre-estime-de-soi-et-bien-etre.html</link>
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		<dc:date>2024-09-27T06:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Ciel ! Est-ce parce qu'on se sent bien dans sa peau que l'on a une sexualit&#233; &#233;panouie, ou est-ce parce qu'on a une sexualit&#233; &#233;panouie qu'on est bien dans sa peau ? Les deux mon g&#233;n&#233;ral, dixit une r&#233;cente &#233;tude men&#233;e par les universit&#233;s de Zurich et d'Utrecht. Elles affirment en effet qu'il existe une corr&#233;lation dynamique entre l'estime de soi et la satisfaction sexuelle. L'&#233;tude, bas&#233;e sur un &#233;chantillon de plus de 11.000 adultes allemands, men&#233;e par les chercheur.e.s Elisa Weber et Wiebke Bleidorn, du (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Etudes-.html" rel="directory"&gt;&#201;tudes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L129xH150/arton3392-dd9fc.jpg&quot; width='129' height='150' style='height:150px;width:129px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ciel ! Est-ce parce qu'on se sent bien dans sa peau que l'on a une sexualit&#233; &#233;panouie, ou est-ce parce qu'on a une sexualit&#233; &#233;panouie qu'on est bien dans sa peau ? Les deux mon g&#233;n&#233;ral, dixit une r&#233;cente &#233;tude men&#233;e par les universit&#233;s de Zurich et d'Utrecht. Elles affirment en effet qu'il existe une corr&#233;lation dynamique entre l'estime de soi et la satisfaction sexuelle. &lt;br/&gt;
L'&#233;tude, bas&#233;e sur un &#233;chantillon de plus de 11.000 adultes allemands, men&#233;e par les chercheur.e.s Elisa Weber et Wiebke Bleidorn, du d&#233;partement de psychologie des universit&#233;s pr&#233;cit&#233;es, a permis d'analyser des donn&#233;es sur 12 ans et de conclure que : &#171; Les personnes ayant une meilleure estime d'elles-m&#234;mes tendent non seulement &#224; &#234;tre sexuellement actives plus souvent, mais aussi &#224; &#234;tre plus satisfaites de leurs exp&#233;riences sexuelles &#187;. &lt;br/&gt;
Des corr&#233;lations significatives ont &#233;galement &#233;t&#233; observ&#233;es dans le temps : les changements dans la satisfaction sexuelle ont entra&#238;n&#233; des changements dans l'estime de soi, et vice versa. Cela d&#233;montre donc que l'estime de soi et la satisfaction sexuelle s'influencent mutuellement.&lt;br/&gt;
Cette conclusion va dans le sens de r&#233;centes th&#233;ories qui consid&#232;rent l'estime de soi comme une sorte de barom&#232;tre social, lequel indique dans quelle mesure des personnes se sentent accept&#233;es et valoris&#233;es dans leurs relations avec les autres.&lt;br/&gt;
Alors que les exp&#233;riences n&#233;gatives sont interpr&#233;t&#233;es comme une sorte de signal d'alarme de rejet social et se traduisent par une baisse de l'estime de soi &#224; long terme, les exp&#233;riences positives dans les relations sociales et intimes augmentent l'estime de soi. Par ailleurs, les personnes ayant une haute estime d'elles-m&#234;mes sont plus &#224; m&#234;me de communiquer leurs d&#233;sirs et leurs pr&#233;f&#233;rences &#224; leurs partenaires, ce qui permet en retour plus de satisfaction sexuelle &#224; court et long terme.&lt;br/&gt;
L'&#226;ge et le sexe ont aussi leur importance : les personnes &#226;g&#233;es et les femmes ont tendance &#224; montrer un lien plus fort entre l'estime de soi et le bien-&#234;tre sexuel que les jeunes et les hommes. Dans les deux cas, le statut relationnel ne semble pas jouer de r&#244;le, le lien entre l'estime de soi et le bien-&#234;tre sexuel &#233;tant aussi fort chez les c&#233;libataires que chez les personnes en couple.&lt;br/&gt;
Wiebke Bleidorn ajoute : &#171; Nos r&#233;sultats sugg&#232;rent que l'estime de soi joue un r&#244;le important dans notre exp&#233;rience sexuelle, en particulier en ce qui concerne le bien-&#234;tre sexuel. En m&#234;me temps, des changements dans le bien-&#234;tre sexuel peuvent &#233;galement entra&#238;ner des changements dans l'estime de soi. Les r&#233;sultats de cette &#233;tude aident &#224; comprendre l'interaction complexe entre l'estime de soi et l'exp&#233;rience sexuelle et donnent un &#233;lan important &#224; la recherche future dans ce domaine &#187;.&lt;br/&gt;
Bref, c'est un cercle vertueux. Heureusement, l'app&#233;tit vient en mangeant... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Weber, E., Hopwood, C. J., Denissen, J. J. A., &amp; Bleidorn, W. (2024), &quot;Self-Esteem and Sexual Experiences. Personality and Social Psychology Bulletin&quot;, 18 Septembre 2024. DOI : 10.1177/01461672241257355&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; illustration : bas relief de Pomp&#233;i, 1er si&#232;cle apr&#232;s J-C.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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