Discrimination positive, au nom de la parité bien sûr !

Le 03/11/2009


Au vu des inégalités que subissent les femmes réalisatrices, le ministère de la culture espagnole a décidé de prendre les choses en mains. En invoquant la loi sur l’égalité (votée en 2006, mieux vaut tard que jamais), le nouveau directeur de l’Institut de la cinématographie et des arts audiovisuels Ignasi Guardans, veut proposer une aide particulière aux "films de femmes". Une discrimination positive qui pose problème.
A conditions égales, si le projet présenté est réalisé par une femme ou si le scénario est signé par une femme, il passera devant celui qui est présenté par un homme.
Décret régénérateur ou faveur sexiste, la question fait débat dans la sphère féminine du cinéma espagnol. Certes, force est de constater que les films réalisés par des femmes n’envahissent pas la toile hispanique.
Il s’agirait donc de rétablir une certaine justice, mais à quel prix ? Même s’il est question d’attribuer des subventions à quelques projets et non d’appliquer cette décision à tous les films ou scénarios écrits par des femmes, cette disposition risque malgré tout de discréditer les concernées.
A l’heure où la parité homme/femme se cherche encore, il est à se demander quels moyens peuvent être mis en œuvre et lesquels sont acceptables ou non. En l’occurrence, cette initiative espagnole a le mérite de vouloir changer la donne. Si certains trouvent que combattre le mal par le mal n’est pas une solution, d’autres nous rappellent que sans les quotas, les choses ne bougent pas...